II. 0,159. — L
Rtgne de Charles X. — CullecUon Dm and, n"* 85-2556.
M tHKVX PUNTS.
D. 436. — Couurcle de sucrier.
Quatre médaillons circulaires, séparés par des palmeltes blanc el or sur fond bleu noir. Une verlii cardinale est représentée en pied dans cbaque médaillon, désignée par ses allribuls ordinaires et par une inscripiion. ,
PRUDENCE, lin Serpent enroulé autour de son bras droit et se regardant dnns un miroir; — ivbtise lenanl une balance inégale et uneepee; — fouge, portant une colonne, un pied sur un chapiteau: —tempérance, vidanldans une coupe un vase rempli de vin. — Emaux colores, dessinés, peints et modelés sur fond blanc.
Sur la fenillure du eouvercle, rîascriplion suivante en
or : BAP NOYAILLIEB.
Revers émailié de blanc.
Règne de Charles X. — Collection Durand, n«» 21-2hUi . N* taz de la Notice des émaux, par M. le comte L. de Laborde.
D. 43^. — Tasse dreulaire à douze godrom allongés
et à deux anses.
D. 0,lft5.
Au fond, un empereur galopant, à droite. Crisnille en partie colorée, peinte en blanc avec traits probablement réservés sur fond noir. CUiois bleu sur le manteau, bleuet vio! t sur le barnais; vert sur le terrain. Rehauts d or, fond noir. , ,
Chaque godron chargé d'une fleur en émaux colorés sur fond blanc et séparé des godrons adjacents par un fond noir avec quelques ornements blancs et or. . . - .„
Revers: godrons dessinés en jaune et ornés de feuillages symétriques blanc et or, sur fond noir.
Sous le pied, un paysage. Emaux colorés, rehauts d or.
Règne de Napoléon III. — Donation Sauvageot. M* lioa dn Catatogae de la collection Sanvageot, pcr M. A. Saoïay*
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PIKRAB RfiYliOMO 213
LES IIEYMOND.
La famille des Revmorifl, dont un dos membres fut consul au xîV'sièele, et un autre au eommene(Muent du xvr, a fourni pendant ce dernier siècle un certain nombre d émailleurs et d'orfèvres. Ces artistes devaient appartenir à deux branches diiTérentes, mais assez rapprochées cependant pour que ceux de Tune d'elles aient été les tuteurs ae certains de l'autre.
D'après les actes relatés par M. Maurice Ardant (1) et par l'abbé Texier (2), leur généalogie peut à peu près s'établir ainsi :
Jacques Reymond.
I JeanB., Martial II R., Joseph R.»
Pierre IR., cmailleur orfèvre +4630. émailleur
émailleur + 1584. +
CTuleitrs de Pierre 11.)
émailleur -f ÎW. ^P^'^^^S.;»
Ii4 eu 4603.
Martial I R
Pierre II R.,
orfèvre 4-4631.
Pierre Reymoiid*
Pierre Reymond, fils de Jacques, dut nailre dans les premières années du xvi* siècle (3).
Il se maria en 1530. Il habitait alors une maison voisine de celle occupée par Jehan Court, dit Vigier,
(1) Maurice Ardant. Émailleurs limouiint. — Les Reymond, in*8* de pages. — Chapoiilard fr«, Uoioges. 1861 •
(2) L'abbé Tbxieb. Dictionnaire d'orféoreriet article Rstmoiio.
{^) yu Maurice Ardant. ÊmaiUiuri Umouiint^ — Let Meymondt ior^* de UZ pages. Limoges, 1861.
ÉMAUX PEINTS
son concurrent, dans la rue des Étaiix, « descendant de Manigne, » ce quartier général de l éinaillerie pendant le XVI'' siècle.
La date la plus ancienne que l'on ait relevée mv ses ouvrages est celle de 1534, que porle une coupe citée par M. Maurice Ardant. A partir de cette époiine, ses rpiivi'es se succèdenl en nombre co]isiilérai>lc .jii.scju'en 15è>4, c'est-à-dire pendant un intervalle de cinquante - années, montrant des qualités fort diverses; parfois, la hâte d'une fabrication négligée, puis, eniia, 1 ailaiblissement de Tâge.
Le Musée est riche en œuvres de toutes espèces de cet émailleur : plaques, coupes, aiguières, plats, assiettes, chandeliers, dont un certain nombre sont signées et portent une date, ce qui nous a permis d'en essayer un classement chronologique.
Pierre Reymond se contente, le plus souvent, de signer ses émaux avec les initiales P. R. tracées en noir après Tachèvement de la pièce, et quelquefois en or. Lorsqu'il inscrit son nom en tontes lettres, il le fait avec une orthographe assez variable. Ainsi, on trouve P. Rexmon, en 1544, sur le couvercle d'une Coupe du Musée, n^ D. 439, et, en 1562, sur un plat de Munich. P. Rexmond, et la date 1546 sur une uoupe de la collection de M. le baron Seillière ; P. Raymo, sur le couvercle d'une Coupe datée de 1 544, appartenant à M. E. Dutuit, et P^Remond en 15G1, et enûn P. Rexman, et même P. Rcxmanny suivant M. Maurice Ardant. Mais, dans (ons les actes trouvés par ce dernier, Forthograplie réelle est celle que nous avons adoptée dans le cours de celte Notice.
L'époque du plus grand talent de P. Reymond et de son exécution la plus parfaite semble se placer aux environs de l'année 1550.
Alors ses éinanx, d"un dessin toujours précis et accentué, même dans les ligures les plus petites, perdent la sécheresse et la dureté que Ton peut reprocher à ceux des premières années, que (h'parc Tabus des travaux préparatoires par enlevage. On dirait de planches gravées recouvertes de grisailles par places.
PIBRHB BETMOKD
Plus tard, les ligures s'allongent, deviennent manié* rées, la main , plus lourde , est moins sûre ; la couche de bistre saumonnée» dont il ne coloriât les carnations que du côté de Tombre, envahit toutes les chairs et leur donne une certaine dureté qu'accroît encore le ton de la grisaille.
D'ailleurs, ce ne sont plus les maîtres allemands des commencements, ni les maîtres italiens de la belle époque qu'il imitait au moment de sa force, qu'il copie alors. Les composilions de Yirgilius Solis, d'Androuet du Cerceau, d'Etienne DeLaulne et de Théodore deBry lui servent de modèles pour les ligures cl pour les ornements compliqués du bord de ses plats el de ses assiettes.
Les ornements des revers ne conservent point non plus le grand goût d'autrefois, qui les rendait supérieurs bien souvent, an point de vue décoralif, au sujet peint dans la face iniéi ieure.
Moins coloriste et moins hardi que Léonard Limosin, dont il est le contemporain, il no sait point, comme lui, marier les tons divers, et s'il lui est arrivé parfois déglacer, comme lui, ses grisailles en bleu turquoise du côté de l ombre, les émaux polychromes sont relativement rares en son œuvre.
Dans les seuls qu'il ait exécutés, et cela surtout dans ses commencements, croyons-nous, le fond noir est remplacé par un fond bleu qu'il fait apparaître par enlevage, suivant le procédé ordinaire, surtout dans les carnations ; puis, pour les costumes et les accessoires, le sujet est exécuté au bisti e brun sur la couche d'émail blanc qui recouvre le fond ; le tout est glacé d'émaux colorés translucides que réveillent quelques rehauts d'or dans les lumières.
C'est un retour aux anciens procédés encore employés au commencement du siècle par Nardon Pénicaud, que Léonard Limosin appliqua aus^i, mais avec plus de liberté, et qu'affectionne surtout Pierre Courteys.
Mais, tandis, que P. Reymond laisse dominer les tons gris qui sont Técueilde sa couleur, P. Courteys emploie une coloration plus soutenue et en même temps plus
tUkVX PEINTS.
harmonieuse. De plus ses airs de lêle sont tout autres. Malgré son talent et le nombre considérable de ses émaux, P. Rcymond ne semble pas avoir élé favorisé des commandes priucières qui occupèrent si souvent Léonard Limosin.
Quelques membres de la famille de Bourbon, rlablis dans le Limousin, semblent l'avoir fait travailler en ses commencements , comme le prouve le triptyque en émaux polycbromes , daté de 1538, que possède M. le bai on G. de Rothschild et qui représente M"'^ Louise de Bourbon aux pieds de la Vierge (1), et le magniflque triptyque, sans date, mais de la plus grande force de son talent, qui, de la collection Pourtalès, est passé dans celle de M. Basilewski, et qui porte les armes de Philippe de Bourbon et de Louise de Borgia^ dame de Chalus, mariés en 1530
Il faut descendre jusqu à Tannée 1566 pour trouver les pièces du service qu'il exécuta pour les Séguier, n*» D. 467.
Mais à cette époque P. Reymond» ayant hérité de son père en 1550, et augmenté sa fortune patrimoniale par son industrie, avait reçu en 1560 les honneurs consulaires, qu'il recevait encore en 1567.
De même que les émailleursi ses concurrents, ne se contentaient point des bénéfices que leur procurait leur atelier et faisaient au besoin le métier d'arpenteur. P. Reymond donnait, lui, des modèles de verrières, de pièces d'orfèvrerie et de fonte, et enluminait de frontispices, ainsi que de lettres ornées, les regislres de confrérie.
Ce sont ceux de la confrérie du Saint-Sacreraent, dans l'église de Saint-Pierre du Queyroix, à Limoges, qui nous donnent ces renseigneiuents sur ces travaux de P. Reymond (3), dont ils mentionnent le nom pour la dernière fois eu 1584.
(1) N° 2509 duCalaio^uc du Musée rétrospectif dv. 1805.
(2) h" 2520 du Catalogue du Musée lélrospcciif cic 180j.
^ H. Maurice AaoàNT. Emailleurs limousins. Les Reymond,
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PIEHAK MËÏMOKD.
D. 438. — Plaque rectangulaire.
iSàU K OtidS. -^L. 0,i05,
Un b'rjer. — Un berger coiffé d'un clin peau à larges bonis, velu d une tunique à manches relevées et chaussé de bas de chausses qui découvrent les cuisses, la pannetière à la ceîntare , court vers la fauche et enfonce le manche de sa houlette dans la gueule a'un lion. Deux autres earnassiers sont du même côté» les moutoDs eu arrière plan derrière le berger. Cabanes, rocbors ot pnysage au fond.
Trois cartels blancs occupent, diMix le haut, un le bas à droite de la composition et portent les inscriptions suivantes:
Premier cartouche.
FOYER, FUYER EN AVLTRE PART OVRS, LYON XT LOVX RAVISSANT MBS BREBIS PAR LE DIEU PVISSANT NE MBK6ERBZ NE TOST NY TARD.
QVAND BREBIS ONT PASTEVR COVARD LE QVEL S'ABVSE A LA PASTVRE CKST VNG CAS DE GRAND ADVENTVRB QVA£<T ELLES EVITENT LADSARD.