‹ Notice biographique sur La FontaineChapitre 103 sur 153 · Pages 65 et · texte numérisé non relu

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2. Comparaison de la musique Italienne et de la musique française^ Bruxelles, 1706 (in-12), seconde partie, p. 214 et ai5. L'auteur est Jean-Laurent le Cerf de la Vieuville.

SUR LA FONTAINE. cxxxix

Walckcnaer, an lieu de X Alceste, nomme la Proserpine^ jouée en février 1680*. En conséquence, il a daté de cette jinnée 1680 la satire du Florentin et l'épître J Madame de Thianges. C'est une erreur, où il a été sans doute induit par la Fie de Philippe Quinatdt^ qui est en tête de l'édition de son Théâtre (17 15) '. Une copie du Florentin, datée de 1674 dans les manuscrits de Trallage, et une lettre de Bussy-Rabutin écrite, le 26 février 1675, au P. Bouhours, dans laquelle il est parlé de l'épître J Madame de Thianges^ donnent les véritables dates '. Quant à la publication de Daphné^ elle est de 1682 seulement ; la pièce a été imprimée à la suite du poème du Quinquina.

La Fontaine avait montré qu'en digne abeille du Parnasse il avait son aiguillon. Mais il était bonne créature : il se laissa réconcilier, et garda si peu de rancune qu'il se chargea de composer les dédicaces au Roi de deux opéras de Quinault et de Lulli, celle â!Amadis en 1684, celle àe Roland en i685.

En même temps que Daphné^ il fit imprimer avec le poème du Quinquina des fragments de Galatée^ qui n'était pas destinée au théâtre, et que l'empêchèrent, dit-il, d'achever son inconstance et son inquiétude naturelles. Mathieu Marais nous apprend* que la très-gracieuse chanson, au début de Galatée :

Feuillages verts, naissez;

Herbe tendre, croissez,..,

était, de son temps, dans la bouche de tout le monde. L'air en avait été composé par Lambert, que la Fontaine, dans une

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