Personnage assis
Vêtu du costume florentin et coiffé d'une sorte de turban; les mains croisées, la tète levée, tournée de profil à droite.
Au verso. Jeune homme drapé, debout, la tête appuyée sur la main.
A la pointe d'argent, rehaussé de blanc, sur papier teinté de grr. — H. 0,200. — L. 0,110.
LOMBARDO (attribué à Tullio), sculpteur et architecte. — Yenise, ? -1532,
(ÉCOLE VÉNITIENNE
5©. La Crucifixion.
La Madeleine agenouillée, entoure la croix de ses bras ; à
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gauche, la Vierge debout, les mains jointes, levant les yeux vers son fils crucifié; à droite, saint Jean debout. Une bordure, formée de rinceaux qui alternent avec des figures d'enfants et des médaillons, encadre la composition.
A la plume, lavé de bistre et rehaussé de blanc. — H. 0,310. — L. 0,220.
Collections T. Hudson et T. Lawrence.
LORENZETTI (attribué à .Ambruogio), peintre. — Sienne, ? - vers 1338.
(ÉCOLE SIENMOISE )
St. Sujets divers.
Deux figures couronnées, assises et vues de face, tenant chacune un sceptre et un globe; dans le bas, à droite, une figure capuchonnée, tournée de profil vers h droite, et un homme vu également de profil.
Verso. Petites figures disposées sur trois rangs.
Dans le haut, une femme, assise dans une stalle, à côté de trois personnages ; saint Dominique debout, tenant un modèle d'église; plusieurs petites figures en adoration; au bas, trois études pour l'Annonciation.
A la plume, lavé de bistre sur véliu. — H. 0,210. — L. 0,150. Collection du marquis de Lagoy.
Un dessin de la même main, provenant aussi de la collection Lagoy et appartenant à M. L. Galichon, figurait, sous le nom de Giotto, parmi les dessins anciens, exposés à l'École des Beaux-Arts
MÀNTE&NA.
en mai 1879 (n° 3 du catalogue). La collection Albertine, à Vienne, possède une étude qui peut être attribuée également à Lorenzetti.
La représentation des figures allégo. iques, portant les attributs de la royauté, se rencontre fréquemment chez les maîtres du xive siècle. Le peintre, dont ce dessin dénote le plus visiblement le caractère, est Ambrogio Lorenzetti, dont une composition très importante, VA llêgorie de la Paiœ, se voit encore sur les murs d'une salle du Palais public à Sienne. On remarque une analogie frappante entre les personnages de la fresque et ceux du dessin de la collection de la Salle. Au reste, les points de comparaison manquent la plupart du temps pour juger de l'authenticité des dessins des maîtres qui ont procédé de Giotto et de Simone Martini. Ce n'est donc qu'avec réserve que nous mettons en avant le nom de A. Lorenzetti. Une inscription moderne, presque effacée, qui se trouve au verso du dessin, porte Giotto, mec,
MANTEGNA (Andréa), peintre et graveur. — Padoue,
(ÉCOLE VÉNITIENNE
58, La statue de Virgile.
Le poète couronné de lauriers, tenant un livre des deux mains, est représenté debout sur un piédestal ; deux Amours assis sur la base, au-dessus d'une guirlande, soutiennent un cartouche qui porte l'inscription : p. vergelii. maronis.
AAETERNAE. SUI. MEMORÏAE. IMAGO.
A la plume, lavé d'encre do Chine et piqué pour le décalque. — II. 0,310. — L. 0,220.
Gravé en fac-simile dans la Gazette des Beaux - Arts, par Gaucherel, avril 1866.
Une lettre de Jacopo d'Hatri à Isabelle de Gonzague, retrouvée par M. A. Baschet dans les archives de Mantouc, ajoute un
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grand intérêt au dessin de la collection de la Salle, puisqu'il s'agit dans cette missive du projet de la statue de Virgile, que la marquise de Gonzaguc commandait à Mantegna :
« Je dis à Pontano
« ...Nous en vinmes ensuite à discuter comment devait être faite la statue du poète, ou de bronze ou de marbre, convenant que, bien que le bronze fût certainement plus noble, cependant le danger qu'il courait à ce que dans un temps donné on n'en fit sonner des cloches ou tonner des bombardes, nous faisait penser à préférer un beau marbre avec un beau piédestal, le tout placé dans le lieu le plus digne, faisant en sorte d'en confier le travail à quelque grand sculpteur, et d'avoir son portrait d'après nature, car je venais de lui dire (à Pontano) qu'il avait été retrouvé par messer Battista délia Fiera. Puis, pour ne pas s'éloigner du style des anciens, il lui paraissait que la statue devait apparaître seule, le laurier couronnant la tète, drapée à l'antique, avec la toge nouée à l'épaule, ou avec l'habit sénatorial, ainsi que le saura bien retrouver et reconnaître messer Andréa Mantegna; les mains ne devront rien tenir. Il faut une statue simple, sans livre ni autre chose dessous, chaussée à l'antique, enfin dans l'attitude que jugera à propos messer Andréa. A la base, peu de paroles, seulement : Publius Virgilius Mantuanus, puis Isabella marchionissa Mantuœ resti~ tuit.on quelque chose d'approchant qui conviendra à Votre Excellence
• Naples, 17 mars 1499,
a De Votre Illustrissime Seigneurie, le serviteur, « JAGOPO D'HATRI.
a A la très Illustre et Excellentissime Dame , madame Isabelle, marquise de Mantoue. »
(Documents sur Mantegna, Gazette des Beaux-Arts, 1866, t. XX, p. 318 et 478.)
MARATTA.
ôO. La Paix
Elle est représentée debout, vue de face, tenant le caducée de la main droite, et une corne d'abondance de la gauche.
A la plume, lavé de bistre. — H. $210. — L. 0,090. Collections P. Lely et Lanckrinck.
Mantegna (école de).
©©. Saint Jacques conduit au martyre.
A gauche, l'apôtre bénissant un homme agenouillé; au milieu, un guerrier; à droite, la foule du peuple repoussée par un 3oldat.
Dans la fresque du maître, aux Eremitani de Padoue, les figures de droite sont vêtues, tandis que dans la copie libre qui est ici décrite, le dessinateur a supprimé les vêtements et augmenté le nombre des assistants.
A la plume. — H. 0,1*0. — L. 0,260.
MARATTA (Carlo), peintre et graveur. — Camerano, 1625-1713.
(ÉCOLE ROMAINE
©1. Cérès, Vénus et Bacchus.
Vénus assise dans un paysage, s'appuyant sur Cérès, tend une coupe à Bacchus. L'Amour est auprès de Vénus. Au second plan, à gauche, les tigres du char de Bacchus.
A la sanguine. — II. 0,250. — L. 0,300. Collections marquis de Lagoy et Ch. Rogers.
BO
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MAZZOLA (Francisco), dit IL PAEMÏGÏA- NINO, peintre et graveur. ■— Parme, 1503-1540.
(ÉCOLE LOMBARDE
&2. L'Adoration des Bergers .
Au milieu de la composition, la Sainte Vierge, assise à terre, tient dans ses bras l'Enfant Jésus; à gauche, U groupe des bergers; à droite, un homme chargeant un àne.
A la plume, lavé de bistre et rehaussé de blanc, sur papier jaune — H. 0,110. — L. 0,210.
Collections baron Denon et comte de Barck
©8 La Vierge et l'Enfant.
La Sainte Vierge, assise devant un portique, tient sur ses genoux l'Enfant Jésus qu'adore un ange drapé.
A la sanguine, mis au carreau. — lî, 0,200. — L. 0,1 :o. Étude pour la Madone au long col du palais Pitti.
©4. Ganymède.
Debout, dans un paysage vivement éclairé par les rayons du soleil, il tient une aiguière et une coupe; à droite, au premier plan, sur le bord d'un ruisseau, une nymphe étendue, la m iin droite sur un vase.
A la plume. — H. 0,150. — L. 0,100.
Culbctions comte d'Arunlel, Jabach, T. Lawrence, baron Denon, comte de Barck.
Gravé»
MAZZOLA,
Une suile de cent trente dessins du Parmesan, provenant du comte d'Arundel, fut acquise à Londres, en 1720, et portée en Italie par Lanetti, qui en reproduisit la majeur.) partie en fac-simile, à l'imitation de Ugo da Carpi. Deux autres recueils, en fas-similj, des dessins du maître ont été également publics en Italie.