‹ Notice des bronzes antiques exposés dans les galeries du Musée Impérial duChapitre 20 sur 162 · VENUS FELIX · texte numérisé non relu

VENUS FELIX

16«. — Buste de Vénus, la tête ornée d*une Stéphane* La partie inférieure de la poitrine est entourée d'un feuillage. (E. D.)

Trouvé par Grignon dans les fouilles du Châtelet, près Saint^Dizier (1774).

Cette figure parait avoir servi à décorer un trépied.

183 — Tête de Vénus. La chevelure forme sur le front

deux rangs de boucles qui se réunissent en nœud sur

le devant de la tète. Le cou est décoré d'un collier.

Cette tête creuse présente, en dessous, une ouverture

quadrilatère qui se formait au moyen d'une plaque glissant

dans une coulisse {vo r les n°* 202 et 305) . (E. D.)

164. — Vénus entièrement nue de face, relevant sa chevelure de la main droite, assise dans une coquille bivalve, que soutiennent au-dessus des flots deui

centaures uiarinSy!xOuox£VTaupoi(TzetzeSy ad Lycophr. Cass. 34*} . De chaque côté, un petit Eros ailé, debout sur un dauphin, qu'il stimule à laide d'un fouet. Dans la mer paraissent quatre poissons, une sèche et une coquille.

Le sujet de ce bas-relief d'argent parait une de ces compositions inspirées par les poésies d'Anacréon, poésies qui semblent avoir eu sur l'art grec une influence voisine ai' celle qu'ont exercée h s œuvres d'Homère, d'Aristophane et d'Epicharme. Cf , l'ode xux , Elç o(<jxov sxovnx

'AçpoSlTYjV.

Ce bas-relief, dont plusieurs parties étaient plaquées d'or, décore une oreille de vase élégamment découpée. Trouvé en 1838 au lieu dit Bondonneau, près de Montélimart et du château d'Ailan(Drome}, parmi des restes de substructiens antiques..

Argent. L. 0.307.

H. o.ioa.

Uusée Napoléon Ul. — Acquis en 1850.

168^. — Bas- relief exécuté au repoussé, et très-fragmente. Vénus vêtu** d'une tunique talaire, assise sur un rocher et écartant son voile de la main gauche. Près d'elle £i:os, nu, drbout, tenant son arc de la main gauche, dans l'attitude d'un archer qui décoche une flèche, Les tètes manquent. — Trouvé à Tarqûinies.

Uusée Napoléon 111. — Acquis en 1862.

Gravé dans les Monum. delV inst. areheoL di Roma, 1860, tav. XLVii.

166. — Vénus victrix debout, !• buste orné de deux rangs de perles qui se croisent; le haut des bras entouré d'un bracelet ; ses reins sont ceints d'une draperie dont une extrémité tombe jusqu aux pieds. La déesse ramène sa main droite vers sa poitrine et pose la gauche sur un boucliir ovale que soutient une colonnette* Cette figure est creuse et disposée en applique.

Uuséo Napoléon III. — Donné par TEmpereur, 1866.

%.W. — Vénus debout, tournée à droite, le coude gauche appuyé sur une colonne ; la tête est ceinte d'une Stéphane, et une légère draperie enveloppe la partie inférieure de son corps. La déesse porte, sur la main droite étendue , un grand casque avec crista et tient de la gauche une haste ; un bouclier ovale est appuyé contre la colonne. Un petit génie ailé agenouillé noue la chaussure de Vénus, tandis que deux autres génies volt»nt en sont» nant au-dessus de sa tête une couronne de fleurs. Eros, debout sur une base, lui tend une couronne , et derrière elle un terme de Priape ithyphallique tii et de la main droite un céras et porte un thyrse sur son épaule gauche. Médaillon travailië au repoussé et doré.

Cf. la monnaie d*or de J. César restituée par Trajan ; Caylus, Numism. aurea e dm. reg., pi. i, n° 6; celle de Titus, tbtd., pi. xi, n° 211 ; celle de Crispine, avec la légende vents victrix, fbW., pi. xxxii, n° 654. et le denier d'arcent de Faustine la jeune, légende teneri viCTRici; Cohen, Dtscr. hist. des monnaUs rom. imp., t. II, p. 586, no 82.

169. — Vénus la tète ceinte d'une Stéphane, agenouillée sur un globe ; elle courbe la tète et ses ailes sont abaissées. Sa tunique, que recouvre un péplus, s'ouvre à partir de la ceinture tt laisse voir le devant du corps; de chaque main, elle soutient un pan de ce vêtement. (E. D.)

Caylus possédait une figure pnesque entièrement semblable à celle-ci [Bec, d*ant., t. 111, pL xux, n"" 2 et 3). Voy. la monnaie de Marium de Cypre, qui a pour type une femme ailée agenouillée, tf^nant un globe. {Revue numismatique, 1860, p. 1, pi. I.)

Le bronzt de Caylus nous montre une femme agenouillée non pas sur un globe, mais sur un piédouche. Ces accessoires doivent donc être considérés comme appartenant au monument (probablemc nt un trépied analogue à celui du Musée de Turin) pour lequel les figurines ont été exécutées. 11 nous reste une Vénus dans une altitude de

suppliante, et qu'il faut comparer à la déesse réclamant Adonis, agenouillée aux pieds de Jupiter, telle que la représente le vase peint de la collection Santangelo, publié par M. Ph. Gargallo-Grimaldi. {Bull. areh. nap., 1859, t. VU, pi. 9.)

iB9. — Buste de Vénus, la poitrine en partie découverte. — Applique. Travail romain.

Musée Napoléon III. -^ Collection Campana, 1862.

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