MÉLICERTE
partie inférieure qui s'appliquait contre la panse, est décorée d'une belle palmette triple et de deux Gguf es des Dioscures debout près de leurs chevaux qu'ils tiennent par le frein. Toutes les figures sont de ronde bosse. Style italo-grec très-ancien.
Musée Napoléon III. — Acquis en 1854.
43^. — Un des dioscures assis , vêtu d'une tunique courte et d'une chlamyde jetée sur Tépaule gauche. II est coiffé du casque conique surmonté d'un astre. De la main droite, il tenait une haste,(qui manque), la gauche tenait une patère. (E. D.)
Cabinet Tersan .
•436. — Autre dioscure assis, sans tunique, sa chlamyde attachée sur l'épaule droite, passe sur la poitrine et retombe derrière le bras gauche. Sa tète est coiffée du casopie conique (l'astre est brisé) ; de la main droite il tient une nilène à ombilic. (E. D.)
NIÉLICERTE.
437. — Fragments d'amphore. Col, et deux ansrs décorées chacune de deux groupes semblables. La partie qui embrassait le col représente deux monstres marins composés d'un buste d'homme barbu et d'une queue de poisson, portant sur leur croupe chacun un jeune homme qu'ils tiennent par le pied. L'extrémité inférieure des anses qui s'appliquait sur la panse du vase est ornée de deux figures d'homme monté sur un cheval ailé, lequel repose sur une palmette. Trèsancien style.
Mnsée Napoléon III. — Collection Canipana, 1862.
L'ensemble de cette composition parait se rapporter à
des fables corinthiennes. Les nécessités de la symétrie ont
fait répéter deux fois chaque sujet. La scène du haut nous
montre Mélicerte porté par le monstre gardien du rocher
Moluris que représentent des monnaies de Corinthe frap-
92 UTTHOLOGIE.
pées pour Antonio, L. Vérus et Sept. Sévère (Seslini, Medaglie dtl Mus. Fontanay 1822, p. SS, pi. li, n'' 2 et 3)î le cavalier est Bellérophon que la monnaie corinthienne des nnéaies époques nous offrealternant avec le fi!s de Leucothée. Mélicerte ou Palaemon et Bellérophon avaient des sanctuaires à Corinthe (Pausanias. Corinth. cap. II, 1 et 4). — Il faut dire toutefois qu'à Corinthe même les Tyndarides se voyaient associés à Neptune, comme dieux protecteurs de la navigation. [Ibid. I, 9.)