Le sept
Nicozas DuBos.
Il était fils de Nicolas Dubos et d'Antoinette Caron, de St, Gilles d'Abbeville. Il reçut tous les ordres à Québec, dans l'espace de huit jours, en 1684, Sa prêtrise coïncida avec l'installation du Chapitre, dont il fut nommé le secrétaire. Le 9 novembre, 1687, il fut choisi pour maître des cérémonies.
11 desservit Charlesbourg en qualité de missionnaire, et fut quelques mois avant sa mort Chapelain des Religieuses Ursulines,
En 1699, il y eut une épidémie à Québec, comme on le voit par un» lettre de M. de Maizerets à Mgr. de Laval, 9 avril:
M. de Grandpré est mort aux Trois-Rivières. Je crois que M. Boucher le saura déjà, car ces sortes de nouvelles courent promptement,
“Laviolette avec un de ses cordonniers et l’Archevêque, sont morts du mal courant ; on fait des saluts cette semaine eu toutes les églises pour prévenir le mal.’—M, Dubos en mourut le 3 mai; il n'avait que 49 ans.
GERMAIN Moi.
Il était de Québec, fils de Noël Morin, charron, et d'Hélène Desportes (veuve de Guillaume Hébert.)
Il fut ordonné prêtre à Québec, le 19 septembre, 1665. L'Evêque l'avait nommé, lorsaw’il n’était que sous-diacre, promoteur de l'of ficialité et greffier du chapitre,
Il desservit la Pointe-aux-Trembles, le Château-Richer, et iSte- Anne de Beaupré, et fut fait chanoine vers 1698. Il fut chargé de St. Michel de la Durantaie à la même époque; on trouve aussi son aom à Ste. Anne du Nord, après 1700.
Il fut quelque temps malade à l'Hôtel-Dieu, et mourut le 19 août 1702, à 604 ans.
Il eut l'honneur d’être le premier prêtre canadien, comme sa sœur Marie, qui entra à l'Hôtel-Dieu de Montréal, en 1662, fut la première Religieuse d’origine canadienne,
Elle fut tenue sur les fonts-baptismaux par le gouverneur Louis d'Ailleboust de Coulonge, et devint Supérieure de son monastère. Elle mourut à 82 ans.
Louis SOUMANDE.
Né à Québec, le 14 mai, 1652, il était fils de Pierre Soumande et
de Simone Côté. Il fut tonsuré à 15 ans, et ordonné prêtre à
Québec, le 21 décembre, 1677. Il fut un des membres les plus dévoués et l’un des bienfaiteurs du Séminaire de Québec, On lui donua la direction, assisté de M. Denis, de la ferme du Cap Tourmente, ou les jrunos gens s'exerçaient à des métiers. Il fonda trois pensions à perpétuité ; il avait établi l'office de l’Immaculée Conception parmi les élèves, et donné deux sommes très libérales pour favoriser l'éducation,
Il faisait des missions dans la côte de Beaupré et jusqu’à la Baie St. Paul. Ily était quand Mgr. de Laval le fit chanoine, et ne vint prondre possession qu'en janvier, 1685. Il tomba malade “en 1706, se fit transporter à l'Hôtel-Dieu et y mourut le 19 avril,
Sa sœur Marie Louise fut la première Supérieure de l'Hôpital Général de Québec.
JEAN FEANcois Buisson DE SAINT CosME.
Mgr. do Laval l'ordonna à 23 ans et lui donna un canonicat l’année suivante, 1684.
Il était né à Québec, le 26 septembre, 1660, de Gervais Buisson et de Marie Lereau. Il fut curé de St. François de Sales et de là desservait Sorel, l'Isle du Pads et Berthier.
Il mourut à Québec, le 15 mars 1712, âgé d'environ 51 ans, et fut inhumé le même jour à la cathédrale, un mois après son cousin Michel, curé de Ste, Foye et de St. Augustin, qui n'avait que 30 ans,
Un autre de ses cousins, frère de Michel, et qui portait les mêmes noms que le chanoine, fut missionnaire aux Tamarois, et fut massacré en 1707 par un parti de Sitimaches, en descendant le Mississipi.
Une traduction anglaise d’une de ses lettres adressées à l'Evé-
que de Québec, a été publiée à Albany, en 1861, par John Gilmary Shea.
Tomas Morer.
Quoique M. Morel n'ait pas été longtemps chanoine de Québec, un fait de sa vie mérite cependant d’être rapporté. Il fut accusé 1675 devant le conseil d’avoir voulu empêcher un huissier de poser
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une affiche le jour de pâques sur son église paroissiale de Lauzon et sur l’assignation qui lui fut signifiée, il en appella à l'official le 27 mai,
Le 10 de juin, le Conseil enjoignit à M. de Bernières d'obliger M. Morel à comparaître, et à l'official de remettre au gretfe du conseil les interrogations, charges et informations par lui faites. Le 15, le curé fut cité par devant M. de Peyras, nommé commissaire par le conseil, Quant à ce qui regardait l'official lui-même, le Conseil sursit de prononcer, Cependant il ordonna la contrainte par corps ‘pour faire rendre le prêtre Morel,” et signifia à Romain Becquet, grefïler de l’officialité, d'apporter au greffe les informations et interrogations sous peine de contrainte par corps. M. Morel se laissa appréhender et conduire au Château St. Louis. Alors M. Jean Dudouyt, promoteur de l’officialité, présenta requête pour que M. Morel fût rendu à son juge ecclésiastique, avec les informations et procédures du commissaire de Peyras, pour être s’il y avait cas privilégié par le juge ecclésiastique et le dit commissaire ou autre, procédé conjointement dans le tribunal ecclésiastique, Cette propositior fut rejetée, ainsi que celle de Romain Becquet qui demandait d’être élargi sur sa caution juratoire des prisons du Conseil offrant de remettre au greffe les copies demandées.
Le 22 juillet, M. Dudouyt présenta une nouvelle requête au Conseil, annonçant qu'il avait mis au greffe des copies des lettres patentes du Roi, du 27 mars, 1659, sur les Bulles de Mgr, de Laval, et de la lettre de cachet du 14 Mai, à M. d’Argenson, registrée suivant la loi, la déclaration à la jurisdiction souveraine, le 26 septembre, et la lettre de cachet au greffe de la jurisdiction ordinaire le 14 octobre.
Le conseil sursit de prononcer sur les titres produits par M. Dudouyt, et en attendant ordonna de l’élargir à la caution de M. de Bernières et de lui-même.
On résolut ensuite pour la forme qu'il serait i:cessamment vaqué à la continuation de l'instruction du procès, et l’affaire en resta là.
Pour bien saisir l'esprit du temps, il faut se rappeler qu’un démêlé à peu près semblable avait eu lieu un an auparavant au sujet d’un sermon prêché à Montréal parM, de Fénélon, Sulpicien.(#)
Le 21 août 1674, M. l'abbé de Fénélon assigné après deux défauts, avait été mandé devant le Conseil supérieur. Il s’y rendit, mais
*, M. Fénélon arriva le 27 Juin 1667.
comme il voulait prendre un siége pour s'asseoir, le gouverneur dit qu'il devait être debout ev entendre en cette posture ce que le Conseil avait à lui demunder, L'abbé s'étant néanmoins assis au bout de la table, dit qu'il ne voulait pas déroger aux priviléges que le Roi donnait aux ecclésiastiques de parler assis ec couverts. Il demanda de plus que le gouverneur se retirât par ce qu'il était sa partie.
Là dessus le conseil ordonne que l’abhé sera contraint par saisie de son temporel et de répondre le jendi suivant, et attendu son irrévérence et les termes irrespectueux dont il s'est servi, ordonne qu'il demeurera à la garde d’un huissier à la maison de la Brasserie où il est logé, que le Conseil lui donne pour prison.
Le jeudi (23 août) l'abbé comparait et déclare qu'il en a appelé à l'officialité.
Le conseil fait alors mander l'’official M. de Bernières, mais celui-ci refuse deux fois de se rendre.
Sur une troisième sommation, il.consent à s'y rendre, pourvu qu’on le reçoive selon sa qualité de Grand Vicaire et de représen. tant de l'Evêque.
En conséquence il refuse de prendre place à côté du substitut du procureur général, et même, le 27, il ne veut prendre aucune place déterminée pour sauvegarder les droits de l'Evèque, et promet en même temps de répondre par écrit.
Deux jours après (le 29) le conseil ordonna à l'abbé de F. de fournir copie du sermon qu'il prècha le jour de Pâque et l'original des déclarations et signatures par lui tirées des divers habitans de l'Isle de Montréal. La liberté lui est rendue.
Une correspondance est engagée entre le Secrétaire du Conseil et M. de Berniôres.
M. Pierre de Repentigny Francheville, diacre, est condamné à une amende dedix livres pour n'avoir pas paru devant le Conseil sur l’ordre qui lui en avait été donné.
M. de Fénélon récuse plusieurs des conseillers ; puis finalement est condaniné le 22 octobre, à payer 37 livres à l'huissier qui l’a gardé 10 jours. Il refuse de s’exé uter; ordre est donné de le forcer à payer.
Mais l’uffaire étant évoquée en France n'eut pas d'autre suites que la défense faite par le ministre à l'abbé de revenir en Canada,
Le Roi blâma M. de Frontenac (avril 1675) dans les termes suivants : ‘ Je dois vous dire qu'il fallait remettre l'abbé ds Fénélon entre les mains de son Evêque ou du Grand Vicaire pour le punir par les peines ecclésiastiques.”
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M. Morel travailla beancoup aux ministère.
Il fut nommé secrétaire du diocèsa le 10 septembre 1676, et Promoteur en octobre 1676.
M. Thomas Morel fut curé de Ste. Anne de Beaupré dès 1666 et à la Ste. Famille, de 1666 à 1671, à St. Thomas de 1675 à 1687, du Cap St. Ignace de 1680 à 1683 (octobre); y passa quelque temps en 1684 jusqu’au 10 octobre 1685 et aussi en 1686, jusqu'en octobre,
Son dernier acte à l'Islet est du 3 janvier 1683,
Il étoit ailé en mission à Champlain on 1687, redescendit bien malade et mourut le 23 novembre 1687, à 51 ans.
PIERRE PocQuET.
M. de Brisacier écrivait en 1690 à Mgr. de Laval qu'il faisait passer à Québec M. Pocquet clerc. ‘ Il vous est donné, disait-il, à vous pour en faire avec le temps un soutien de votre séminaire où vous achèveriez de le façonner à vos manières. C’est celui de tous nos jeunes-messieurs qui a le plus de bon sens et qui a mieux pris l’esprit de grâce de feu M. Dudouyt, dont on vous marque même qu'il a quelque chose de l'air et des manières extérieures. Il est studieux, humble, dévot, docile, reconnaissant et prèt à tout.”
Mgr. de Laval le fit chanoine en 1698. Il desservit l’ancienne Lorette et Charlebourg, mais fut surtout employé à la cure de Québec, et pendant ce temps dirigea l'Hôtel-.Dieu.
Il mourut le 16 avril 1711, âgé d'environ 44 ans et fut inhumé le lendemain dans la cathédrale. Six prêtres moururent cette année là à Québec.
NicoLAs DELEUZE.
M. Noiseux le dit natif de Toul en Lorraine. Il reçut tous les ordres sacrés à Québec. Il fut fait chanoine un mois après sa prètrise le 16 avril 1693 et prit possession le 16 octobre,
Il fut toujours employé dans la desserte des Grondines et de Ste Anne de la Pérade. En 1712 il vint se démettre, et M. Jacques Bizard lui succéda comme curé en 1714. Il passa en France pour
intenter un procès au chapitre et obtint un jugement favorable le 22 juillet 1718.
ETIENNE LEVALLET.
I) était de Lisieux en Normandie, et vint diacre à Québec en 1652. Le Répertoire Général donne le nom de ses parents qui étaient Philippe LeValletet Blanche Lecours. Il fut ordonné prêtre en 1693 et fait chanoine seize jours après. Il resta à Québec jusqu'en 1710, et passa en France sans doute pour sa santé, Il mourut au bout d’un an (mai 1711).
GUILLAUME SERE DE LA COLOMSIERE.
N'’était que sous diacre quand il vint de Grenoble à Quebec. Il reçut le diaconat dans la chapelle du Séminaire et la prêtrise le 16 février 1698. Il fut nommé chapelain de l’'Hôpital-Général, devint grand pénitencier le 26 novembre 1712; mais il était malade, et mourut le 22 octobre suivant, sans avoir pris possession de sa dignité. Il n'avait que 39 ans. On l’inhuma dans l’église.
JosEPH SERÉ DE LA COLOMBIERE.
Il était de Rouen et Sulpicien. M. Tremblay écrivait à Mgr. de Laval à son sujet: ‘ [1 faut tâcher de soutenir M. de la Colombière dans le Canada. Nos messieurs sont bien dans le dessein, s’il y a du changement, de prévenir la personne que l’on destinera pour remplir la place (d’Evêque) et pour lui faire connaître le mérite de mon dit Sieur de la Colornbière. S'il était obligé par quelqne accident de revenir en France et que vous pussiez l’engager à venir au Séminaire des Missions Etrangères, nos messieurs l’y recevraient à bras ouverts ot, il y serait d’une très-wrande utilité pour y former de jeunes ecclésiastiques. Il pourrait même prendre soin de nos affaires beaucoup mieux que moi. Je retournerai au Canada passer le reste de mes jours dans quelque petit coin de mission.”
I arriva à Montréel en 1782. Mgr. de St. Valier se l’attacha.
Le 1er déc. 1692 il fut nommé chanoine, devint archidiacre le 14 août 1698, grand chantre en 1722, et vicaire général en 1698. Il passa 2 ans en France pendant la captivité de Mgr. de St. Valier. La charge de conseiller clerc lui fut donnée en 1704. II était Supérieur de l'Hôtel Dieu. A la mort de Mgr. de Laval, il prononça son oraison funèbre. Il vécut jusqu'à 72 ans, mourut à l'Hôtel Dieu le 18 juillet 1723, et fut inhumé dans le chœur de la cathédrale.
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