‹ Notice biographique sur RabelaisChapitre 22 sur 59 · Publiée par M. Emile Golombey, 1856, in · texte numérisé non relu

Publiée par M. Emile Golombey, 1856, in

3. « Toute cette cabale ignorante ou envieuse étoit opposée h la nôtre, et parloit de nous d'une si plaisante manière que je ne m'en puis souvenir sans étonnement ; car ils se figuroient qu'on ne parloit jamais chez Sapho que des règles delà poésie, que de questions curieuses et que de philosophie, et je ne sais même s'ils ne disoient point qu'on s'y occupoit de magie. » Le Grand Cyrus, X® partie, 1. ii, p.S't?,

de se prêter aux coquetteries poétiques entre celuici et sa sœur, tant qu'il put les croire sans conséquence. Dans cette pièce intitulée Caprice contre l'estime, et qui commence ainsi :

Donc je ne dois plus prétendre D'arriver un jour à Tendre; Donc, sans jamais être aimé Je ne serai qu'estimé ;

Dans cette pièce, disons-nous, il prend à témoin Saplio et son excellent frère de l'insuffisance d'un sentiment froid comme l'estime, etc/.

Bientôt le succès de Clélie (1 654-1 661 ) , toujours sous le nom de Georges, vint s'ajouter à celui d'Artamène. La pacification de 1652, et la rentrée de la Cour à Paris (21 octobre) avaient multiplié toutes les coteries, et, entre autres, celle des Précieuses dont le nom, encore peu répandu, ne se prit en mauvaise part que plusieurs années après. L'esprit romanesque triomphait en littérature comme en politique. « Tandis que l'amour du bruit, la galanterie, le goût des aventures et des grands coups d'épée armaient contre l'autorité royale les jeunes seigneurs, les héroïnes coquettes, les vieux magistrats et les masses populaires, les éditions multipliées de la Clélie et du Cyrus enivraient les lecteurs par leurs longs récits de guerre, de politique et d'amour ^ »

1, Recueil de pièces galantes de la Suze et de Pellisson, 1741, 1. 1, p. 200

2. Histoire des poëtes épiques français du XVII'' siècle, Thèse

Clélie est conçue dans le même système pseudohistorique^ exposé dès la préface de V Illustre Bassa, largement appliqué dans Cyrus et repris avec des développements dans le chapitre des premières Conversations, intitulé : De la manière d'inventer une fable. On voit daas ce dernier écrit que l'auteur n'était pas sans avoir réfléchi à l'emploi de l'histoire dans le roman, quoique ses théories aient été souvent fausses ou mal appliquées. Il ne faut donc pas demander à la Clélie la peinture exacte des premiers temps de Rome, ni les vrais caractères des anciens Romains qu'après tout Racine et même Corneille n'ont pas laissé d'accommoder aussi quelquefois à la française. La description de Carthage qu'on trouve au tome I"* n'a pas les prétentions à la couleur locale hruyamment afiichées dans un de nos romans contemporains. Il ne faut y chercher, en fait de témoignages historiques, qu'une vérité purement relative. On sent des souvenirs vivants de la Fronde dans le tableau des combats qui ensanglantent les faubourgs de Rome, dans la scène où Brutus soulève le peuple, dans le récit des intrigues qui séduisent ses fils, dans la peinture de leur mort, etc.

par Julien Duchesne, 1870, p. 84. — Voici la date des principales éditions des romans du genre dont il s'agit:

Le Cyrus : 1650, 1651, 54, 55, 56, 58.

La Clélie: 1656, 1658, 60, 61, 1731.

Polexandre de Gomberville, 1629, 1637.

La Calprenède, Cassandre, 1642, 1650, 10 vol. — Cléopâtre, 1647, 1658, 12 vol.

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