‹ Notice des émaux et de l'orfévrerieChapitre 22 sur 105 · MAUX VENITIENS · texte numérisé non relu

MAUX VENITIENS

Tandis qu'en France, comme nous le verrons plus loin, 1 de rémailleric était entièrement transformé dans ses procédés cl dans ses produits,— Témail rouvrant rnlièrement rexcipiont mélalli(|no et rrclierchant les elïels de la peinture, — on créait en Italie une sorte de vaisselle qui n'a de commun avec les produits de Fart nouveau que d'être également recouverte entièrement d'émnil. On pense que ce fut à Venise que celte industrie naquit et se développa ; mais aucun document certain ne Je prouve. Tout ce qui* Ton sait c'est que, dés les commencements du xv!"" siècle, celle industrie était parvenue à toute sa perfection, comme le prouve un ciboire possédé par M, le baron G. de Rothschild, et qui porte cette inscription : bns bernardinys de

EMAUX VÉNITIENS. 83

CARAMELLIS PLEBANVS FECIT FIER! DE A>'NO MCCCCII (1).

Celte vaisselle esl formée de plats, de liassins et d'aiguières, de quelques vases religieux, dont les formes sont celles de la renaissancé, et qui sont remarquahles par les aodrons, soit droits, soit courbes, qui, élanl repoussés dans le Tiirtal, forment un des éléments les plus considérables de leur décoration.

Des émaux bleus, verts ou blancs sont couclies sur les diverses parties des pièces, de façon à se servir allernativemcnt de fonds et de repoussoir. Des étoiles et des feuilles de chêne, de fougère, etc., sont appliquées en or après coup sur la pièce.

Parfois de petits émaux garnissent Tombilic des .plats. Ils sont, soit translucides sur relief et représentant surtout des armoiries italiennes ou allemandes; soit peints, et représentant des saints. Dans ce dernier cas, ils appartiennent à Tart limousin du xv^ siècle et sont d'une facture assez négligée. £n aucun cas, nous n'en avons trouvé avec une physionomie italienne. La présence des émaux translucides allemands à armoiries s'explique facilement par les relations de Venise avec rAUemagne, si c'est à Venise que cette vaisselle a été fabriquée. Le commerce expliquerait la présence des émaux limousins.

(Goaimeocemeiit du XYI^ siècle.)

D. 191.— Burette.

Burette à panse sphériquée, séparée en deux par un filet saillant, godronnée à la partie inférieure , surmontée d'un col très*allongé muni d un couvercle à bouton. Un goulot part de la panse et monte au-dessus d« Touverture* Du

il) N« 2S75 da Catalogoe du Musée rétrospectif de tS6S«

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