‹ Notice biographique sur Joachim Du BellayChapitre 12 sur 27 · XX NOTICE · texte numérisé non relu

XX NOTICE

lade * ; ni Pierre, le barbier, qui conte «c des nouuelles du Pape, & du bruit de la ville ■ ».

La différence des tons et des styles n'est pas moins frappante que celle des sujets et des personnages; bientôt Du Bellay s'aperçoit que le titre mélancolique de son livre ne convient pas à tout ce qu'il renferme, et il cherche ainsi à s'en excuser :

-. . . . Tu diras que mal ie nomme ces Regret^ ^ Veii que le plus fouuent Vvfe de mots pour rire. . ... le ry^ comme on dit, d^vn ri^ Sardonien ^.

Ce recueil se forma peu à peu, au jour le jour, sans intention de publicité; c'est à peine si Du Bellay le laissait voir à ceux de la maison du cardinal qui lui étaient le plus familiers*; les peintures trop vives de la cour de Rome qui s'y trouvaient en si grand nombre ne permettaient guère de le communiquer aux Italiens, qui d'ailleurs ne prenaient qu'un faible intérêt à la poésie française, dont peu d'entre eux appréciaient bien toutes les finesses.

Fallait-il donc que Du Bellay renonçât au rôle de poète à la mode apprécié et goûté à la cour? Cela lui eût paru impossible. Écrire en italien lui était interdit: avant son voyage il déclare n'avoir entendu des poètes de ce pays que ce que lui en a pu apprendre la communication familière de ses amis^ S'il faut lui attribuer quelques vers en cette langue, comme cela semble assez vraisemblable *, ces essais mêmes prouvent qu'il ne pouvait songer à prétendre au litre de poète italien.

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