Chapitre, et Resche, chanoines qui sont toujours demeurés dans la
ville jusqu'à ce jour ; une assemblée au sujet de la vacance du
Siége arrivée le huit de juin dexnier pa, la mort d'Illustrisime et Révérendissime Henry Marie Du Breil de Pont-Briand, décédé le
dit jour à Montréal, les susdits chanoines assemblés dans la cinmbre que les Religieuses Ursulines de Québec ont eu la bonté de céder par la permission du Grand Vicaire, lors existant dans l’intérieur de leur maison, et qui étoit cy-devant le Noviciat, à MM. Resche, chanoine, et Rècaer, curé, pour y faire leur demeure. M. Briand, ci-devant grand vicaire de feu Monseigneur l'Evèque, a représenté qu'il avaitreçu du feu Seigneur Evèque, une prorogation de ses pouvoirs par une lettre en date du 30 avril dernier, par laquelle le dit feu Seigneur Evêque, en conséquence d'un bref de Su Sainteté donnant pouvoir aux Evèques de Québec de nommer les grands vicaires, pour exercer même après leur mort, prévoiant les difficultés qu'auroient les chanoines de se rassembler pour pourvoir à le nomination des grands vicaires et autres officiers nécessaires à l'administration du diocèse, ainsi qu'il leur appartient de droit, établissait de nouveau le dit Sr. Briand et le Sieur Montgolfier, Supérieur du Séminaire de Montréal, déjà ses grands vicaires égallement grands vicaires pour exercer les pouvoirs conformément au dit bref de Sa Sainteté et ce jusqu'au temps où le Chapitre et ses membres dispersés pourroient se réunir; le dit Sieur Briand continuant ses représentations a adjouté qu'il lui étoit parvenu, par voie confuse qu'on doutoit dans les parties supérieus res de la colonie de la validité des susdites nominations de Grands Vicaires faites par le dit Seigneur Evêque et qu’il croioit nécessaire qu'on remédiât au plutôt et autant qu'il seroit possible aux inconvénients qui pourroient naître de cette incertitude, que le seul moien présent étoit de profiter de l’occasion que la providence sembloit avoir ménagée à dessein aux quatre chanoines résidents dans la partie de Québec, de so réunir pour ce jour-cy seulement, pour procéder selon la forme à l'élection de grands vicaires, adjoutant que la plus grande partie du chapitre qui soit en Canada, se trouvant à Québec, et dans l'église désignée dès le mois d'octobre dernier, par le Grand Vicaire de feu Monseigneur l'Evèque, pour y célébrer les offices canonicaux et de paroisse, choix confirmé et approuvé par le dit Seigneur Evèque, lors demeurant à Montréal ;
il pensoit qu'ils étoient seuls suffisants pour une élection valide et canonique et qu’ils pourroient y procéder sans convoquer Messieurs Gaillard, Perrault et St. Onge, chanoines demeurant dans les parties supérieures de la colonie soumises aux français, avec lesquels toute communication est deffendue sous les plus grièves peines par le gouverneur anglais ; sur quoy il prioit la compagnie de délibérer et d'adviser ce qu’elle jugeroit convenable et les voix ayant été recueillies il a été conclu qu'on procèdoroit à la nomination de grands vicaires, et le dit Siour Briant ayant de suite représenté à l'assemblée qu'il s'étoit réservé en ess de besoin pour célébrer la messe, les dits chanoines se sont transportés à l'église du dit monastère des dittes religieuses Ursulines de Québec, servant de paroisse et désignée pour y faire les offices canonicaux où le dit Sicur Briand a célébré ainsi qu'il est de coutume la messe du Saint Esprit avec Gloria et Credo comme chose grave après laquelle on a récité le Vent Creator, après tout quoy, ayant fait sonner la cloche servant aux dits offices, s'est assemblé dans le lieusicy de ;sus énoncé où so sont trouvés M. Poulin, président le plus ancien et le premier chanoine après les dignités, Mrs. Briand, Resche et Rigauville Mrs, La Corne, doyen en France pour nos affaires, Hazeur De Torme, grand Chantre et Mignac, Archidiacre en France, pareillement par infirmité, les Sieurs Gaillard, Perrault, et St, Onge, résidents dans la partie du Canada qui veste sous la domination française, et hors d'état de pouvoir se rendre ét être convoqués à la présente assemblée pour les raisons cy-dessus exprimées, les Sieurs Cugnet et Collet, chanoines, passés en France l'automne dernier par un vaisseau anglais, les dignités de théologal et pénitencier vacantes par le décès de Mrs. Tonnancour, cy-devant théologal, et Hazeur, pénitencier, duquel dernier la prébende a été conférée au Sieur Collet et non la dignité, non plus que la prébende et la dignité du Sieur Tonnancour.
M. Briand a représenté que M. Cugnet, syndic, et Saint Onge, secrétaire, étant absents, il étoit nécessaire de procéder à la nomination de syndic, et secrétaire, ce qui a été exécuté et ont nommé d’une voix unanime M. Resche, syndic,et M. Rigauville, secrétaire, et sur le champ le dit Sieur Resche, suivant sa fonction, a proposé qu'il lui paraissoit nécessaire de nommer un Grand Vicaire, aux Trois Rivières, vu que les habitans du gouvern bec, qui restent soumis aux François, ne pouvant se trouveroient trop éloignés de Montréal, ce qui it pari nvenable à la Compagnie, elle a conclu d’une voix unanim à la
valide et Lessieurs s les parlesquels eines par le délibéayant été ation de eprésenté lébrer la a dit mont de padit Sicur Saint Esaelle on à la cloche sus énoncé e premier igauville azeur De ‘0, pareil- St. Onge, pmination nvoqués à
mées, les l'automne let pénicy-devant ‘ébende a ue la pré-
nt Onge, à la nomi- 1t nommé secrétaire, a pi )PosË
nin à la
nomination d’un grand vicaire résidant aux Trois Rividres, et a observé en même temps que nous avions deux chanoines qui y demeuroient ; il a encore fait observer qu'il seroit peut-être nécessaire de nommer les Grands Vicaires pour la Louisiane, les Illinois ot l'Acadie, et l'assemblée a conclu pareillement à la nomination de grands vicaires pour les lieux susdits, et ce observé l'assemblée a incontinent procédé aux susdites élections et nominations, et ont été élus et nommés vicaires généraux du diocèse, Mrs, Briand et Perrault, chanoines, et Montgolfier; M, Briand, spécialement chargé de la partie dépendante du gouvernement anglais; M. Per- “ault, chanoine, spécialement chargé du gouvernement des Trois Rivières et de la partie du gouvernement de Québec soumise aux français, et M. Monigolfier, supérieur du Séminaire de Montréal, du gouvernement de Montréal et de tous les forts et postes qui sont dans la partie supérieure de cette colonie; M, Maillard, grand Vicaire dans l’Acadie,lsle Royale, de St, Jean, et pays adjacents ; M. Forget pour les Illinois ; le révérend Pôre Beaudoin, Jésuite, pour la Louisiane et pays en dépendants, et les dits Grands Vicaires ont été élus, M. Briand avec trois voix, et les autres d’une voix unanime, et l’assemblée a conclu incontinent que le secrétaire expédieroit des lettres au plutôt aux dits grands vicaires, et envoieroit aux Chanoines qui sont aux Trois Rivières et Montréal, une copie de la présente délibération.
M. le Syndic a représenté à l'assemblée qu’il seroit nécessaire de nommer des Supérieures des communautés religieuses ; sur quoy la chose mise en délibération, l'assemblée a conclu d’une voix unanime que les grands vicaires seroient chargés de la conduitte des communautés chaquun respectivement dans la partie qui leur est spécialement confiée.
M. le Syndic a encore représenté à l'assemblée qu’elle avoit à nommer un official, promoteur et autres officiers nécessaires à l'exercice de la jurisdiction ecclésiastique contentieuse ; la chose mise en délibération et débattue, on a conclu qu’il n’étoit pas possible, dans les présentes conjonctures de rien statuer sur cet article eton a remis l'affaire au temps où tous les membres du chapitre pourroient se réunir, qui seront pareillement libres d’adviser sur toutes les susdittes élections, nominations et règlemens ; ce à quoy l'assemblée s’est d'autant plus volontiers déterminé qu’elle est persuadée que la prudence des Grands Vicaires qu’elle a élus et nommés leur fera prendre tous les moiens de pacifier les affaires de
telle sorte qu'il ne sera point nécessaire de recourir au for extérieur et contentieux. Fait au lieu susdit dans la ditte assemblée jour et an que dessus.
(Signé), © Poulin, Chan, présid.
Briand, Chan, Vic. Général, Resche, prêtre Chan., Syrdiec,
Rigauville, prêtre chan., Secr., adhoc.
Trois mois après, le chapitre reprit ses délibérations, afin de pourvoir aux besoins des purties les plus éloignées du diocèse : ce qu'il n'avait pu faire dans sa première assemblée,
« Le vingt-troisième Septembre 1760, le Chapitre assemblé chez M. Poulin, chanoine, pré:‘dent dans une chambre de l'Hôtel Dieu de Québec, où demeure le dit Sieur Poulin, où se sont trouvés présents Mrs.Poulin,premier chanoine et président, Briand, Resche et Rigauville, chanoines, M. de la Corne, doyen en France pour les affaires du Chapitre, Mrs. de la Rive, Hazeur, grand chantre, et Miniac, archidiacre aussi en Franco, par raison d’infirmité, M. Gaillard à Lanoray, au gouvernement de Montréal, où il fait les fonctions curialles, M. Perrault, chanoine aux Trois Rivières, en qualité de grand vicaire, Mrs. Cugnet et Collet, chanoine en France, depuis la prise de Québec et la cessation de l'office canonial, M. Saint Onge, chanoine à Batiscan des Trois Rivières, où il fait les fonctions curialles, les dignité et prébende de théologal vacantes, la dignité de pénitencier vacante, sa prébende possédée par M. Collet; M. Resche, syndic, a représenté qu’il seroit expédient de nommer un grand vicaire résident à Paris pour les parties de la Louisiane et Mississipi. La chose mise en délibération, l'assemblée à conelu d’une voix unanime pour l'affirmation, et nommé aussi d’une voix
. unanime M.de la Rue, abbé de l'Isle Diou, cy-devant grand vicaire du fou Evèque Monseigneur de Pontbriand, et on a chargé le Secrétaire du Chapitre d'en expédier les lettres pour luy être envoiées cette automne. Dans les pouvoirs accordés au dit Sieur de la Rue, en qualité de Grand Vicaire, le Chapitre:y a compris celuy de nommer des grand vicaire aux dits lieux de la Louisiane et Mississipi, et de charger ceux qui y seroient déjà établis, comme il l’avisera utile à l’église de Dieu, et autant de fois qu'il le
#: à D nn nn moe .. CRRAINIRERREEERILLLRLLLLLS ugera à propos PTT JUS Briand, chan., Vic. Gén.
Rigauville, chan., Secrét. ad-hoc.”
extérieur ée jour et
résid.
, adhoc.
18, afin de 1 diocèse :
mblé chez tel Dieu de s présents e et Rigaules affaires ot Miniac, Gaillard à y fonctions qualité de nce, depuis , M. Saint it les foncacantes, la M. Collet; le nommer Louisiane ée a conelu d'une voix and vicaire chargé le ur luy être u dit Sieur a compris a Louisiane éjà établis, fois qu'il le
DPFETILELEELLLL
Ld-hoc.”
Un an après, des délibérations du chapitre eurent pour objet le soin de pourvoir au siége vacant en recourant du Souverain-Pontife. “ L'an mil sept cent soixante et un, le vingt quatre aoust, le chapitre assemblé aux Ursulines, où se sont trouvés les mêmes qu’à la précédente délibération (Briand, Resche et Rigauville) les autres dignités et chanoines absents comme dit est en la délibération du 237me de l’année 1760, M. Poulin mort le 10 d'octobre dernier, M. Resche, syndic, a représenté qu'il seroit expéd'ent qu'il se fit l’automne prochaine une assemblée générale de tous les chanoines existants en Canada pour traiter des affaires du chapitre et du diocèse : la chose mise en dé.ibération, la compagnie a conclu à la dite assemblée, et a enjoint au Secrétaire d'écrire sur le champ à Messrs les chanoines qui sont dans les parties de Montréal et des Trois-Rivières pour les convoquer en Tbre prochain. Fait et passé en l'assemblée capitalaire les jours et an que dessus. Ainsi signé Briand, chan.-présid. Vic.-GI.
Rigauville, ptre chan. secret. ad hoc. Au bout d’un mois cinq chanoines se trouvèrent réunis à Québec. ‘ L'an mil sept cent soixante et un, le trente septembre en conséquence de la convocation des chanoines ordonnée par la délibération du 24 aoust dernier, Mssrs Perrault chan. Vicaire Gl. résidant aux Trois-Rivières et Saint Onge chanoine desservant la paroisse de Batiscan, étant arrivés à Québec, M. Briand, chanoine aussi vicaire général et président Gu chapitre, aiant indiqué pour la première assemblée le présent jour 30e "bre, le chapitre s'est assemblé à l'hopital général dans la chambre du chapelain, ainsi que l’on en étoit convenu unanimement le jour précédent, comme le seul lieu commode à cet effet dans les circonstances présentes ; à laquelle assemblée après la messe du St. Esprit célébrée dans l’église du dit hopital général par M. Briand et après le Veni C ‘ator récité, la cloche sonnée, ont été présents Messrs Briand, chanoine, président et vicaire général, Perrault, chanoine aussi vicaire général, Resche, Rigauville et Saint-Onge,chanoïnes, M. de la Corne, doyen en France pour ies affaires du chapitre, Messrs Delorme, Hazeur et Miniac archidiacre aussi en France pour raison d’infirmité, M. Gaillard, chanoine absent desservant la mission de Lanoray, lequel convoqué par M. Perrault chargé de la commission du chapitre à cet effet n'a p descendre à Québec pour les raisons déduites dans une lettre qu'il a écritte à ce sujet au d. Sr. Perrault, dont lecture a été faite en la présente assemblée, en date du 21 du présent mois de la présente année, Messrs Cugnet et Collet en France depuis la prise de Québec, et la suspension de l'office cano-
nial, les dignité et prébende de théologal vacantes, la dignité do pénitencier vacante, sa prébende possédée par M. Collet, une prébende vacante par la mort de M. Poulin arrivée le dix octobre dernier ; M. Resche syndic a proposé à la Compagnie qu'avant de traitter d'aucune affaire on fit la lecture de toutes les délibérations prises depuis le 6 Xbre 1758, jour de la cloture du dernier chapitre général jusqu’à ce jour; lecture faite de touttes les dites délibérations, la compagnie les a toutes approuvées et spécialement la nomination de tous Messrs les Grands Vicaires qu’elle confirme et rattifie de nouveau en tant que de besoin, enjoignant au secrétaire d’expédier de nouvelles lettres à Messrs Perrault et de Montgolfier à cause de cette clause insérée dans celles que le chapitre leur a expédiées en 1760: præsentibus valituris quoadusque omnes canonici in colonia degentes tranquillitate reddita convenerint. La Compagnie a pareillement approuvé tous les arrangements pris pour le temporel du chapitre, et les distributions des revenus à chaque particulier du dit chapitre. On a aussi continué pour syndic et trésorier, M. Resche, pour secrétaire, M. de Rigauville ; après quoy :
M. le Syndic commençant ses représentations sur les affaires du diocèse et du chapitre a proposé à la compagnie d’aviser: 10 sur ce qui regarde la nomination des o£iciers de la justice ecclésiastique et la fixation des curés, quoyau’il en ait déjà été avisé et arrêté depuis la vacance; 20 si l’on s’assembleroit pour reprendre l'office canonial interrompu à cause des circonstances de la guerre; 30 si l’on satisferoit aux messes du chapitre tant pour le passé, c’est-àdire depuis le 1er 9bre 1759 qu’on a cessé de les acquitter que pour l'avenir; 40 si l’on accorderoit au Sr. Resche deservant la paroisse de Québec quelques ornements,et la croix d’argent pour la desserte de la paroisse: tous ces différents articles débattus et mûrement examinés, la compagnie a répondu d’une voix unanime : ad 1. qu'on s’en tiendroit à ce qui aété arrêté à ce sujet dans les délibérations précédentes, savoir que l’on ne nommeroit point actuellement d’officier pour exercer la justice ecclésiastique, et que l’on ne fixeroit point Messrs les curés; ad 2m. qu'il n'était pas possible de reprendre l'office publique canonial avant la paix et qu'’aussitôt que la nouvelle en arriveroit, il sera fait parles chanoines résidants à Québec une convocation des chanoines existants dans la colonie pour aviser plus sûrement sur cet article; ad 3m. que quoyque la compagnie à la pluralité des voix ait été du sentiment que dans le cas présent l'office canonial ne se faisant point, et les chanoines étant légitimement dispersés, l’on n’étoit point obligé à acquitter les
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messes du chapitre, cependant on consulteroit en France à ce sujet, et qu'on attendroit cette décision à laquelle on se conformeroit ; ad 4m. que l’on accordera au Sr. Resche desservant la paroisse de Québec quelques ornements et la croix d’argent,et que le Sr. Resche donneroit un mémoire des linges, ornements et autres ustensiles appartenants à la sacristie qu'il a présentement entre les mains, et de ce qu'on lui livreroit, et que M. Perrault chanoine résidant aux Trois Rivières, et dépositaire des effets de la sacristie du chapitre envoieroit au dit Sr. Resche ce que le chapitre conviendra de luy vhs
“ [Et avenant le 1er 8bre 1761, le chapitre continuant ses assem-
M. le Syndic dit qu’il pensoit que pour mettre M. de la Corne, notre doyen et agent général en France, en état de travailler plus efficacement au bien du diocèse, chapitre et clergé du Canada, il seroit à propos de luy donner des titres de vicaire général. La chose mise en délibération, la compagnie a approuvé la réflexion de M. le Syndic,a nommé d’une voix unanime le Sr.de la Corne vicaire général du diocèse avec pouvoir de changer les Grands Vicaires déjà établis à la Louisiane, et d’en nommer autant et quand il jugeroit à propos et a enjoint au secrétaire de lui en expédier et envoier les lettres.”
“ Et avenant le 13 du mois de Septembre de l'an 1763, le chapitre contInUANT reussi n eee ee rene Es ra ste Sete 00
ad 4m. la cempagnie a décidé qu’il falloit procéder à la nomination et élection d’un Grand Vicaire au lieu et place du Sr. Montgolfier, ee qu’elle a fait sur l'heure en nommant d'une voix unanime vicaire général du diocèse et supérieur des religieuses de Montréal seulement, jusqu'au retour du dit Sr. de Montgolfier, M, Peigné, prètre, directeur au séminaire de Montréal”
L'absence de six chanoines qui se trouvaient en France et qui formaient la moitié du chapitre empêcha probablement cette assemblée de proposer au $. Siége le nom d’un sujet pour remplacer Mgr. de Pontbrian.
“ Cette année (1661) M. Perrault publia un mandement que nous reproduisons., Mandement de M. le grand vicaire du diocèse de Québec au sujet de l’abstinence et du jeûne du carème,.
Joseph-François Perrault, chanoine de l’église cathédrale, vicaire général de ce diocèse de Québec, au clergé séculier et régulier et à tous les fidèles du diocèse résidants dans le gouvernement des Trois-Rivières, salut en notre Seigneur.
La Pénitence, nos très-chers frères, est une des obligations les
rs
plus essentielles du christianisme et un des caractères les moins équivoques des vrais serviteurs de Dieu. Rien ne nous est plus expressément recommandé dans les diverses Ecritures, etrien n’a été plus exactement pratiqué par les saints dans tous les siècles, et Jésus-Christ, le saint des saints et le grand modèle de tous les prédestinés, nous en ayant donné de rares exemples, peut-on se refuser à marcher sur ses traces et à l’imitor,
Dans cette vue l'Eglise toujours dirigée par le même Esprit qui l’a formée, non contente d’exhorter en général ses enfants à la pénitence par la bouche de ses ministres, a eu soin dans tous les siècles de leur en assigner des temps propres, et de leur prescrire la manière de la faire; afin que, marquée au coin de la religion et de l’obéissance, elle leur devienne plus utile et plus méritoire,
De là l'institution du Carême, temps de grâce et de bénédiction dans lequel, par la mortification du corps, les vrais fidèles ont l'avantage et la consolation de réprimer efficacement leurs passions et leurs vices; de s'élever en esprit au-dessus des foiblesses humaines; et de se disposer à recevoir avec abondance l'effet des promesses et les fruits de la Résurrection du Sauveur du monde.
Nous y touchons de près, mes très-chers frères, à cette sainte Quarentaine, et outre les motifs généraux et ordinaires qui ont coutume de vous engager à l’observer fidèlement, nous en avons de particuliers et de bien pressants, capables d’exciter votre zèle et soutenir votre ferveur,
L'Europe presque entière agitée depuis longtemps par une guerre également ruineuse et meurtrière dans laquelle nous sommes aussi tous intéressés. Cette colonie aflligée par difiérentes calamités qni se sont succédées les unes aux autres, et qui nous laissent encore chargés d’un poids de misères que nous avons peine à soutenir : l'incertitude du sort qui, selon les desseins de Dieu, doit être plus avantageux pour sa gloire et notre salut, et mille besoins personnels qu’il n’est pas nécessaire de vous retracer, parce qu’ils se font assez sentir tous les jours à chacun de nous.
Tout cela nous annonce que nous devons aujourd'hui plus que jamais travailler à fléchir la colère de Dieu et à désarmer son bras vengeur en sat'sfaisant à sa justice par la pénitence.
Pénétré de ces idi.…'et dans le dessein où vous êtes de remplir, dans toute son étendue, le commandement de l'Eglise, il me semble que je vous vois inqn'e*s, Les vivres maigres sont rares ; les provisions extrêmement caères ; l’argent manque presqu'à tout
traval les al lité à estre actitud
1oins plus n n’a les, et 18 les on 8e
rit qui ts à la us les escrire eligion ritoire.
diction les ont t leurs des foipndance iveur du
te sainte s qui ont en avons
tre zèle
par une Ile nous iftérentes qui nous us avons sseins de re salut, de vous à chacun
plus que mer 80n
remplir, e semble ‘ares ; les u’à tout
le monde. Comment accorder son zèle avec ser facultés ? Vous attendez de nous quelques éclaircissements, une règle qui vous fixe et qui cime vos inquiétudes. De notre part nous nous faisons un devoir d'entrer dans vos vues si justes ot si raisonnables.
À ces causes, après en avoir conféré avec nos vénérables confrères les chanoines et chapitre de l'Eglise cathédrale de Québec, nous avons statué et ordonné, statuons et ordonnons ce qui suit:
1. Nous exhortons tous les fidèles de ce gouvernement à observer à la lettre et autant qu’iis le pourront l’abstinence et le jeûne du Carême. Vu néanmoins la rareté de l'argent, et des vivres maigres, nous leur pormettons de manger gras les dimanches, lundi, mardi et jeudi de chaque semaine du Carème, excepté les quatre jours qui les précèdent et la semaine sainte.
2. Nous permettons aussi on général l'usage de la graisse pour les apprèts de tous les aliments maigres de leur nature, ceux qui ne pourront se procurer du baurre et de l'huile les jours du Carème.
3. Nous voulons que tous ceux qui, faute de moyens ou de santé, seront obligés d’user des dispenses cy-dessus, y suppléent en y ajoutant tous les jours à la prière du soir les actes de Foi, d’'Espérance, de Charité et de Contrition de leurs péchés, et que ceux qui en useront, faute de trouver des provisions convenables fassent, en outre, une aumône aux pauvres, au moins de ce que leur en auroit coûté de plus,s'ils eussent pu trouver des vivres maigres, afin que l'indigent profite de leur épargne.
4. Nous déclarons enfin que la dispense de l'abstinenco n’emporte pas la dispense du jeûne pour ceux à qui leur santé et leurs travaux n’en fournissent pas une excuse légitime.
à tous autres
Au contraire les aliments gras étant plus nourrissant, ils donnent plus de faci-
lité à soutenir le jeûne, et la dispense d’une partie de la loy doit estre un nouveau motif pour en accomplir le reste avec plus d’exactitude et de fidélité.
Sera le présent mandement lu et publié au prône de la messe paroissiale dans toutes les paroisses de ce Gouvernement le dimanche qui précède immédiatement le carème,.
Donné sous notre signature, le sceau ordinaire du Chapitre de Québec, et le contresing de notre secrccaire aux Trois-Rivières, le 25ème Janvier, 1761.
(Signé,) LS. Par M. le Grand Vicaire,
DumonrT, Secrétaire.”
PERRAULT, Chan, V, GI.
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nnennarnieen
De son côté M. Briand, chargé du gouvernement de Québec au spirituel, avait une positior très difficile à remplir. On lui avait demandé des prières publiques pour le jeune roi d'Angleterre qui venait d’épouser une princesse allemande; mais la conquête était si récente qu’il y avait des personnes disposées à murmurer contre un acte qui semblait une adhésion volontaire au nouvel ordre de choses, Le Vicaire Capitulaire ne balança pas ettraita la question avec la dignité qui convenait. Ce mandement est une pièce historique importante.
“ Jean Olivier Briand, Chanoïine de l'Eglise Cathédrale de Québec, et Vicaire Général pendant la vacance.
Au clergé séculier et régulier et aux fidèles du Gouvernement de Québec, salut.
Le Dieu des armées qui dispose à son gré des couronnes, et qui étend ou restreint selon son bon plaisir les limites des empires, nous ayant fait passer selon ses decrets éternels sous lä domination de Sa Majesté Britannique, il est de notre devoir fondé dans la loy naturelle même de nous intéresser à tout ce qui peut la regarder. Nous venons d'apprendre son mariage avec la Prin. cesse Charlotte Mecklenbourg Strelitz, et il est juste qu’en sujets fidèles nous prenions part à la joye des peuples qui le reconnaissent desjà pour souverain, et que nous unissions nos vœux à ceux qu’ils adressent au Ciel pour le bonheur de leurs Majestés.
La religion que nous professons nous instruit d'une manière particulière de ce devoir enseigné par Jésus-Christ lui-même, et que ses disciples ont si fort recommandé aux premiers chrétiens. St. Pierre le prince des apôtres dans sa première Epitre ordonne d'être soumis au Roy et à tous ceux qui participent à son autorité. Subjecti estote........sive egi quasi præcellenti sive ducibus tanquam ab eo misssi.
Il nous prescrit de luy rendre toutes sortes d’honneurs et de respect, Regem honorificate. L’Apôtre St. Paul descend encore dans un plus grand détail de ces mèmes devoirs. Je vous con-
ure, dit-il dans sa première Epitre à Timothée, par dessus toutes choses de faire des supplications, des prières, des demandes pour les Roys et tous ceux qui sont élevés en dignité, de rendre au Souverain Maître de l'Univers qui nous les a donnés des actions de grâces, afin que sous leur protsction nous menions une vie douce et tranquille; et il adjoute que c’est une chose excellente et agréable à notre Dieu Sauveur hoc enim bonum est et acceptum coram Salvatore nostro Deo. IL n’est aucuns des plus anciens Pères de l’E-
ébec au ui avait erre qui ète était ar contre rdre de question ièce his-
drale de srnement
es, et qui empires, a dominaondé dans ui peut la e la Prin.
ren sujets reconnaiseux à ceux tés.
e manière i-mème, et b chrétiens.
re ordonne n autorité.
bus tanquam
neurs et de end encore e vous conessus toutes
demandes 5, de rendre
glise qui ne nous rappellent et ne nons expliquent daneles term
les plus forts, cette même doctrine. Après des ordres si clairs et rx autorités si formelles, ne serions-nous pas très sa . très chers frères, nous qui nous glorifions de suivre selon la vérité et dans toute sa pureté la Religion chrétienne,si nous ne nous ac ü L HA pas avoc toute la fidélité et le zèle possible d'une obligation GR Christ a pris tant de soin de faire connaître à ses adora-
À ces causes nous ordonnons :
1. Au curé de la ville et paroisse de Québec, de chanter le 7 Deum le 1er dimanche de Carème en action do kde du maria du Roy George troisième, avec la princesse Charlotte de Meckl . bourg Strelitz, et pour demander à Dieu qu’il répande sur LS illustre alliance ses plus abondantes bénédictions. Cette pe du nie se fera à l'issue des vêpres à laquelle assistera tout le cl cs séculier et régulier de la ville de Québec. La même cho os observée dans toutes les paroisses de ce gouvernement lo . mier dimanche après la réception de notre présent den
2. À la messe à l'endroit du canon où l’on prie pour le Roi 0 nee Georgio. Dans les saluts à l’Oraison pour le Roy, on A
: 4 ,: # 4 1° . à . ee sun également qu’à la bénédiction du cierge paschal, : ; } “ie ae “ marquée dans le Rituel, page 387, sera changée # Nous vous prions aussi, mon Dieu, pour George, notre Roy très. débonnaire, Charlotte, notre Reine très débonnaire, son lions Royale la princesse Douarière de Galles et toute la famille ro a,
‘“ Pour son Excellence Mr. notre Gouverneur et tous ae nous administrent la justice.” #
3. Nous continuerons les prières ordonnées par le dernier man dement de feu notre Evèque Monseigneur de Pontbriant, afin d' b tenir du Tout Puissant une prompte et durable paix. | à
Sera notre présent mandement Iu et publié aux prônes de messes paroissiales, le premier dimanche après sa réception s
Dorné à l'hôpital Général sous notre seing, celuy de notr secré taire et le sceau du diocèse, le 14 février, 1762, à
S des actions ons une vie xcellente et eptum coram ’ères de l’E-
(Signé,) BrraND, Ohan, Vic. Gl.