ATELIER DE LÉONARD LIMOSIN
Grisaille rehaussée d'or sur fond noir brun, npvers. Vu l)usle d'empereur, Inurc, lourné adroite. Même fabricaiion pour i'tiudrôil et lo revers que le aumcro D. 372.
lièp» «te KapoKon III. » Donation Sautageoc. M1127 (Ui Catalogue de la coUecUoa Sauvageot, psitlLA* Sauaay.
Dl 0,205.
Adam et Ève. — Adam, dultuul, une uiaiii appuyée sur an bàtou, teutl la main vers Ève, assise de Tautre côlé de Taibre qui occupe le milieu de la compofiitioQ, et prenant la pomme dans la gueule du serpent enroulé autour de
Ta' bi e.
Tâysages et auimaux dans le fond.
Marlydécoié de rinceaux d'arabesques d'or.
Rjid. Décoré de rincea ix d'arabesques, ourlet blanc.
lit'vers In buste d hoinm.' barbu, lauié, lourué de profll à gauche, dans un médaillon ciiculai.e entoure de rinceaux de feuillages syrneiriques et layuuuauls. Sous ie bord une couronne de laurier.
Grisaille. Trait et premier modelé sommaire prenlevage, sur une couche gridiclair, rehauts blancs, carnations colorées l>iedque en plein. Rehauts et ornements d*or. Pond bleu.
Régal (le Charles X. » GoUettUon Durand, n»» 19-24^8, N* AU 4o U Notice des émattx, par 11, la comte L. de Laborde,
D. Uîî^. — Coupe plate portée sur un piédouche*
Intérieur : /ttnon. — Junon portée sur un char traîné par Ifois paons, qu'elle guide vers la droite sur les nuages. Un iUDoar Y>»Uige au-dessos des oiseaux, entouré lul*même de nuages. Bordure d'arabesque d'or, ourlet blanc recouvert de dorure par suite d'une restauration
ijLlérieur. Quatre Termes à tête ailée et drapée, de ix dVnf'iLli et deux de vieillards, rattachés par des drapeiles qui pas ent par des anneaux intermèdiîiires, d'où pendent camayeux accompagnés de banderoles et d arabesques d"ur.
l ied enlièremeni nuir avec un uuiiet blanc.
170 ÉMÂUX PEINTS.
Grisaille. Trait et préparation par enlerage sur une première couche gris sombre. Rehauts blancs, adoucissant par places les noirs des hachures, et franchement opposés au noir. Rehauts et ornements d'or. Fond noir.
Règne de Gfiaries X. — CoHection Durand, n** ftS-2(k65.
N** 26A de la Notice des émaux, par M. le comic L. de Labordc.
D. 398. — Coupe pkUe portée sur un piédouche,
Intérieur. Psyché transportée par Zéphyr, d'après la composition de Raphaël, gravée par le « maître an dé. »
Psyché est couchée sur les nuages, et au-dessmis représente'e endormie. Des femmes la reçoivent à di'oiie sous io péristyle d'un palais.
Bordure d'arabesques d'or, ourlet blans, recouvert de dorure dans une restauration.
Revers. Quatre masques ailés et drapés, deux d'enfants» deux de vieillards, reliés par des draperies qui s'attachent à un anneau intermédiaire d'où pend un camayeu accompagné de bandelettes et d'arabesques d'or.
Pied entièrement noir avec un ourlet bîanc.
Grisa illo. Même facture que le numéro pr'M'édent.
Un accident de cuisson a marqué la place de l'insertion du pied au fond de la coupe, en y faisant manquer la couleur blanche.
Règne de Charles X. — CoUectîon Durand, n»* Uà'2im. M<» 28S de la Notice des émaas, par M. le comte L. de Labotde.
D. 3*9^^ et bis. — Coupe avec son couvercle.
Coupe portée sur une lige en balu^lre, se raccordant à un pied élevé endoucine. [U. 0,174. — îi. 0,i8o.) Intérieur: Sacrifice de Noé après la sortie de 1^ Arche. — Noé est âge* nouillé à gauche» devant le bûcher au centre. Dieu apparaît au sommet à droite, dans une auréole de nuages.
Des animaux sont répandus dans le bas de toute la composition. Âu fond, à gauche des hommes élèvent des cens* tructions en charpente.
Extérieur. Deux manques et deux têtes do bélier, drapés, d'où pendent des trophées, reliés ensemble par des draperies accompagnées de légers ornements en or. Sur la tige
AT£LIEI\ DE LÉONARD LIMOSIN. 17 i
deux têtes d'enfant ailé alternant avec des têtes de liou, d où pendit des draperies.
Sar le pied, une frise formée d'un enfant à califourchon sur un dauphin, d'un enfant sur un bouc, et d'un amour Tolant qui poursuit un oiseau.
Couveiiie. (ÎL 0,060.— D.0,190.) Dessus. Quatre médaillons ovales compronant des bustes, deux d'hommes barbus et deux de femmes, séparés par des chimères et des termes en or. Sur le bord une couronne de lauriers. — Intérieur : quatre médaillons ovales comprenant quatre bustes de femmes dont deux casqués , séparés par des ornements dorés.
, Grisaille. Sujet principal dessiné et modelé par enlevage à travers une couche blanche mince qui recouvre tout le fond ; les autres ornements appliqués sur le fond, puis redessinés et modelés par enlevage, Rebauts d'or. Fond bleu. Revers bleu.
Règne de Charles X. — GolleeCkm Dorand, n*'
K«' 259 et 260 de la Notice des émaux, par M. le comte U du I.aJ>orde.
D.380 et bis. —Coupe avec son couvercle.
Coupe mamelonnée portée sur un pied à tige en balustre. (H. 0,148. — a 0,183.)
Intérieur. Diéu apparaissant à Abraham. — Le prophète agenouillé à droite se prosterne au-dessous de la fieiire de I>ieu, qui lui apparaît dans les nuages. A gauche, Abraham, armé d'une houlette, surveille ses bergers endor* mis auprès de leurs troupeaux.
Extérieur. Quatre figures de femmes terminées en termes séparées par de légers ornements d'or. — Snr le nœud de la tige, quatre masques d'enfants reliés par des draperies. Sur k pied, des cliiens poursuivant un cerf.
Couvercle (H., sans le boulon, 0,055. D. 0,190).— Extérieur. Quatre médaillons ovales encadrant chacun un buste dliumme ou de femme alternés; rinltrvalle des buslcs eiant rempli par des termes et des colonnes de grotesques en or. U leuiilare du bord ornée d'une couronne de laurier. — . Intérieur. Quatre médaillons ovales encadrant chacun un boste de femme posé de trois quarts ou de profil . Do légers ornements d'or symétriques sont tracés dans rintervalle des médaillons. Contre-émail bleu.
Grisailles. Figures appliquées sur le fond, redessinées et
m EMAUX PBINTS.
préparées par enlnva?o. Carnations colorées^ rehauts et orncmeaU d'or. Food bleu lapis.
Aègne de Charles X. — Gollectîoii Durand, N«i 2sn et 25S de la Notice des émaux, par M, le comte L« de Labordc*
D. 381. ^ Gobelet à pied.
Coupe. La création de Vhomme, d'après la compositioo de Raphaël. Dieu le Père, à nimbe radié, coiffé d une couroune (ienlclétî, debout, re!»»vant son manteau de la gauche, anime de la droiU' Adjru couché à terre sur le dos. Quel- , qu« s auiiiiaLix paissent sur le« terrains qui s'étagent en arrière plan. — La création de la femme. Dieu le Père, à nimbe radié, la tôle ceinte d une couronne dentelée, soulève de la main gauche Eve à moitié sortie du côté d'Adam» et la bénit de la droite. Arbres et paysage montagneux dans le fond. — De légers grotesques d'or sont suspendus à des lanières sous le fond de la coupe.— Tige ornée d'un anneau rte feuilles tombantes où se rattachent deux têtes de lion et deux tôtes de chérubins d'où pendent des guirlandes. Quatre petits médaill(»ns ovales portant des têtes d hommes et de femmes garnissent l'intervalle des guirlamies.
Gi isailles. Le trait et premier modelé des sujets par enlevage; carnalicns tres-légérement culorées. Ornements appliqués du premier coup, et parfois redessinés par enlevage. Rehauts d'or. Pond bleu lapis.
R^gne de Charles X. — Collection Dut aad, n''»22-2Wl. N*> 288 de la Notice des émaui,par M. le comte L. de Laborde.
Jeliaia Umosiii*
M. Jules Labarte, d après les documcnls assez confus publiés par M. Maurice Ardant, dislingue deux Jehan Liniosin. ]/un, qui est le frère de Léonard cl de Martin, qui n'exerça point l'aride rèniaillerie, et qui l'ut cuiiaui en 1 autre, qui serait son fils, ne vers
JëUAK LIMOSIN. 173
1561, et qui peignit en émail. Le Louvre possède quelques pièces de celui-ci, qui seraU .k lian II. Un des rares émaux auxquels on puisse assif,nier uue dale est le portrait de Bardou de Bruu, avocat, fondateur, à Limoges, de confréries de Pénitenls, puis prêtre, signé I.L. 1597 (1).
Un acle de IGIO, relaiii a la mai. soi i do son père qu'il possède alors, le qualifie d'«esmailleur.))
En 1619, il exécuta, pour l'égilso de Solignac, une giroueilc émailléo des armes de l'abbé qui gouvernait alors ce monastère, et la sicrnn , d'un côté , jehan imosiN, ESMAiiLEUR DU ROY, ItilD, et, (le Tautre, des lettres I L séparées par une fleur do lis.
11 vivait encore en 1646, car il paye une rente sur la maison de la rue des Pousses, que posséda jadis Léonard, son oncle, et qu'il possède par moitié indivise avec François II Limosin, son cousin.
Jehan Liinosin, s*il est réellement né en 1561, avait de quatorze h seize ans lorsque son oncle mourut, et s il entra comme apprenti dans Tatelier de ce dernier, il ne put guère en recevoir de leçons. Aussi sa manière se rapproché*t*eUe surtout du genre adopté par Jean et par Suzanne de Court.
Son dessin est très-ressenti ; d'une musculature un peu exagérée, et il donne à ses tètes ce profil aigu, qui imprime comme une physionomie particulière à l-art français de la fin du xvi« siècle, et que présentent à i'envi les figures peintes et sculptées sous les derniers Valois.
Bien qu'il ait persévéré dans la pratique des grisailles
préparées par enlevage, il modèle les figures de ses compositions au moyen de fines hachures en bistre rouge et celles-ci s eiilèveni sur un lond Lieu légèrement opaque.
Mais il sacrKie au goût de son temps pour les émaux «éclatants, pour le paillon, et pour les rehauts d ur.
'Xi Cabinet dt M. Germeau. ii«2901 ûvt Catalogne du Musée rétrospecU
lîlIAUX PBINTS.
Les scènes de chasse, qu'il affectionnait, se passant en avant de paysages, c'est le vert qui domine comme fond dans la plupart des émaux que nous connaissons.
Les revers de sa vaisselle émaillée sont d'un dessin quelque peu lourd et pénible, et ne montrent plus le grand goût de ceux que P. Gourteys et P. Heyraond imagiûèreûL
D. 38«. — Plat oxale.
. Fin du XVI'' sicclo . IL 0»390. — L. 0,A90.
E9iher aux pieds d Assuérus. — Â gauehe» Assnéros est
assis sur un trône placé sur une estrade en avant d'un pavillon à rideaux. Quatre personnages sont en arrièreplnn, aux pieds du irùne. Esther s'at^enouille, taudis que le roi la louche de sou sceptre. Doux suivantes relèvent les plis de son manteau. Au iond, à droite, en arrière de degrés , qui descendent , Assuérus , couronne en tôte , sceptre eu maiu, couciic sur son lit, aux pieds duquel bo tiennent debout trois personnages, Tun lisant, Tautre parlant, le troisième portant une torche*
Par la porte cintrée oaverte au fond et gardée par des soldats, on voit Mardochée à cheval conduit par Aman dont la potence se dresse au fond. Aux pieds da trène, dans un cartoucbe cairë, la signature [ieêîAh]
Mari y Ornements d'or en forme d'S feuillages séparés par
des flèches.
Bord. Quatre médaillons comprenant en haut une tête de séraphin, à droite un buste d'homme cuirassé, à gauche un buste de femme à tête laurée; au bas un buste de femme • vu de face. Trois eufants clievanchant des dauphins ou sonnant delà trompe placés au milieu de rinceaux de feuillages occapent le cbamp resté Uhve entre les médaillons.
Revers. Au centre, dans un: médaillon ovale, un buste d'homme barbu. Deux grandes figures de femmes, termi* nées par des draperies, accompagnent le médaillon en se . combinant avec des lanières découpées qui forment des cartouches comprenant des têtes d'enfants dans le haut et dans le bas. Fond semé de fleurs d'or. Sous le iH)rd une couronne de ieuiUes de laurier en on
iEUAN LlMOSUf. 175
Sajet. Emaiix colorés translacides, en iMunie s«ir {MtOlon, en partie sur couche blanche dans les biens. Carnations opa* qnes, colorées, dessinées ao pinceau el modelées par un ponctue roupie. Nombreux rehauts d*or dans Tameuble-
ment et les draperies.
Bord. Emaax colorés de même facture, sur fond noir brun.
Revers. Même facture, avec cette exception que Ips car-
naiious sont en émail brun ei rehaussées d'or. Fond iioir.
Andeoiie coUcciton, d* 12.
N» SM de la Notice des émaux île la galerie d*Apolloii, en 1820. N* ftS2 de la Notice des émaax, par M. le comte L. de Laborde*
D. 383. — Plaque octogone.
Fin du xvi« sîMe* li. #,M7. — L. 0,m
Un vieillard à cL iiii recouvert d'une draperie , tient embrassée une femme presque nue, CûSijuee, la main appuyée sur un bouclier à face de Gorgone, qui doit être Minerve. Us sont assis tous deux sur un tertre en avant de quelques arbres. Au fond, unerivièroi une ville et un moulin à vent. S lis les pieds de Minerve la marque I. L. tracée en or.
Emaux colorés sur paillon pour les costumes. Trait noir ?nr fond blanc ou sur le paillon. £maux bleus , violets , pourpres, verts, avec rehauts d'or.
Carnaiions très-légèrement colorées, modelées par un pouiUile saumonné.
Revers opalin.
^îuDié eu cuivre doré.
Bègne de Napotéen III. — Donation Sanvagcot. 1162 du Catalogue de la collection Saovageot, par M» A* Sauxay*
D. 384. — Plaque rectangulaire repoussée.
Fin du XTI« siècle. H. «.«M. — L. 0,073*
La tête du Christ, de profil à drnitc, en relief en avant d'un nimbe radié, entourée d'un lilet formant un cadre octo^rone aîlon^é avec fleurettes sur paillon, dessinées en or dans les angles. Fond noir avec rosette.s d'or.
Traits en noir, carnations blanches modelées par petites
176 BMAUX PBINTS.
hachures saumonnées; cheveux jaunes redessiocs en or; robe en violet transparent.
Revers blanc opaque, grumeleux avec quelques parties verlfs.
Règne de Kapoléon III. — Donation Saa?ageoL N^llOS du Catalogne de la collection Sauvagcot, par M. A. Seniay*
D.dSSI.^ Croix,
Fin du siCclc. H. 0,05$, — L. 0,050.
Face. Le Christ en croix, à nimbe radié, conronné d'épines, attaché par trois clous.
Revers. La Vierge, nimbée, debout, les mains jointes, les cheveux tombants, vêtue d'une robe violelte et d'un manteau bien. Grisailles sur fond noir orné de fleurs sur paiMon el de fleurons d'or. Fond noir.
Monture en cuivre doré.
B^gnede Kapoléon III. — Donation Sauvageoi. N« 1104 du Catalogue de la collection Sauvagcot, par M. A. Satisay.
D.380. - Platomle.
Fiià Uu xvi*^ siècle. II. 0,380. — L. 0,505.
La femme d*r/rt>.— Au centre de la composition, la femme d'Urie, à moitié nue, est assise sur la margelle d'un bassin, les pieds dans Teau. Une femme s'avançant de la gauche lui présente des tablettes, une autre la peigne Deux autres sont
placées en arrière, à droite. Du même côté , uwo fnntriine onice d'un eheval ailé qui galope au-dessus d'un homme couclic, sur un sonbnssemenl cr^irni de sirènes aux angles et d'une tèlo de lion sur Tune de ses faces, alimente uu premier bassin où esî posé un paon, et se déverse dans le second bassin ou Rcthsabée plon^ifeses pieds. Un berceau de feuillages, supporté par des termes, s'enfonce au centre en avant des édilices d'un palais. David est placé à gauche au sommet de Fane des terrasses , à droite, dans le lointain, un ermite, qui doit être le prophète Nathan, se dirige vers sa cellule.
Morly orné d'arabesques d'or sur fond noir. Bord niné d'un buste dans un médaillon à chaque extrémité du grand axe, et de deux mascarons aux extrémités