‹ Notice des émaux et de l'orfévrerieChapitre 82 sur 105 · ÉGOLB OU ATELIER DE SUZANNE DE COURT · texte numérisé non relu

ÉGOLB OU ATELIER DE SUZANNE DE COURT

D. — Flaque ovale.

Fin du XTi« siècle. n. 0,000. ^ L. 0,06&

Diane et Caiisto. — Diane debout dans la vasque d'une fontaine, accompagnée de trois nymphes, nues comme elle, et vues jusqu'aux genoux, se tourne vers Calisto assise à droite et se couvrant i moitié d'nne draperie.

Fond de paysage.

Émaux colorés en partie sur préparation blaneheV en partie

sur paillon pour les draperies.

Trait enlevé sur fond noir. Carnations modelées à deux tons et recouvertes d'une couche saumonnée très-légère. Draperies violettes, roses et bleues avec rehaut^ d'or. Architecture brun et veri-brun. N'égétations vertes ; eaux et ciel bleus.

Revèrs incolore.

Règne (le rsapoléon UI. — DoDatiOD Sauvagcot. 1159 du Catalogue de la collection SauTageot, par M. A. Sauiay.

D. 89V. — Plaque omle.

Fin du XYl« siècle. H» 0,015* — • L. 0,061.

Vémis et V Amour. — Vénus assise sur un tertre , à moitié couverte d'une draperie. L'Amour^ debout , tend ses bras

vers elfe.

Jiordure ornée d'oiseaux et de fleurs sur fond noir.

Émaux colorés. Trait tracé en noir en partie sur préparaliuu blanche, en partie sur paillon pour les draperies, les oiseaux et les fleurs; rehauts d'or. Carnations legèiument sauoionnées et modelées par bachures en partie enlevées.

Revers incolore très-craquelé.

Rt'guc (le Napoléon 111. — CollecUon Sauvageot. 1100 du Catalogue de la collection Sauvageoly par M. A. Sauzay.

ÉCOLE OU ATBLIBR IMS SUZAM14E DE COURT. 323

D. S98. — Tasse à aix lobes.

Un cavalier en costume antique galopant à gauche, fond de constructions. Émaux colorés, en partie sur paillon. Trait

et modelé par hachures enlevés à travers une roucho blfinche, recouverte d'émaux translucides. Fond noir bleu. Sur les bords des branches de fleurs dessinées en rouge, en émaux colorés pâles, sur fond blanc.

Revers. Sous les bords des fleurs sur paillon à branchages d'or, sur fond bleu noir. Sous le fond une chabse. Éuiiux colorés, dessinés par enlevage à travers une couche blanche sur fond bleu noir.

Règne de Charles X. — Collection Durand, n°» ft5-2ri79. 559 de la Notice des dmaux, \m M, le comiu L. de Laborde,

D. 599. — Tasse circulaire.

z?n« siècle. D. 0,112.

Au fond. L'EnfaDt-Jésus,à nimbe radié, portant les inslrnments de la passion, marchant vers la gauche, fond d'arbres. Émaux colorés appliqués en blanc, les traits probablement réservés sur fond noir : carnations rehaussées de rouge ; les vêtements et les arbres glac^, la robe de violet, le manr* teau de bleu, les arbres de vert. Rehauts d'or. Fond noir.

Bord. Décoré d'une couronne de brancbapjes de fleursavec oi'^ennx. Émaux colorc^s, flossinés en noir. Fond bl-inc.

Revers. Semis de fleurs sur paillon à branchages filiformes d'or. Fond noir-bleu.

Règne de Charles X. — GoUectloii Dnrand, n»' Ub-2ti7h, N* 556 <te U Notice des émaux» par M. te comte L. de Laborde.

D. 600. — Tasse circulaire,

XVII* siècle. D, 0,112.

Au fond sainte Agnès, à nimbe radié» portant un agneau

.<;nr ses genoux , une palme dans la ranin {gauche, assise sur un tertre; fif^ure à mi-corps. — "Émail rnloré. — MArae fabrication que le n° D. 599. Même bord et même revers.

Règne de Qiarlcs X. — Gollection Durand, n«* 45-2^75. 557 de la Notice des émaux» par M. le comte L. de Latwrde.

324 imkut PBiirrs.

H. Poncei.

Nous attribaoDs à cet émailleur la coupe qui suit, à cause du ton enfumé de la grisaille qui la décore. H. Poncet, bien qu'appartenant au xvii* siècle, comme nous allons le voir, nous semble avoir beaucoup conservé des traditions de la fabrication du xvi«, et se rapprocher de Jean Court, dit Vigier, dans une certaine mesure. Il nous semble , toujours d'après le ton des demi-teintes de ses grisailles, être sorti de l'atelier de cet émailleur.

Les émaux représentant saint Ignace de Loyola et saint François-Xavier, que possédait M. Le Carpentier,

et qui étaient signés : l'un, au revers, I^onC&t

i autre seulement servent à assigner une date

approximative à ses travaux. Ces portraits furent exécutés en assez grand nombre à Limoges, vers 1622, après la canonisation des deux patrons de Tordre des .Tésn ites, qui en dirigèrent le collège à partir de Tannée

M. Maurice Ardant ne donne aucun détail sur H. Poncet, dont il suppose que le prénom était Hélie (1). Il descendait d'une ancienne famille limousine qui avait compté un dinandier [concarius] parmi ses membres, en 1375.

D. Mi. — Tasse à godrans et à deux anses. Au fond sainte Marie Madeleine, debout^ vue de face et à

(1) Maurice Abdaht, Les Poneet^ imaiUeurtt de 7 pages.— Limoges, 1S63« I

LES LAUDIN. 335

mi-corps. Eile lève vers le ciel sa tête ornëe d'un nimbe radié, et croise ses deux mains sur sa poitrine.

Fond de paysage. — Grisaille colorée , dessinée par enle- Tage, modelée par empâtement. Les vêlements sont glacés de violet et de vert; et les arbres de vert. Fond noir.

Lobes du bord chargés d'an oiseau au milieu debrancbes de fleurs, dessinés eh noir sur fond blanc, les lobes étant 8é{Nirés par des fleurs sur paillon, à tiges d'or, sur fond noir.

Revers. Sons les lobes, fleurs sur paillon, à liges filiformes en or i ond noir. Sous le fond un paysage avec pont. Émaux colorés, rehaussés d'or.

Règne de Cberles Z. — Collecaon Duniiid« n«* M^2il73. N* 558 de la Notice <lcs émaox, par M. le comte L. de Labordc

LES LAUDilV.

Il est peu de généalogies d'émailleurs qui présenlent plus d'obscurités, tant le nombre est grand de ceux dont oa cite les noms, et tant sont grandes les incertitudes qui planent sur leur parenlé.

M. M. Ardant en nomme neuf, dont il n'établit point Irès-clairement la liliation (1). Ce seraient :

Noël I Laudin, 1586 + 2 avril 1681, à 95 ans.

Jacques I Laudin, 1627 + 16 mai 1696.

Nicolas I Laudin» 1628+14 avril 1698.

Jean Landin, 1616 + 3 nov. 1688 ffaub. Manigne}.

Valérie Laudin, 1622 -t- 19 déc. 1682 ) Issus

Noël n Laudin, 1657 + 1727 [ du même

Jacques II Laudin, 1663 + 8 nov. 1729 ] père. Joseph Laudin, +. . . 1727 [faub. Boucherie].

Nicolas II Laudin, 1697 + 27 mai 1749.

il] M. Maurice Aidant, Êmaiiimri el émaUUrie <U Idmgu^ » Isle...

«326 ÉMAUX PEINTS

De son côté, l'abbé Texier réduit à six le nombre des émail leurs membres de la même famille, et établit ainsi leur filiation (1).

L'ancêtre serait Pierre Laudin, armurier, qui aurait eu la descendance suivante :

Noël I Laudin, 1586 + 1681 (faubourg Manigne).

Jacques I Laudin. Nicolas Laudm,

(faubourff Manigne). (près les Jésuites)*

Noël II Landin, Jacques II Landin,

(faubourg Boucherie). (faubourg Manigne).

Noël ni Landin • vivait en 1749.

Il y a, comme on le voit, d'assez notables différences entre ces deux nomenclatures et dans les parentés qui y sont indiquées. Ainsi, la seconde omet complètement Jean Laudin, auquel jusqu'ici Ton était accoutumé d'attribuer tous les émaux signés du monogramme I. L., si fréquent à rencontrer. Mais la première ne mentionne point le Noël III Landin, dont l'abbé Texier dit avoir vu un émail daté de 1749. Remarquons, cependant, que c'est en celte année 1749 que M. M. Ardent place la mort de son Nicolas II Laudin, et qu'il pourrait bien se faire que les deux émailleurs n'en fissent qu'un.

Nous sommes d'autant plus porté à le croire que Tabbé Texier ne nous semble avoir cité ce Noël III Laudin que sur le vu d'un émail qui n'était sans doute signé que du nom précédé, suivant l'habitude, de ilf, que jusqu'ici nous avons rencontré seul et jamais suivi

(1) L'abbé Texieh. Ltclionnairc (rorfévrerie,....^ tome XXVH de P^flcyclofiédie théologique de S.-P. Mi^ne. Paris,

LES LAUDIN. 327

d'autres lettres indiquant un nom de baptême plutôt qu'un antre.

L'abbé Texier mentionne Valérie Laudin, mais sans indiquer de qui elle est fille, et nous serions assez embarrassé pour adopter Tindication de H. H. Ardant,

Îinisque cet auteur la fait sœur de Noël II ainsi que de acques IL qui, suivant Fabbé Texier, seraient simplement cousins.

Autre difficulté. Jacques I habite le faubourg Manigne, tandis que Noël II, son fils, habite le faubourg Boucherie, et que, d'un autre côté, Nicolas, qui aurait quille l'atelier paternel de Noël I pour en établir un, près des Jésuites, dans le faubourg Boucherie, n'y aurait point eu pour successeur son lils Jacques II, qui serait retourné au faubourg Manigne.

Tout ceci est plein de contradictions et d'obscurités qui nous laissent fort perplexe en présence de tant d'émaux de différents styles, dans lesquels le nom n'est précédé que d'une simple initiale, tantôt ï, tantôt N. Quant à ces derniers, qui appartiennent, soit à un Nicolas, soit à un Noël, rindication de la demeure, qui y est souvent ajoutée, nous a été de quelque secours pour nous débrouiller dans toutes les attributions que nous avons faites.

Voici les observations sur lesquelles nous nous sommes basés :

Noël I Laudin (1566 -t- 1681), le premier et le père de toute cette lignée d'émailleurs, ne nous semble point avoir si^ïfné ses travaux. En effet, il demeure au faubourg Manigne, et celui qui signe N. Laudin laisné, habite le « faubourg Boucherie; » l'autre, qui signe iV. Laudin, habile « près les Jésuites. »

Ainsi, nous ne pouvons faire aucune attribution à ce Noël I Laudin, si ce n'est celle des deux plaques n°^ D. 602 et 603, qui représentent des femmes en costume du temps de iiouis Xlll, que n'auraient pu pein-

ÉMAUX PEINTS

rli p se? deux fils, nés, l'un en 1627, Tautrc en 1628, et incapal)les de rien faire avant l'année 1645 environ.

Nous attribuons à Jacques I (1627 + 1695] toutes les grisailles signées L L. et exécutées suivant les anciens pro(^és de dessin et de premier niodelé par enlevage.

Peut-être faut-il mettre sur le compte de Jean Laudin (1616 + 1688), son contemporain, une partie de ces travaux ; mais il nous a été impossible d'établir aucune différence de faire ou de style dans les grisailles signées I. L.

Nous ferons néanmoins remarquer que les coupes basses n^' D. 621, 623 et 624 présentent sur leurs revers des souvenirs évidents de Tinfluence du grand arl décoratif adopté par les émaïUeurs du xvi^ siècle.

Les pièces signées Laudiriy près les Jésuites, nous paraissent ôlre de Nicolas (1628 + 1698), frère de Jacques 1. Cet émaillcur semble avoir abandonné la grisaille pour se livrer presque exclusivement aux émaux colorés. L'ancien procédé du dessin par enlevage est également mis de côté, et les traits noirs du contour oa des lignes principales du dessin, bien qu'ils existent encore, sont réservés dan> 1r^s couches d'émail blanc, tandis que Ton posait celles-ci sur le fond , et non enlevées après qu'on les avait posées. Des glacis d'émaux colorés translucides les recouvrent, et des rehauts d'or éclairent les draperies* Les carnations sont modelées par hachures en bistre.

Noël II Laudin (1657 -h 1727] aurait, suivant nous, signé N. Laudin laifté au faubourg Boucherie^ pour se distinguer d*abord de Nicolas, qui habitait lé même

LB8 LAUMN. 319

quartier, mais « près les Jésuites, 9 puis de Jacques II, * son frère suivant M« H. Ardant, son causin suiTant TaJbbé Texier.

Enfin, si le fils de Jacques II est encore un Noël et non un Nicolas, cette qualification de « Talné » aurait encore senri i distinguer Noël II de ce dernier des émailleurs de la famille.

Noël II Landin a tout à fait abandonné les anciens procédés, et ses travaux sont des émaux entièrement modelés au pincean sur un fond blanc.

Les deux plaques n^' D. 658 et 659, signées L L. et datées de 1693, doivent appartenir à Jacques II Laudin (1663 + 1729). Il npus semble difficile, en effet, que Jacques I, qui avait soixante-six ans en 1693, possédât une main assez sûre et assez lé|;ère pour peindre ces grisailles, qui sont d'une exécution supérieure. Quant à Jean Laudin, il était mort. Remarquons, de plus, que dans ces grisailles les anciens procédés de dessin par enlevage sont tout à fait abandonnés, et que dans celles qui, étant du même ton légèrement verdâtre, doivent être de la môme main, comme les u ' D. 660 et 661, ce que Ton remarque de traiU noirs est posé au pinceau et non enlevôf

C'est à ce même Jacques II Laudin que nous attribuons les tasses et les soucoupes signées I. L. [n°^D.676 à 682), qui sont la reproduction d'autres tasses qui accompagnent le sucrier signé N. Laudin In^' D. 636 et 637).

Quant aux pièces décorées par Valérie Laudin, dont on n'a point encore trouvé la signature, elles doivent se confondre avec celles de l'atelier de celui des émaillenrs du même nom, qui était son frère; car il n'est point probable qu'elle ait dirigé un atelier particulier.

Remarquons que les sujets qui décorent les pièces de Nui'l II et de Jacques IT sont empruntés h des compositions de Claude Vignon, qui était un artiste appar-

ÉMAUX PUNTS

tenant surtout à la première moitié du xvu^ siècle, bien qu'il ait vécu jusqu'en 1673, où il mourut à l'âge de soixante-dix-sepl ans.

A répoque où travaillaient Noël II et Jacques îî Landin, il y avait lon^emps déjà que d'autres modes régnaient dans les arts de la décoration ; et cet amour attardé qulls montrent pour un peintre de la génération précédente n'est pas un des symptômes les moins caractéristiques que la vie se retirait des ateUers de Limoges. On y travaillait sur de vieux poncis, etToa était loin de se mettre au courant du siècle , comme ravalent fait les grands émaillears du xvi'' siècle.

Un seul veut sinspirer de quelque estampe qui lui apporte en sa province un regain du grand art qui florissaiten Italie au siècle précédent. Il peint, en 1730, le Martyre de sainte Agnès, d'après le Dominiqain. Celui-là signe N. Laudln, C'est r ou Noël III, suivant . l'abbé Texier, on Nicolas II, suivant M Haarice Ardani. Avec lai expire Part de Témaillerie.

ATTRIBUÉ A NOBL I LAUDIK.

D. — Plaque circulaire.

XW siècle. D. 0,ft7i.

Femme vue de f^ce à mî-corps tenant un gant delà main droite, én costume du xvii® siècle.

Cheveux tombant en grosses touffes de chaque côté de la figure, par-dessous un bonnet cylindrique violet et noir avec une pièce violette rabattant sur le devant.

Robe décolletée; d'où sort un large col plat orné de dentelles sur le bord. La robe est violette bordée de noir, à manches relevées à revers noirs , laissant voir une large manche blanche. Un tablier noir psi nlîaché par une ceinture jaune au moyen de deux afflquets dorés placés prés du bord supérieur, loin d- s .nno^lps qui sont libres.

Emaux colores sur food noir ponctué d'or. Trait tracé en noir sur prépararîoD grise, rehaussée de blanc dans lescar-

IAGQUB8 I LAUDIlf. 33!

nations et les lioges. Le violet de la robe est transparent. Les alTiquets sont sur paillon. Rehanls d'or.

Revers Un paysage couleur nature représentant une fabrique abritée de grands arbres en avant d'un pont qui conduit à une tour entourée d'un massif d'arbres. Trait noir par-dessus une préparation blanche , peinte après coup en bistre noir, en bleu, en violet et en vert, avec rehauts d'or. Nuages dessinés en bistre saamonné. Rehauts d*or.

Règrnf de Napoléoi III. — Donation Sauvar;eot.' N<* ifiO dutaiaiugue de la collection Sauvagcot, pai M. A. âauzay.

D. — Plaque rectangulaire.

Femme vue de face à mi-corps« tenant un livre et un chapelet, en costume de Textrême fin du xvi^ siècle. Coiffure formée d'un cylindre noir bordé de rouge, avec pièce violette rabattant sur le devant» par-dessus des cheveux tombant de

chaque côté delà figure.

Col rond, froncé autour du cou,platsur les bords et tombant sur les épaules. Robe violette, ample sur les hanches, bordée de noir, à manches relevées, à revers noirs, laissant voir d'autres manches noires recouvertes au poi!::ni t de manchettes blanches. Tablier carré, épais, fixé à la taille par des cordons qui s'attachent au tablier par des afflquets dorés ,

{)lacés près du bord supérieur , lom des angles qui sont ibres.

Ëmail coloré. Les camatiotts modelées en couleur bistrée

légèrement violette, avec r^uts saumonnés et rouges. La

robe peinte par-dessus une préparation blanche ; les parties noires lej^èrement modelées par nn rehaut gris, et la coUerelte, qui est grise, par des rehauts blancs.

Rehauts d'or dans les cheveux et les bijoux, etc.

Revers incolore, craquelé.

r.t^gne deKapoléon III. — Donation Sauvageot. h** 1171 du Cauaogoe 4e la colkctioa Sauvageot, par M. A. Sautay*

tiacqucs I Laudiu.

D. 604. — Flaque ovale.

L'Ànmmeiatûm.'^ La Vierge, la tête ornée d'un nimbe

332 iMkm PEINTS.

radié est agenouillée sur un prie-Dieu ; l'ange Gabriel , la tête ornée d'un nimbe elliptique, se tient debout devant elle, lui mouiiaut la colombe qui descend dans des rayons d'or. Un vase de Us est placé à terre contre le prie-dieu. Les dra* peries d'un lil s'aperçoivent au fond , à droite, derrière la Vierge. Sous ses pieds le monogramme I. L trace en noir. Dans un listel placé au-dessous du sujet on lit l'inscription : Ave Maria gratia plena, en lettres d'or.

Grisaille. Peinte du premier coup sur le* fond, redessinée et modelée en partie par enlevagc A travers une première couciie grise, en partie au pinceau par-dessus les rehauts blancs. Le vase est rouge. Rehauts d'or. Fond noir.

Kùversbleu violet, avec rinscrniiiou en or.

Laudin . EmaUUeur à Limoges .1. L.

Règne de Charles X. — Collcrtion Durand, 107-2629* ti'* tt7$ de la rilotice des émaux, par M. le comte L. de Laborde.

D. 60ft. — Plaque rectangulaire.

La Magdeleine. — La sainte , la lête entourée d'une auréole radiée, coifTée de longs cheveux tombants, est vue en h liste, appuyée sur un livre, devant une croix et une téle de mort.

Les coins placés en dehors de rencadrement ovale portent

des fleurs.

Au bas un listel avec 1 inscription : s. mariâ magdalena, et le monogramme I. L

Grisaille sur fond noir avec rehauts d*or. Les fleurs oolorées.

Revers violet avec rinscrîptionen noir

Règne de Charles X. — GoUection Durand, n«>* lOS-2638. N« ftSS de la NoUce des émaux, par BL le comte L. de Laborde.

D. 006. Plaque rectangulaire.

Saint Augustin. Lq saiûi évêque, tête nue, entourée

lAGQOBS I LAUDIN. 333

d on nimbe radié, vêtu d'une aube, avec Télole croisée, et d'une chappe, est vu en buste, assis devant nue lable où est pnsécsiniiire. Il lient de la main gaurhc une plumo appuyée' sur un livre. La Trinité dans les nuages apparaît au sommet â droite.

Les coins placés en debors de l'encadremeiit ovale portent des fleurs.

Au bas sur nn listel, rinscription s. AYGVSTiNYS 61 le monogrnmme .L L.

Grisaille sur fond noir, avec quelques ornements rouges et rehauts d'or. Fleurons eolorés en jaune, rouge-violet et bleu pâle entourés d'or.

Revers violet pâle avec TinscripUonen noir.

Laudin .1. L.

Bègaede Cbarles X. — Collectioii Doiand, n*«i4IS*20$9. N* 482 de la Notice des émaux, par M, le comte L. de Laborde*

D. ^O'^ . — Flaque ovale,

Saint Louis. — Le saint roi est représenté jeune, la tête coiiverUî d'une couronne fcrmét», et entourée d'nn nimbe radié. Il est vptii d'un mnntomi rnynl , bleu fl 'Uidelisé, à collet d'hermine, portant la coiironrio d epines de la gauche et le sceptre de la droite. Légende : s. lvoovice. x. f.

Émaux colorés. Trait et preriHermodelé par en levage, second modelé après coup en bislre noir. Carnations légèrement teintées. Manteau et couronne en émaux bleu et vert trans* parents sur couche blanche. Rehauts d'or. Fond noir.

Revers violet avec rinscription.

. Laudin • EmaUUeur . à Lnnoaes,

Règne de Charles X. — CoHcclion Dnrand. n*»» 88-25G0. R*MSde b Notice desémau^ par M. le comte L. de Laborde.

î},^m.^ Plaque ovale.

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