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MefsêU do U veupe de Modère à Vardmeéjue de Paris. ^ Du 17 février 1673.
« A Monseigneur l'illustrissime et rérérendissime archerêque de Paris.
« Supplie humblement Élisabeth-Qaire-Grasinde {sic) Bejard, ▼eufve de feu Jean>Baptisu Pocquelin de Molière, ^uant Talet de chambre et Upissier du Rojr, et Tun des comédiens de sa trouppe, et en son absence Jean Aubry, son beau-frère; disant que Tendredj dender, dix-septieme du présent mois de feborier mil six cent soixante-treize, sur les neuf heures du soir, ledict feu sieur MoUere s'estant trouué mal de la n£aladie dont il décéda enuiron une heure après, il Toulut dans le moment témoigner des mar»
qiMê de repentir de set fautes et mourir en bon chrettien, à Teffeet de qnoj aueeq instances il demanda un prestre pour receroir les saeremens, et envoya par plusieurs fois son valet et semante à Saittct-Eustaehe, sa paroisse, lesquels s*adressèrent à messieurs Lenfant etLechat, deux prestres haLituës en ladicte paroisse, qui refusèrent plusieurs fois de venir, ce qui obligea le sieur Jean Aubty à*j aller luj-mesme pour en faire venir, et de fidet fit leuer le nomme Pajsant, aussi prestre babituë audict lieu ; et comme toutes ces allées et venues tardèrent plus d'une beure et demje pendant lequel temps ledict feu Molière déeedda, ec ledict sieur Pajsant arriva comme il venoit d*expirer ; et comme iedict feu Molière est dëcëdë sans avoir reçu le sacrement de confession, dans un temps où il venoit de représenter la comédie, monsieur le curé de Sainct-Eustache lui refuse la sépulture, ce qui obVige la suppliante vous présenter la présente requeste, pour lu/ estre sur ce pourveu.
c Ce considéré. Monseigneur, et attendu ce que dessus, et que ledict défunct a demandé auparavant que de mourir un prestre pour estre confessé, qu*il est mort dans le sentiment d'un bon cbrestien, ainsy qull a témoigné en présence de deux dames religieuses, demeurant en la mesme maison, d'un gentilhomme nommé Couton, entre les bras de qui il est mort, et de plusieurs autres personnes; et que M* (sic) Bernard, prestre habitué en l'église Sainct-Germain, lui a administré les saeremens à Pasques dernier, il vous plaise de grâce spéeiaile accorder à ladicte suppliante que son dict feu maiy soit inhumé et enterré dans ladicte église Sainct- Eustache, dans les vojes ordinaires et accoutumées, et ladicte suppliante continuera les prières à Dieu pour votre prospérité et santé et ont signé. »
IjiTASSBom, et kxsBBY (avecq paraphe).
Et au»dê£toubs est eseript ee fui emuiet .'
« Renvoyé au sieur abbé de Benjamin, nostre officiai, pour informer des faicu contenus en la présente requeste, pour information à nous rapportée, estre enfinet (tic) ordonné ce que de raison. Faict à Paris, dans nostre palais archjepiscopal, le vingtiesme feburier mil six cent soixante-treise. »
Signé : AmcBBntSQUB ni Paau.
• Veu ladicte requeste, ayant aucunement esgard aux preuves résultantes de l'enqueste faicte par mon ordonnance, n<ma auons
pennis au sieur curé de Sainct-Eutuche de donner la sépulture ecelésiastique au corps du défunct Molière dans le cimetière de la paroisse, à condition nésntmoins que ce sera sans aucune pompe et avecq deux prestres seuUement, et hors des heures du jour, et qu'il ne se fera aucun serrice soleninel pour luj ni dans ladicte paroisse Sainctp-Eustache nj ailleurs, même dans aucune églize des réguliers, et que nostre présente pennission sera sans préjudice aux règles du rituel de notre église, que nous Toulons estre obserrées selon leur forme et teneur. Donné à Paris, ce lingtiesme fehnrier mil six cent soixante^treize. jiùui sigmé : Archeresque de Paris. Et au-dessous : Par Monseigneur : MonAnan (mvte paraphé). Collationné en son original en papier, ce faict, rendu par les notaires au Chastelet de Paris soubsignex, le Tingtpuniesme mars mil six cent soixante- treize. La Vassbub. » {Publié data U RecusU de morceaux inédits.,,,^ tirés des portefeuilles de François de Neuf-' château,)
Page 53, note 5. Dans cette note, continuée à la page 54, nous exprimona le regret que Tabbé de Marolles, qui avait connu la traduction du poème de Lucrèce par Molière, n*ait paa cité les tuncet du livre II, dont il fait Tëloge. On a soupçonné qu'il s'éuit quelque part senri, sans en avertir, de rers empruntés à cette traduction. Ce serait dans la préface des EsiaU H tuf ires du Solêii de Cyrano, publiée en i66a, après sa mort, par un ami qui a gardé l'anonyme, mais dans lequel on pourrait à la rigueur reconnaître Marolles; car il n'était paa sans quelque liaison arec Cyrano. Au tome III de ses Mtémoires (édition in-xi de 1755), dans le Dénombrement de ceux qui m* ont donné de leurs livres^ ou qui m*ont honoré extroordinairement de leur cinUté^ il dit aux pages a5o et a6o : c Cyrano, qui n'avoit que trop de conir et d'esprit, parce qu'en effet il le portoit quelquefois dans l'excès, me donna son livre du Voyage dans U Lune^ qui est une pièce ingénieuse, et sa tragédie d^jégrippine, » Que l'auteur de la préface des Estais du Soleil soit MaroUes ou tout autre, les courts passages de Lucrèce qu'il donne, traduits en vers d'inégale mesure et à rimes croisées, peuvent bien lui appartenir et paraissent trop faibles pour que l'on ne craigne pas de les attribuer à Molière, même dans le temps qu'il étudiait encore sous GassendL Nous laissons donc ceux qui voudront les juger eux-mêmes, les chercher où nous venons d'indiquer qu'ils se trouvent.
Page 54, note i, continuée à la page 55. A ce que nous y di* sons des papiers perdus de Molière il y a quelque chose à ajouter. Pour établir le texte de l'édition de 168s, La Grange a eu sous les yeux les manuscrits de l'auteur, ou des copies faites par son ordre, approuvées par lui, comme il le fait connaître dans son A^is au lecteur^ lorsqu'il y parle du Malade imoffinaire. Outre ce qu'il a publié, tenait-il de la veuve de Molière les précieux écrits
Mouànx, X 3i
48a NOTICE BIOGRAPHIQUE SUR MOUÀRB.
de rezûtence desquels Grimarest se croyait informé, des firagments de pièces inacherëes, même, ce qui est bien peu Traisemblable, des pièces entières inédites? Lui ayait-on remis entre les mains les bouffonnes ébauches jouées en proTince, que Molière^ dit-il dans sa Préface^ avait supprimées^ ce qui ne signifie pas nécessairement détruites? II est très possible que, les possédant, il ait craint, s'il les publiait, de manquer de respect à la volonté de l'auteur et de faire tort à sa gloire. Il y a lieu à bien plus de regrets si c'est par de semblables scrupules, ou, dans certains cas, par une prudence forcée, qu'il a cru ne pouvoir nous donner^ sous leurs premières formes, ne fût-ce qu'en indiquant des va. riantes, qui avaient été probablement conservées, quelques-unes de ses comédies, particulièrement le Tartuffe. La Grange mourut en 1691. Sept ans après sa mort,' les papiers de Molière étaient, au moins en partie, dans les mains de Nicolas Guérin, Tauteur de Hjrrtii et Mélicerte. On en perd ensuite les traces. Le comédien Grandmesnil disait, comme on l'avait appris à Taschereau, que la Comédie française en possédait encore quelques-uns en 1799, lorsqu'ils furent brûlés, cette année-là, dans l'incendie de son théâtre, aujourd'hui l'Odéon. Le fait parait douteux (Voyez U Roman de Molière par Edouard Fournier, 178 et 179).
|Uen n'eût été plus utile pour la connaissance du caractère et de la vie de Molière que sa correspondance avee ses familiers. A part quelques lignes à la Mothe Le Vayer, en lui envoyant le sonnet sur la mort de son fils, qui ne sont venues jusqu'à nous que dans ses œuvres imprimées, nous n'avons pas une seule des lettres écrites par Molière. Ferdinand Lotheissen {Molière, Sein Leèen und seine Werke^ p. i4s et 1^3) a très bien dit ce que nous a fait perdre leur disparition. Il a eu raison d'ailleurs de la trouver plus déplorable qu'étonnante, d'abord parce qu'il n'est pas probable qu'il ait eu le loisir d'en écrire un grand nombre, puis aussi parce qu'on ne conservait pas alors avec le même soin curieux qu'aujourd'hui la correspondance des hommes célèbres, avec la pensée qu'on y trouverait un jour d'importants docu» ments. Ce n'est pas un ami du caractère de Chapelle qui aurait eu ce souci. Le biographe allemand fait remarquer combien est hasardé, il aurait pu dire : absolument dénué de preuves, le soupçon qu'au siècle dernier il s'était formé sous l'influence des jésuites une association secrète qui avait pris l'engagement de détruire tous les papiers et lettres de l'auteur du Tartuffe.
Page 58, ligne 14* « Jonsac », lisez : « Jonzac », meilleure orthographe que nous avons donnée à la page 363 du nom de ee bon compagnon, qui est assurément le De J.., cité par Grimareit
(p. iSs) eomme un des conviTet, aTee Nantouillet, du souper d'Auteuil. Use lettre en vers de Jonzao avait provoque celle où Chapelle lui parle de Molière. Le même ChapeUe, dans son yoymg^^ raconte le bon accueil qu'il avait reçu du joyeux marquis.
Page io5, ligne aS. « Guyane 9, lUet : c Guyenne a.
Page II 3, lignes 35-37. Pour justifier ce que nous disons de Festime où d'Aubijoux tenait Molière, il eût fallu ajouter qu'il Tavait pu bien connaître à Paris, au temps de Tlllustre théâtre, étant chambellan de Gaston, protecteur alors de la troupe. Ce comte d'Aubijoux (François* Jacques d*Amboise) avait été un des meneurs de la cabale des Importanis^ « cerveau mal ordonné..., dit r Histoire des princes de Condé^ tome V (1889), p. 38,... grand duelliste, débauché infatigable 9. Les écrits du temps le citent parmi les amants de Ninon. Rien d*étonnant que nous l'ayons pu montrer à la page i5S, complice des débauches du prince de Conti.
Page 169, lignes a5-34. Nous avons cité un proeès-verbal des Éuts réunis à Pézenas, tiré de F Histoire des pérégrinmtions de 3folière dans le Languedoc, Voici le texte plus complet et plus exact, qui a été publié par M. de la Pijardière à la page la de Volière^ son séjour à Montpellier,,.^ et dont nous parlons à la note 3 de notre même page 169 : c Messieurs les Evesques de Beziers, Uxès et de Saint-Pons, en rochet et camail. Messieurs les Barons de Castries, de Villeneuve et de Lanta, les sieurs vicaires généraux de Narbonne et de Mende, envoyés du Comte d'Allais, et de Polignac, et autres députés de la part de ceste assemblée pour saluer Monseigneur le Prince de Conty, ont rapporté qu'estant entrés dans la cour du logis de Monsieur d^Alfonce où ledit seigneur loge, ils y auroient trouvé les gardes de Son Altesse en -aye [en haie], les officiers à leur teste, et Monseigneur le prince de Conty les attendant à la porte du vestibule quy regarde ladite cour, lequel, après avoir laissé passer les trois ordres, seroit venu à eux et leur auroit dict qu'il estoit forcé de les recepvoir en cest endroit parce que sa chambre estoit dans un extrême désordre à cauze de la comédie ; et, après les compliments faicts, Messieurs les députés ayant défillé par la que&e, ils auroient esté reconduits par son Altesse jusques à la porte de la rue où Messieurs les Pre^ lats ayant quicté leur rochet et camail, ils seroient réentrés en la cour, en laquelle étaient les gardes en la mesme porte et seroient allés complimenter Madame la Princesse qu'ils auroient trouvée dans le lict, laquelle auroit reçu leur visite avec beaucoup de civillité. a
Ce texte rétabli fait disparaître cette faute que M. Emma-
(oVuit au mob d*aoûi, eomme Fattette la Guzetu du lo), dit : c Je fit jouer la eomëdie de Tartufe^ qui ëunt une pièee nouTelle. • G*éuit à Tocoation dea fiançailles de la leeonde Crëqui et du oomu de Jarnao. Le grand«dno de Toteane ëtait prêtent à U reprëaentatioii.
sVxpIiqueraient par là. Son silence nëanmoint sur le père et la mère de Mlle Molière méritait, erojont-nout, qu'on le remarquât, ainsi que nous l'avons fait.
Page 195, ligne 7. « Le 4 mars 1677 », liiê* : c le 4 vutn 1667 ».
Page 999, ligne s s. « Dans Timlution les auteurs tragiques », lisez : « Dans Timitation des auteurs tragiques ».
Page 3^7, ligne 11. « La Coquette ou le Favori. » Le Registre de La Grange, p. 73, donne ce titre à la pièce nouvelle de Mlle des Jardins; mais l'édition de i665 (Paris, Louis Billaine) simplement celui-ci : « Le Farory, tragi-comédie par Mademoiselle des Jardins. » Celui de la Coquette fut sans doute abandonné de bonne heure ; il n'était pas asses justifié par la coquetterie du personsage d'Elrire. TaUemant rapporte que MUe des Jardins « querella Molière de ce qu'il mettoit dans ses affiches le Favori de Madentoi' seile des Jardiiu^ et qu'elle étoit bien Madame pour lui, qu'elle s'appeloit Madame de Villedieu.... Molière lui répondit douce* ment qu'il aroit annoncé sa pièce sous le nom de Mlle des Jardins ; que de l'annoncer sous le nom de Mme de Villedieu, cela feroit du galimatias ; qu'il la prioit de trouver bon qu'il l'appeUt Madame de Villedieu partout, hormis sur le théâtre et dans ses affiches. » U la persuada sans doute, puisque dans l'impression de i665 le titre de la pièce est celui contre lequel elle avait réclamé. Il fallait que, malgré la petite quereUe, Molière fÙt en bons termes avec elle lorsqu'il fit représenter sa tragi-comédie à Versailles sous la protection de son prologue. La pièce d'ailleurs par ses vers agréablement tournés et par beaucoup de traits ingénieux n'était pas indigne de l'intérêt qu'il témoignait y porter.
Ibidem^ lignes 19-91. « Une continuelle allusion à la disgrâce de Fouquet et à la cause la plus délicate... », lisez : c .... à la disgrâce de Fouquet. On pouvait même en trouver une à la cause la plus délicate.... » C'est seulement dans une tirade du favori Moncade que l'auteur doit être soupçonné de s'être risqué sur ce terrain brûlant.
Page 395, lignes 19 et i3. c Visite de Tartuffe chez Mademoiselle [au] Luxembourg. » Dans le Registre de La Grange (du moins dans l'impression publiée en 1876), il 7 a : a Visite de Tartuffe chez Mad"* de Luxembourg. » La correction que nous avons déjà adoptée dans la Notice sur le Tartuffe^ au tome IX, p. 338, nous a, sans hésitation, paru nécessaire. Peut-être La Grange a-t-il écrit, ou voulu écrire, non pas ou, mais, comme on disait alors, à Luxembourg. Mademoiselle, dans ses Mémoires (édition Chéruel, i858, 1859, tome IV, p. 74)» parlant du séjour du grand-duc de Toscane à Paris en 1669 et des visites qu'il fit alors au Luxembourg
PO 1852 M4 Ci
Notice biogrsphlqw© «ur J.*B.
Stanford Untv«ralty Ul>rai1fi.