XXII. XORBERT-ISRAEE DUMOXT. — Xé, le
8 juin 1852, de Edouard Dumont et de Clémentine Bélanger. Ordonné le ler mai 1882 à Chatham ; cours d'études à Sainte-Anne et à St-Sulpice de ^Montréal ; curé de Sainte-Anne dans le diocèse de Chatham ; 1891, curé de Saint-François de ]\Iadawaska dans le même diocèse.
XXIII. Ferxaxd Dupuis. — Xé, le 20 juin 185S, de Jean-Baptiste Couillard-Dupuis et de Justine Letellier de Saint-Just. Il fait son cours de théologie au Collège Romain et est
ordonné à Rome le 2 juin 1882 ; 1883, professeur de théologie au Collège de Lévis ; 1893, vicaire à la Basilique de X.-D. de Québec ; i8g6, curé de Berthier.
XXIV. X.-Luc Castonguay. — Xé, le 20 octobre 1865, ^^ Jean Castonguay et de Justine Leclerc-Francœur. Ordonné, le 10 juillet 1885, à Sherbrooke. Curé de East Bolton dans le diocèse de Sherbrooke.
XXV. Georges Miville. — Xé, le 29 mai 1864, de Georges Miville et d'Héloïse Pelletier. Ordonné à Québec, le 15 mai 1887 ; professeur au Collège de Sainte-Anne ; 1890, vicaire à Sainte-Marie de la Beauce ; 1891, vica.ire à Xotre-Dame de Lévis ; 1892, chapelain de l'Hôpital de Fraserville ; 1893, au séminaire de Saint-Sulpice de Montréal et chapelain de l'Hospice Saint-Joseph de Montréal ; 1894, professeur au Collège de Sainte-Anne, directeur des ecclésiastiques, préfet des études.
XXVI. Louis-Magloire Picard-Destrois- MAISONS. — Né, le 26 juin 1865, de Magloire Picard - Destroismaisons et de Marie - Thècle Plourde. Ordonné à Québec le 31 mai 1890. Professeur de sciences au Collège de Sainte- Anne.
XXVII. L.-A.-N. Caron.— Né, le 5 mai 1866, de Michel Caron et de Célina Caron. Ordonné le 30 août 1891. Curé de Hatley, dans le diocèse de Sherbrooke.
XXVIII. David Chénard.— Né, le 3 février 1868, de Michel Chénard et de Adélaïde Leclerc. Ordonné à Québec le 18 septembre 1892. Professeur de musique à Chicoutimi ; 1894, vicaire à Saint-Ferdinand ; 1895, vicaire à Saint-Casimir.
XXIX. Louis-Joseph Pelletier. — Né, le 27 mars 1869, de Guillaume Pelletier et de
Virginie Miville. Ordonné le 22 septembre 1895 à Sherbrooke. Vicaire à Richmond.
XXX. Charles-François Dupont. — Xé, le 17 juillet 1870, de Marcel Dupont et de Bibiane Ouellet. Ordonné le 22 juin 1897 ; vicaire à Saint-Ephrem de Tring.
Je crois que peu de paroisses de la campagne— si on excepte Sainte-Anne de la Pocatière et la Rivière-Ouelle — peuvent se glorifier d'avoir fourni un si grand nombre de prêtres à l'Eglise. Il est assez curieux de noter qu'ils semblent avoir voulu représenter Saint-Roch dans presque tous les diocèses du Canada, et quelques-uns mêmes sont allés plus loin. C'est ainsi qu'on en trouve employés au saint-ministère aux Iles-de-la-AIadeleine, à Terreneuve, dans l'Isle du Prince-Edouard, à Cliicoutimi, Sherbrooke, Ottawa, Xicolet, Chatham, Covington dans les Etats-Unis, et jusque dans les missions lointaines du Manitoba et de l'Orégon.
Dans cette liste, je ne trouve que de dignes ecclésiastiques, de bons prêtres qui sont l'honneur de leur paroisse et de leur famille.
Plusieurs ont été ou sont des hommes distingués par leur science et par les postes importants qu'ils ont occupés. C'est ainsi que l'on peut signaler deux vicaires-généraux, comme I\IM. Alexis Bélanger et Jean-Baptiste Pelletier ; un supérieur de collège et un prédicateur estimé, comme M. André Pelletier ; des colonisateurs, comme MM. Narcisse Pelletier et Joseph-Benoît Soulard ; des architectes et constructeurs d'églises, comme l'abbé Alphonse Pelletier ; un docteur en théologie et un élégant écrivain, comme l'abbé Fernand Dupuis ; un professeur de sciences et un habile mécanicien, comme l'abbé Ls-Magloire Picard- Destroismaisons ; un savant professeur de belles-lettres et un préfet des Etudes, comme l'abbé Georges IMiville ; un musicien et un professeur d'aç-nculture et conférencier ag-ricole de
marque, comme l'abbé Louis Tremblay ; des missionnaires, comme les ]\OI. Alexis Bélanger et Thomas Soulard ; un organisateur hors ligne comme l'abbé Joseph Lizotte, le dévoué et déjà célèbre curé de la ville de Roberval. Et je ne dis rien de M. Grégoire Tremblay, musicien comme son neveu, et surtout habile et bien-aimé directeur de la jeunesse au Collège de Sainte-Anne, puis ensuite si avantageusement connu comme curé de l'importante paroisse de Beauport. Je passe sous silence les autres messieurs qui figurent dans la liste que j'ai publiée plus haut ; tous ont rempli ou remplissent encore avec talent, zèle et dévouement les différentes missions qui leur ont été confiées.
Puisse la lecture de ces quelques notes inspirer aux bonnes familles de Saint-Roch-des- Aulnaies et de Sainte-Louise — la fille de Saint-
Roch — le désir de continuer ces excellentes traditions, et la résolution de diriger vers le Collège de Sainte-iVnne ceux de leurs enfants qui semblent appelés par leurs talents et leurs vertus à la sublime vocation de sacerdoce.
QUELQUKS STATISTIQUES
La population de Saint-Roch-des-Aulnaies est aujourd'hui de 1340 âmes, dont 940 communiants.
Toutes les familles sont canadiennes-françaises.
En 1897, il y a eu 59 baptêmes, 10 mariages et 27 sépultures.
Pas une seule naissance illégitime.
134 garçons et 127 filles ont fréquenté les 9 écoles de la paroisse.
Il y a une bibliothèque paroissiale de 250 volumes.
Pas d'auberge où l'on vend de la boisson.
Quant à la piété des paroissiens, elle est au moins égale à celle des habitants des meilleures paroisses du diocèse de Québec. Pour le prouver, il suffit de dire qu'à ma connaissance personnelle, il y eut une fois aux Quarante heures plus de communions données qu'il n'v avait de communiants, plusieurs ayant communié deux fois. Dans le cours de l'année dernière, l'on a distribué 4000 hosties à 935 communiants.
Il y a dans la paroisse : un médecin, le docteur F.-X. Gosselin ; un notaire, ^I. Pierre- Thémistocle Dupont ; un arpenteur, ]\I. N.lyudger Deschènes, et un pépiniériste de haute valeur, M. Auguste Dupuis.
Quant aux hommes d'affaires et culti\-ateurs intelligents, on comprendra que je ne puis en donner la liste, elle serait par trop longue.