II. 0,083.^1^ 0,OôO
Vèms 0t V Amour. — Vénus est assise sur un tertre, tour-* Qée à droite, tenant T Amour debout à côté d'elle. Fond de
pnysnge.
Ëniourage d'oiseaux et de fleurs, accompagnés de branchages d'or.
Emaux colorés en partie sur paillon. Même facture que le LP D. 395.
Règne de Cbarles X. — Collection Ré?oil, n* 20$. N« msi de la Notice des ânanz, par M. le comte L. de Laborde.
Jlosepli Llmasiii.
Tout ce que l'on i^ail sur cet émailleur, duui le Musée possède une salière, c'est qu'en 1666 il figure parmi ^ ies héritiers des biens possédés jadis par Léonard I.
Ou .siq)pose qu'il élail l'un des fils qui naquirent à Léonard II dans les années Ï(M, 1608 et 1615.
Notons, comme pouvant compliquer quelque peu
ÉMÀUX PElliTS
cette biographie si peu connue, qu'un Joseph Limosiu était consul en 1616. M. Maurice Ardant, qui signale le fait (1), croit qu'il s'agit de Témailleur, ce qui semble diiïicile à adineltre en considérant que celui-ci vivait encore en 1666.
Joseph Limosin (^taitroiisin de François II et, comme lui, arrière-neveu de Léonard I. Son style est celui des derniers membres de sa famille et procède de récoie des de Court. Ses figures longues, de formes un peu exagérées, sont modelées par hachures en histre roux. Il emploie volontiers le paillon sous les vêtements, et abose quelque peu des rehauts d'or.
Nous ne parlerons d*un prétendu Bernhart Limosin, signalé comme ayant exécuté un plat qui serait au Musée de Dresde, que pour nier l'existence de cette œuvre (2) . Mous rayons vainement demandée et cherchée à la Grune-Gewelbe, dont nous avons pu voir et manier tous les émaux, et nous n'avons point été plus heureux dans la Gœver-Galery.
D. — SoHère m fmne de ptédauckef à six pans, base et faUé drctdaires.
n. 0,100. — D. de b base 0,142.
Dans la concavité circulaire» destinée à recevoir le sel, une
figure de fcmmevue à mi-corps, et tenant un papegeai sursa main droite. Entourage d*un semis de fleurs. — Sur chaque
face une figure, doboul sous un pavillon, d'jiprès les compositions d' El iin ne De Laulne, datées de 15G9. Minerve, casquée, tenant la lance et appuyée sur le bouclier. — Apollon, joaant de la lyre. — Terpsichore, joaant des cimbalcs et dansant.
(1) M. AnoANT, Co Jy Noyiier, in-S«df 20 pages. AngouIém% 1805.
(2) Didier Petit. Kotiui ner U Crueifiûs ei iur le$ EnuUthun de Li^ mogei, Lyon, 1848.
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JOSEPH LIMOSIN. i87
— La Gramm iire, tenant un livre oiiveri, — Une femme . jouant d'une flûte et dansant. — Une femme sonnant d'une loDgoe trompe. Surle fond courentdes rameaax;sous lacin-
Emaux colorés en partie sur paillon. Carnations coloret s et modelées par hachures. Vcleinents, feuillages et lleurs sur paillon, reii;iLTisés et ac^.ompagncs d'or.
foad noir. Coulre-cmail bleu lapis, semé de fleurs de lis d'or.
n^e de Charles x. — GoUeclioo Durand, n»* 48-2497. AS7 ds la Notice des émaai, par M. le comte L. de Laborde.
D. 40O. — Salière en forme de piédouchey à six pans, base et faîte circulaires.
H. <»»082. - D. à la bayî 0,125.
Dans la concavité circulaire, destinée â recevoir le sel, un
buste de guerrier, tourné de profil à gauche; entouraîre d'oves. Snr chnqueface une figure dobonl, (i'îiprôs les couipositions d'Elieniie De Laulne, n^présemant Apollon cl cinq muses jonnnt chncnne d'un instrument. Sur la moulure de ia ]j;is(3 des paj)ogeais dans des ruiceaux d'or.
£iiiaux colorés en partie sur paillon. Caruatious vivement colorées et modelées au pointillé. Vêlements, oiseaux, ceatre des oves en émaux translucides sur paillon, rehaussés et acconipa^rnés d*or. Fond noir semé de points ou de brandilles d'or. Contre-émail noir semé de fleurettes d'or.
Règne de Charles X. — CollecUon Durand, n"* ô9-25p2. tô5 de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde.
llllAUX PEINTS
LES NOUAILHER
Colin I\'ouailher (Couly I\'oylier).
La famille des Nouailher date, à Limoges, du milieu du xv« siècle. Dès l'année 1456, il est question d'un Jean et d'un Couly Noyiier, c'est ainsi que le nom s'écrivait alors, Couly étant le synonyme patois de Colin, qui est le diminutif de Nicolas (î).
£n 1503, un Noyiier est désigné comme émaiileur dans un acte qui constate quo deux autres membres de la même famille, Simon et Nicolas, doivent une rente sur une maison qu'il possède à Tangle des rues Manigne et des Petites^Pousses.
Cet émâilleur doit être Couly, fils de Pierre, que nous trouvons consul pendant les années 1513, 1519, 15â5et 153L
Mais, en 1567, on voit qu'un Nicolas Noyiier était consul, et ce ne peut être le même, car, pour être parvenu au consulat en 1513, le Couly Noyiier dont il est question alors devait être déjà un nomme mûr.
Quant au second Couly, qu'un acte de 1558 dit être le frère de Pierre, et que M. Maurice Ardant assure être le père iVnn .^lailui Noyiier, èniaillcur, nous croyons {X)uvoir lui attribuer les émaux signés des initiales 0. N.
(1) M. Mautice Ardant, Couly iVo^/teryta-S" de 20 pages. Angoulème, l9GSt,
GOUN «OUAÎLHBR. 180
Nous avons pour point de départ une coupe, qui figurait, en 1865, à la vente du cabinet d'un M. ïondu,
en toutes lettres, et
«loi était de même style que les émaux marqués des initiales seules.
L'époque, non pas d'activité, niais de vogue sullisante pour que cet émailleur ail jugé à propos de signer ses wiiaux, se place entre les années 1539 [1) et 1545 (2). C'est cette dernière date qui se lit sur la plaque du 3Iusée représentant la Lignée de Madame sainte Anne [rD.401).
Couly Noylier vivait encore en 1588.
^ Dessinateur trés-négligé, mais émailleur très-habile, Couly Noylier est de plus possédé d'un goût malheureux pour les inscriptions qu'il trace avec un grand dédain de l'orthograplie française ou latine.
Les traits de contour de ses grisailles sont épais et incertains; ces grisailles sont d'habitude colorées dans les vêtements par de légers glacis. Le fondant est /.Généralement en excès dans son émail, de sorte que ses gris sont légèrement translucides et vitreux.
Ce caractère, qui doit être spécial à l'atelier où il travaillait, pourrait peut-être aider à attribuer certaines œuvres à Couly I, en considérant , de plus, que cet émailleur, qui travaillait dans les premières années ^du xvi« siècle, doit montrer encore quelque chose de gothique dans son dessin. ^
Or , ces deux caractères , de Tarchaïsme dans les flgures et du vitreux dans TémaiU se reconnaissent dans les channants coffrets formés de grisailles colorées sur fond bleu ou sur fond rouge, qui d'habitude représentent des jeux d'enfants ou les travaux d'Hercule (3).
1865 ^^^^^ BasIlewskL No 2fa& du Catatogus du Musée Tétrospectif de
(2) Collection Czartoiiski. 207 du Catalogue de la salle polonaise. £xpo< Mtion rétrospeclivc dt; 1S65.
(3) Collection de M. le baron À. de Rothschild. îi"» 2U'6b à lU^il du Catalogue ^ Musée rétrospecUf de 1805.
Une particularité du model^^ des liîiurfs dans ces émaux, c'est que les articulalious des genoux et des coudes semblent vus comme à travers ua trou de la peau.
Un Pierre Noylier, en 1588, un Jehan Noylier, en • 1597, nous permettent d'établir, sinon une iiliation, du moins des jalons, entre les membres de la famille au xvi« siècle et ceux qui, au xvii® siècle, continuèrent à pratiquer Témaillerie, mais changèrent l'orthographe de leur nom, qu'ils écrivirent Nouailher.
D. 40i. — Plaque rectangulaire.
ISftS. a O^W. L. 0,255.
La Famille du Christ. — La Vierg^e, couronnée et nimbée, est assise sur un trône couvert de rideaux que relèvent deux ùn^es, à côté de sainte Anne, également nimbée, et lient TEufanl-Jésus, non nimbé, debout sur ses genoux, appuyant la main gauche sur celle de sainte Anne.
Derrière la Vierge est Joseph, reconnaissable a la banderole, qui le désigne, ainsi que tous les autres. Plus bas Alphée (oÂLFEvs), assis, tenant appuyé sur ses genoux saint Jacques le Mineur, enfant, nimbé (s. i. leminsyr], à côté est assise Marie Cléopbas (m. clbophb), faisant lire Judas (l. leivste) nimbé.
Derrière sainte Anne sont Joachim (ioachin). Salomas (sALOMAs^ et Cleophas ( cleophas ). Au-dessous Zébédé (zebede), debout, appuyé sur un bâton, ayant auprès de lui snint Jacques Majeur (s. iaqves), nimbé et enfant, tenant un bourdon. A côté est assise Marie Salomé (m. salome), sur les pfenoux de laquelle s'appuie saint Jean Ev., enfant* iiiinijé, tenant son calice.
Au centre, saint Jude (s. ivde) montre sainte Anne à saint Simon (s. siiion). Le dé où est assis Alphée porte cette inscription, tracée en noir , sur émail blanc : la lignbb