BUSTES
Le savant Visconti a recherché, dans le beau discours qui précède son Iconographie grecq^ue^Aont ce qui était relatif à l'antiquité des portraits. L'art du dessin a dû sa naissance, selon cet-archœologue, au désir naturel de conserver les traits des personnes qui ont été un objet d'estime ou d'affection. Ce ne fut d'abord qu'un con-
tour extérieur indiqué par Tombre ; telle a été la première ébauche de la délinéation et de la plastique* La ronde bosse imaginée ensuite fixa lès traits d^nne manière plus heureuse. Les Grecs , dit Millin ^ , faisaient remonter l'art du portrait jusqu'aux temps héroïques. Selon eux, Dédale avait exécuté la statue d'Hercule encore vivant. Les temples des Dieux devior^^t bientôt les dépositaires des portraits des hommes illustres , et ils y étaient conservés lors même que le personnage représenté devenait un ennemi de la patrie. On a re* trouvé , de nos jours , en ïîgypte , les statues d'une foule de ses rois, dont l'histoire avait à peine conservé les noms. Lorsque les Romains eurent réuni sous leur empire toutes les contrées entre l'Euphrate et les colonnes d'Hercule, ceux qui ne pouvaient obtenir de faire mettre leur image dans le Forum ou dans le Capitole , cherchaient à se faire décerner cet honneur par quelque ville de .province , et souvent ils en payaient eux-mêmes les frais.. Quelques riches Romains se faisaient élever des statues dans les cours de leurs maisons par leurs clients. Les magistrats obtenaient ces distinctions dans les villes qu'ils administraient. Les portraits des particuliers décoraient leurs monumens funéraires, et on y mettait sUr-toutdes bustes; Viseonti ^ a très-bien établi que ce mot dérive de bustum y qui , dans la basse latinité, signifiait un tombeau. On sait que les familles romaines distinguées conservaient des images en cire de leurs aïeux , qu'on les faisait paraître dans les cérémonies funèbres, et que cet usage devint un droit des familles qui avaient exercé les premières magistratures de la république.
Dans la suite, les statues et les bustes des Empereurs et des membres de leurs familles se multiplièrent sur toute la surface de Tempire : on en décorait le principal édifice, le Capitok de chaque colonie, la Basilique àe chaque municipe ; et il a été conservé un assez grand
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a Mtt&eo Tio-CleiMnt. VI. Pref. X.
lïombre d'images de ces princes dans des lieux tirèsreculés , parce que la proscription qui frappa quelquefois leurs images à Rome ne s'étendit point , ou ne fut pas adoptée dans des villes éloignées de la capitale de Vempire. Les palais des gouverneurs ou des Préfets des provinces renfermèrent aussi les statues et les bustes des souverains, et on dut les placer aussi en grand nombre dans les demeures occupées par ces Empereurs, qui, dans les derniers temps de la puissance romaine en Occident, habitèrent dans les Gaules.
L'édifice dans les ruines duquel nous avons retrouvé les images historiques qui vont être décrites, fut peutêtre ou la Basilique du municipe de Calagurris des Coin^encBy ou l'un de ces palais dont nous venons de parler. Nous savions qu'on y avait trouvé autrefois deux belles tètes représentant Marc- Aurèle et Caracalla ; des recherches ultérieures , puissamment secondées dans ces derniers temps par l'administration de la ville de Toulouse , ont procuré la découverte de ceux qui vont être indiqués, monumens précieux à Taide desquels on a pu composer une de ces collections que les anciens nommaient P inacothcgues ou Gcdcries de Portraits*
C'est en comparant avec les médailles , et les autres monumens antiques, les images des empereurs trouvés dans les champs de Martres, que l'on est parvenu à en reconnaître le plus grand nombre ; mais il nous est resté des doutes sur plusieurs, et quelques-uns de ces monumens nous ont paru r^résenter des personnages inconnus.
U 8. Ce n'est que d'après des conjectures plus ou moins probables mais légères que l'on a cru que ces deux bustes étaient ceux des fils d' Agrippa et de Julie, qui furent adoptés par Auguste. Le premier , Càïus César y déclaré Prince de la jeunesse et Consul déagné à i4 ans, commanda les légions romaines en Arménie , et il donna des preuves d'une grande valeur et de talens précoces ; mais blessé en trahison , il mourut à Tâge de 1 8 ans : le buste placé sous le n*o 118 représente bien un jeune bonune de cet âge* C'est pour 45e prince, qui partait
( èo )
pour rArménie , où il allait trouver et la gloire et 1« mort, qu'Ovide écrivit ces vers :
Ecce parât Cœsar domito quod défait orhi
jdddere , nunc oriens ultime noster eris. .
Parte dahis pœnas j Crassi gaudete sepulti ,
Signaque barbaricas non henè passa manus.
Ullor adest , primisque Ducem profitetur in annis ,
Bellaque non puero tractât agenda puer, Parcite natales timidi numerare Deorum ^
Cœsaribus virtus coniigit ante diem.
H 9. Lucius César, frère du précédent , et qui est peutêtre représenté par le buste , fut aussi Consul désigné et prince de la jeunesse. Envoyé pour commander en Espagne avec le titre de Proconsul , il mourut n'ayant pas encore 1 6 ans , et l'on peut remarquer que le buste placé ici indique à peu près cet âge. Il fait pendant au précédent. Le marbre est de même qualité , et le travail indique que ce monument est du au même artiste.
1 20. Tibère est représenté ici à la manière héroïque. Aucun vêtement ne couvre son buste. Sa tête porte la couronne civique. Ce monument, en marbre nommé Grecheto, a reçu très-anciennement quelques restaurations. Le nez a été mutilé ainsi que les oreilles , sans doute à l'époque où les Barbares envahirent l'empire romain.
Tibère (Claudius Tiberîus Nero) était fils de Tibère Néron et de Livie, qu'Auguste épousa lorsqu'elle était enceinte de Drusus surnommé Germanicus. Les mœur» de ce prince, dit Tacite, furent diflférentes selon les temps. Jaloux de l'estime pubUque lorsqu'il n'était
3ue simple particuUer, ou chef des légions , il montra e la bravoure et parut attaché à ses devoirs. Rusé pendant la vie de Germanicus et de Drusus , il feignit des vertus et racheta ses vices par quelques belles actions. Tant qu'il aima ou craignit Séjan, il fit horreur par sa cruauté , mais fut attentif à voiler ses débauches. Abandonné enfin à son caractère, et libre de la honte et de la crainte, il s'enfonça sans réserve dans le crime et dans Imfamie, On a souvent répété que son
précepteur, pour exprimer la bassesse d'ame et l'humeur sanguinaire de son élève , l'avait défini une boue pétrie Ci^ec du sang. Il régna jusqu'à l'âge de y 8 ansj xnais , comme le dit Themistius , la vieillesse de ce prince ne fut qu'une longue infamie. Il fit mourir Julie sa femme et fille d'Auguste , Germanicus , Agrippa , Drusus, Séjan. Ses parens, ses amis, ses favoris furent tour à tour sacrifiés à sa jalouse fureur. Mais, ainsi qu'on l'a remarqué , lé tyran ne leur arrachait la vie qu'après leur avoir ôté l'honneur, et c'était à l'ombre des lois, et dans le sanctuaire même de la justice ,. où les malheureuses victimes croyaient se sauver , qu'il les égorgeait. Les tribunaux étaient tombés sous ce prince dans un tel état d'avihssement , qu'ils étaient devenus les instrumeiis de la tyrannie. <( Enfin , n'osant plus jeter les yeux sur Piome où tout lui retraçait ses crimes, où chaque famille lui reprochait la mort de son chef, où chaque ordre pleurait le meurtre de ses plus illustres membres, il alla chercher une retraite où il s'ensevelit en quelque sorte dans les plus affreuses débauches. Suétone a pu seul s'abaisser jusqu'à retracer toutes les infamies par lesquelles ce vieillard impur a décrié pour jamais l'île de Caprée. »
Tibère destina la pourpre impériale à Caïus Caligula , mais seulement parce qu'il avait remarqué daûs celui-ci des vices capables de faire oublier les siens. <( J'élève, disait-il , en la personne de ce jeune prince, un serpent pour le peuple romain , et un Phaéton pour le reste du monde. » Mais celui-ci , pressé de régner , attendait avec impatience l'instant où Tibère quitterait le trône et la vie ; l'Empereur tomba malade à Misène ; on le crut mort, et Caïus, son successeur désigné , après s'être assuré des officiers et des soldats, allait s'avancer vers Rome , lorsque tout à coup on apprit que Tibère respirait encore : on connaissait son humeur implacable; deux objets s'ofiraient à Caligula; le trône et l'échafaud. Il n'hésita point , et le vieil empereur fut étouffé sous les matelas, et les autres objets que l'on jeta sur lui.
i 2f . La haine publique , excitée par les décrets du sénat, proscrivit les images des méchans princes^ mais l'admiration et Famour multiplièrent celles d'Antonin Pie , de Trajan et de Marc-Aurèle. Ces monumens révérés seraient même parvenus jusqu^à nous, sans avoir souffert de notables mutilations, si la barbarie des peuples qui renversèrent l'empire romain ne s'était pas exercée sur eux avec un acharnement inoui. C'est à cette unique cause qu'il faut peut-être attribuer les dé-, gradations qu,'a éprouvées le buste placé sous ce n.o , et qui représente Trajan. La tête a été séparée du monument, le front a été brisé ainsi que l'épaule gauche, et l'on a du restaurer ces diverses parties.
Trajan ( Marcus Ulpius Crinitus Trajanus ) naquit k Italica, en Eispagne, le i8 septembre de Tan Sa de J. C. Son père , issu d'une famille ancienne, originaire de la Péninsule, avait été créé consul, et avait obtenu les honneurs du triomphe sous Vespasien. (( Cet empereur fut, dit Montesquieu , le prince le plus accompli dont rhistoire ait jamais parlé. Ce fut un bonheur d'être né sous son règne : il n'y en eut point de si heureu;x, ni de si glorieux pour le peuple romain- Grand homme d'état, grand capitaine, ayant un cœur qui le portait au bien , un esprit éclairé qui lui montrait le meilleur, une ame noble, grande, belle; avec toutes les vertus, n'étant extrême sur aucune; enfin, l'homme le plus propre à honorer la nature humaine , et à représenter la divine. »
Nerva ayant succédé à Dbmitiéu , le commencement de son "règne, selon Pline, fut l'époque du retour de k Uberté. Il sut allier, suivant Tacite, deux choses que l'on croyait communément incompatibles, l'autorité suprême d'un seul et la liberté de tous. Une de ses maximes était que la bonne conscience vaut un royaume. Se sentant proche de sa fin, il adopta Trajan , et ce ne fut pas le moindre de ses bienfaits envers le peuple romain» L'Empereur désigné était absent lorsque Nerva mourut. Les armées de la Germanie et de la M œsie le reconnurent, et l'année suivante il fit son entrée à
Rome. Revêtu de toute la puissance, maitre.âu monde , il ne se regarda que comme le premier magistrat de l'empire. Le guerrier n'était pas moins grand en lui que le prince , et peut - être aucun empereur romain n'a fait de conquêtes plus difficiles. La mort le frappst à Selinonte , nommée depuis Trajanopolis, vers le commencement d'août de l'an 1 1 7 de notre ère. Il était alors âgé d'environ 65 ans. Sous sa domination y les peines les plus sévères poursuivirent les délateurs, qui s'étaient multipUés à Rome , et il abolit tous les prétendus crimes de lèse-majesté. « O temps heureux , s^écric le sévère Tacite, en parlant du règne de ce sage Empereur, 6 temps heureux, où Ton n'obéit qu'aux lois, où Ton peut penser librement , et dire Ubrement ce
3u'on pense, où l'oaa voit tous les cœurs voler au devant a prince , où sa vue seule est un bienfait ! )) «
i22. Ce monument représente aussi Trajan , et provient de Martres comme le précédent. La tète est antique ainsi que les épaules. On remarque sur le côté droit des aatailles légères pratiquées dans le marbre, sans doute
Sour y fixer une chlamyde en bronze ou en ma(fbre e couleur. ^^
123. Autre monument qui représente Trajan. La tête a été adaptée sur un buste antique trouvé aussi à Martres.
124. Buste d^iElius César, fils adoptif d'Adrien. Le nez et une partie de la bouche ne subsistent plus ; il porte ia tunique , et par-dessus une chlamide ornée de franges. « H estait doué ,. dit le bon Tristan de Saint- Amans » , d une grâce naturelle , pleine de majesté et gravité royales, jointe à une grande douceur et maintien fort agréable. De pUls , il estait fort éloquent , et son discours était sublime et relevé ,. et il faisait bien des vers.,.. du reste non incapable de gouverner un grand empire. Toutesfois sa forme de vivre le faisait estimer homme mol et trop sujet à ses plaisirs. Ss^ femme mesme se
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plaignant de ses infidélités ^ il lui respartit qu'elle devait souffrir qu'il prît ses divertissemens plus libres avec celles qui ne luy estaient de rien; parce, disait-il, que le titre de femme estait un nom de dignité seulement et non de volupté : Patere me per alias exercere cupi— dilates meas^ uxor enim dignitatis nomen est, non t/ofup^ tatis, )) Ce prince mourut avant d'être parvenu à l'empire. Adrien , pour honorer la mémoire de celui qu'il avait choisi pour successeur, lui fit élever des statues colossales dans tout l'empire , et consacrer plusieurs temples. *
\ 25. Après la mort d'^Elius César, Antonin ( Tifus jElius Radrianiis jintoninus Pius), fut adopté par Adrien et lui succéda dans la suite. Il naquit à Lanuvium, en. Italie, l'an 86 de J. C, et mourut en i6i âgé de y 3 ans. 'Sa famille était originaire de Nimes. «Qu'on se représente Socrate sur le trône , dit Lacombe > , et on se formera une idée du règne d' Antonin. Ses sujets admiraient sur-tout en lui une justice inflexible , et toujours attentive à rendre à chacun ce qui lui était dû; son habileté à discerner les cas qui admettent l'indulgence de ceux qui exigent la sévérité ; sa disposition à écouter quiconque pouvait lui donner un avis utile; son amour pour le travail , sa bonté et sa douceur envers tou^ ceux qui l'approchaient. Assez grand par lui-même pour mé-
Sriser tout hommage servile , il ne souf^iit point les atteries indécentes , qui déshonorent autant ceux qui les reçoivent que les esclaves qui les donnent. Nul faste ne l'environnait , et son exemple est une preuve qu'un prince vertueux n'a besoin, pour se faire respecter, ni de gardes , ni d'habits magnifiques , ni de tout le luxe extérieur. Sans caprice , sans passion , retenu en tout et agissant toujours avec réflexion , il était , ainsi que Socrate , capable de jouir et de s'abstenir des choses dont le vulgaire des hommes n^a ni la force de se priver , ni la sagesse de bien user. Sa taille était grande , majestueuse, son air de tête annonçait toute la beauté de son
1 DicUonnaire des portraits historiques , I, 93.
ûme, et ses sujets, en le voyant, éprouvaient celte même satisfaction qu'inspire la présence d'un père tendre et chéri. »
Le surnom de Plus, qui fut donné à Antonin par le sénat, ne peut être facilement traduit dans notre lanfifue : il désignait l'assemblage de toutes les vertus. Pausanias a dit que cet empereur ne méritait pas seulement cet honorable titre de Pius^ mais encore celui qu'on avait jadis donné àCJ^y'rus , de Pcrc des hommes. Lorsqu'il mourut en i6i , il fut pleuré par ses^ sujets comme le meilleur des princes. On a remarqué que ses Successeurs prirent son nom pour se rendre agréables au peuple , et que ce nom , après avoir été déshonoré par Caracalla , était néanmoins en si grande vénération , que l'empereur Macrin le fît prendre à Diaduménien son fils, de peur que ceux qui le portaient né s'en prévalussent pour se révolter contre lui.
Le portrait d' Antonin, placé sous ce numéro, est sans doute l'un des plus beaux de ceux qui sont encore conservés. Le travail des cheveux et de la figure , la facilité du ciseau et la correction du dessin , tout se réunit pour faire admirer ce morceau de sculpture. La tète a été ajustée sur un buste , antique aussi , et qui porte uiie cuirasse à écailles. Le piédouche en marbre est moderne ainsi que ceux de la plupart des autres bustes conservés dans la galerie.
126. Marc-Aurèle (Marcus /éureJîus Antoninusjéugusius) est représenté très-jeune sur plusieurs médailles , où il ne porte encore que le nom dL/4urcUus et le titre de César '. On le vqit sur cesmonumens, ayant, comme
le dit Tristan de Saint-Amant dans son vieux langage,
1 Entr'autres sur celle où le revers représente Diane portée dans un char traîné par des cerfs , et où on lit le mot £4>£CH2N; il en est de même sur les médailles au revers desquelles on lit itiventas s. c. , et sur celle qui a sur le revers la Piété protégeant le jeune César, avec le mot fiETAs au-dessous, et .à l'entourTR. pot. ]ii, cos. ii. Ce monument offre sur«tout la plus grande ressemblance avec le buste placé sous ce n.o. Il en est de même d'une foule d'autres médailles latines que nous n'avons pu citer ici.
« le ilMBloQ couf^imé d'uB léger poil follet, ^ Im vead fos^ agréal4e cotimie entrant (}ai» la preînière saison de la jeunesse au sortir de Fadoksoenco* » Il a été représenté i^i de cette manière par le buste placé fous ce n«o
Iè7. Cet autre buste représente Marc-Aurèle beaucoup plus âge. La conservation de ce beau monument est parfaite. L'empereur porte une cuirasse sur le devant de lacjuelle on yoit la tête de Méduse. Le piédouche fest/moderne.
Ké à Rome le 26 avril de l'an 122, Marc-Aurèle "f écut près de Sg ans y et fut les délices du peuple ro- Inain. La peine la plus forte qu^il imposa à ses ennemis déclarés fut le bannissement. Son humanité, sa douceur éclataient même dans les choses qui auraient été indifféj^entes à beaucoup d'autres. Dion Gassius nous apprend en effet qu'il voulut que les gladiateurs ne combattissent du'avec des épées sans pointe et des dards sans fer. <( Rien n'est capable de faire oublier le premier Antônin, dit Montesquieu, que Marc-Aurèle qu'il adopta. On sent en soi-même un plaisir secret lorsqu'on parle de cet empereur j on ne peut lire sa vie sans une espèce d'attendrissement : tel est l'effet qu'elle produit, qu'on a meilleure opinion de soi-même, parce qu'on a meilleure opinion des hommes. »
128* Lucius jiurelius Verus fut adopté, étant trè&ojewif,
Sar Marc-'Aurèle. « On remarquoit en son visage , it Tristan de Saint -Amant, un air jovial, et d'un homme qui aimoit son plaisir. Il avoit les yeux médiocres et bleus, non à fleur comme Marc-Aurèle, mais tcû peu plus cachés , le nez grand , toutefois bien fait , et le visage assez long. Du reste , il est remarquable ^11 portoit la barbe fort longue, et qu'il poudroit sa perruque, quil avoit blondorée naturellement, de Umailles doT, pour la faire paroistre rayonnante au Soleil ; êe qui Ini donnoit sans doute beaucoup de ^àss^ dans le rencontre, car ayant les cheveux frisés, comme on lé voit dans ses monnoies, cet artifice le fa^isoît pa-
roî^ù plein de majesté sin^Uèreé » Il éjpouiaa Lucille , fille de Marc-Aorèl^ ^ et ne partagea la puiasance souveraine avec ce ^aiid hoâime que pour mieux «goûter tous les plaisiri. Il mourut d'apopliçxie en 169, h^é de 39 and. Il bous reste beaucoup d'images de cet empereur. Dans le monument placé sous ce n.** y la tèlè Seule est antic[ue. Elle ressemble parfaitement atnc plus beaux portraits de cet empereur.
129. On doit vivement regretter que ce rare portrait XAnnius F^erus ait été si cruellement mutilé. Il a été trouvé sous nos yeux près du beau huste de Marc- Aùrèle , dans le champ de Saboulard , à Martres.
Fils de Marc-Aurèle et d'Annia Faustine , Annius Vèrus cessa de vivre à l'âge de sept ans. Capltoliftus parla ainsi de la mort de ce jeune César : Filium nominc Verum Cœsarem execto sub aure tuèere , septennem amisit, quem non plus guinque diebus luxit, consolatusque étiam medicos , actibus publicis se reddidit, Marc- Aurèle fit élever des statues à ce fils chéri , et sitôt ravi àTamottr paternel, lét il. voulut que son image essk dr lut portée au& jpompes du Cirque*
. On a tjuelques médailles ^ soit grecques ou latines , où Ton voit la tète d'Jlnnius p^erus. Sur Tune d'entr'eUes, rapportée par Vaillant » , on voit d'un côté la tète de cet enfant , avec la légende aknivs. vervs. casbaju.
ANTONim- AVG» FIL.
Sur le revers est la tète de Commode son frère ^ avec cette légende : commodvs. caes. AivTOiviNié aVg% ï'il.
130. C'est d'après lia Chausse » et quelqties autres antiquaires, et sur-tout d'après les médailles, que Ton a attribué ce buste impérial à Commode. La tête, que l'on y a rajustée , est bien celle qui en fit torimitiveihèilt partie : elle porte la couronne civique» Ce morceau est. d'un très-beau travail. Le buste est couvert de la durasse ^t An PaludamentuniK
1 Numistnata. i. 87.
2 Grand Cabinet romain,, in-folio, Aiii8te>rdam , ï.706, pag* 16.
Commode (^Marcus Aurelius Commodus Antonint^^ Augustus ) ou Lucius jElius Aurelius Commodus Aix^ gustusj né en i6i ^ fut étranglé en 192, après avoir* régné environ 1 2 ans et 9 mois. (( Jamais , dit Saint- Amant I , Fimpureté , la volupté , la brutalité , la cruauté . et l'injustice ne furent mieux logées qu'elles se recentrèrent estre dans Commode y qui véritablement estoit doué d'une parfaite beauté ( ainsi qu'Hérodien le fait voir) , et comme l'aspect de sa monnoie nous le confirme Mais cette exquise beauté se trouva par succession de temps estouffée soubs la bouffissure enflammée
d'un sang aduste et bilieux, nageant en crapule »
Xe même ajoute : (( A, la vérité, il n'y eut jamais homme pluâ^ perdu de desbauches que luy , estant.... , en toutes choses, semblable au détestable Néron, sinon qu'il ne se trouva avoir pu se rendre coupable de l'action la plus noire et plus impie que Néron commit, car if ne put tuer sa mère, qui estoit décédée avant qu'il fût Auguste, »
J31. On a cru retrouver quelques traits de ressemblance entre la tète antique placée sui* ce buste , et les portraits d'Albin (^Decimus Clodius Septimus Albinus Augustus). Né à Adrumette, en Afrique, il se distingua par sa bravoure sous le règne de Marc-Aurèle. L'em-
g^reur Commode lui donna le gouvernement de la rande-Bretagne. Dans la suite , peu content de n'être «qu'associé à l'empire avec Septime -Sévère , il voulut régner seul; mais le sort lui fut contraire. Vaincu le 19 février 197 par son rival, qui n'épargna pas même les restes inanimés de ce redoutable adversaire , il entraîna dans sa ruine tous ses amis et toute sa famille.
132. Lucius Septimius îîeverus, avec les portraits duquel ce buste a beaucoup de ressemblance , se fît proclamer empereur par les léfi[ions d'Illyrie, en avril ou au commencement de mai de l'an 1 93. Il marcha de suite vers Rome, et le sénat le reconnut. Vainqueur d'Albin près
1 JOomMenUûres àistoriques , 553.
(69) ': des murs de Lyon , il souilla son triomphe par la
Sroscription de tous ceux C[ui pouvaient avoir été ami^ e son rival. Il mourut de maladie en 209 , âgé de 65 ans 9 mois. Ayant fait , peu de temps avant d'expirer , apporter devant lui l'urne qui devait recevoir ses cendres, il lui adressa ces parole : «Tu renfer* » meras celui que n'a pu contenir l'univers. »
Ce beau buste cuirassé est surmonté d'une tête qui y a été adaptée dans les temps anciens. Sur le cartouche, qui est antique, on voit les traces d'une inscription . tracée avec une pointe extrêmement fine y mais on ne
peut plus lire que la fin d'un nom , ninus ; sans doute
ce buste représentait d'abord l'un des Antonins.
1 33* Ce buste , d'une très-forte dimension , et remarquable par la bonté du travail , l'est encore plus par une cir-
. constance particulière que Ton observe rarement dans
. les monumens de cette espèce ; car il a les bras et les deux mains. Ce monument, en marbre de Paros, ressemble beaucoup aux portraits authentiques de Plautilla (Justa Fla^ia Plautilla jiugusia)^ fille de Plautien et femme de Caracalla. Elle porta une dot considérable à son époux; mais son^ caractère impérieux irrita celui-ci, qui la menaça de lui faire subir le
' sort le plus triste lorsqu'il serait maitre de la souveraine puissance. Plautien, instruit des projets de Caracalla^ conspira contre ce prince et contre l'Empereur même ; majs son complot fut découvert , et sa mort assura le trône du monde à son gendre. Plautille et Plautius , son frère, furent relégués dans l'fle de Lipari, et après sept annéçs d*abandon et de malheur , ils furent im-
. moles par ordre de Caracalla. Ce ne fut pas même assez; pour ce monstre, il fit périr aussi une fille qu'il avait eue de Plautille , et qui avait suivi sa mère dans^ l'exila Ce monument a 8y centimètres de hauteur»
i34. Publius Septimius Geta est représenté- par ce mo^ nument. lia tête est antique et a été rapportée sur un. buste qui l'est aussi. Encore enfant , G«ta montra wie
(7o) dottceor^ one homaiiîté peu orâintires. «finCesdâii^ «on père expliquer le dessein où il était de mettre à mort les principsax partisans de ceux qui lui avaient disputé Tempire par les armes , il parut ému: Sévère lui ayant dit : Ce sont des ennemis dont je te délivre, Géta deHianda quel en serait le nombre. Ces infortunés, a|ontaf»t-il, ont-ils des parens et des proches? Cbmme on fut obligé de répondre qu'ils en avaient plusieurs i Hélas! s'écria-t-il, il y aura donc plus de . citoyens qui s^affligeront de notre victoire que nous n^en verrcHM prendre part à notre joie ! Caracalla était |nréaent à cet entretien , et loin d^étre de l'avis de Géta , il voulait que Ton fît périr le$ enfans avec leurs pères. Géta fut indigné, et lui dit : Vous qui n'épargnez le sang de personne, vous êtes capable de tuer un jour votre frère. » Ce mot d'im enfant Ait une prédiction accomplie par le barbare Caracalla. Géta fut déclaré yéûrguste avec cehii-ci , et revêtu de la puissance tribunitienne en ao8. Après la mort de Sévère , il régna avec ton frère; mais ce dernier, fatigué des divisions qui existaient entr'eux, le fit tuer entre les bras de Julie leur mère. Il avait alors un peu moins de 23 ans , étant né le ftjr niai de Tan 1 89 : sa mort eut lieu le 27 février 212.
f3& La ressemblance de cette tête avec pluâeurs portraits authentiques d* Alexandre Sévère peut justifier la dé« iKmiinatiofi sous laquelle on l'a placée.
Alexien , cousin de Marcus Antoninus Auoustus^ plus otenu sous le nom d'Héliogabale, était fils de Genesius Marianus et de Mammée. Né dans la ville d^Arcé en Phénicie, en 208 ou 209, il aima les lettres et les «rmesu Hâiogd[>ale, qui n'avait que 1 7 ans, adopta son cousin qui en avait i3, et il lui fit prendre le nom d'Alexandre ; vicieux , il voulut pervertir ensuite Finno* cence de cet en&nt Ses desseins n'ayant pas réussi , il lui voua la haine la plus forte , et chercha à s'en défaire W secrel : il «einonça ensuite ouvertement le projet d^ le ûive périr , et s'il se réoéndilia en apparence avec lui, w ne foi que pour mieux le frapper^ mais les
jwét» i»iè nê le méasaètètetA et prôcâiitiièrèÉt Al WftàiiH» f alors âgé de 1 3 ans et demi. Il fut aussitôt peeonnu par le sénat. Il méritait le titra de maitre du thonde par ffi tx)nté, par sa justice , par son huQianité. Hérodien 4it que jamais U ne fit répandre le sang innoceut , cho6e pien rare à Rome , où des tyrans livraient aux bour* féaux tous ceux qui n^étaient coupables que d^avotr déplu au souverain ou d^avoir des vertus» Le sénateur Ovinius Gamillus avait conspiré contre lui; il le fait venir : Je vous remercie, lui dit-il , de la bonne volonté avec laquelle vous vous offrez pour vous chai:g€r 4'un fardeau bien pesant pour moi...*. Il le conduit au sénat, l'associe à Pempire, et lui fait partager les fatigues attachées à la souveraine puissance. Ce fut U seule vengeance qu'il tira d'un attentat qui, sous tout autre prince, aurait coûté la vie à Ovinius. Sévère Alexandre fut libéral et bienfaisant : il honora la mémoire des grands hommes , et vénérait la vertu partout où il croyait là trouver. Il méritait les respects et V^r jDiour de la ten'e, mais l'ambition lui suscita des enneuns. Selon Victor et quelques autres, Uranus, Anto^ ninus y Taurinus prirent la pourpre, mais ils furent vaincus ; ^ le triomphe d'Alexandre sur Artaxercès semblait lui annoncer une suite non interrompue d^ victoires. Plein de confiance, il marcha contre les Germains 9 qui menaçaient les Gaules , et c'est pendant cette expédition qu'il fut tué ,» le 19 mars ^35, ègé 4^ â6 ans et demi.
fils d^m forgeron , et sa valeur l'éleva sçule aux premières dignités de l'armée. Il se préparait à j>orter la guerre chez les Persans , lorsqu'il fut massacré par le» soldats de la garde prétorienne. Il ne régna quVne année, et sa mort excita des regrets unanimes; car il aimait la vertu, et était doué d'une grande douceur. Ce baate a été restauré en grande partie à l'aide des^ frai^
mens épars que Fou a retrouvés dans les champs de Martres en 1 826.
1 37. Ce buste , en marbre d'Italie , n'a d'autres restaurations que la partie postérieure de la tête et l'extrémité du nez. La tète , quoique détachée très-anciennement
* du buste , est bien la sienne. Ce monument représente Philippe ( Marcus Julius P hi lippus^ , d'abord préfet du prétoire. Il était né à Bostra dans la Trachonite, et si l'on en croyait YEpitome de Victor, son père était chef d'une troupe de brigands. On a cru , peut-être assez légèrement , que Philippe était chrétien. Ce qu'il y a d'assuré j c'est que son élévation à la charge de ptéfet du prétoire, lui fit concevoir l'espérance de monter sur le trône. Il parvint en effet à se faire nommer, par les soldats, collègue et tuteur de l'empereur Gordien. Bientôt il fit périr celui-ci, et s'attribua en entier la souveraine puissance. Il écrivit au sénat que le jeune prince était mort de maladie; il rendit les plus grands hon^ neurs à la mémoire de celui dont il recueillait l'héritage , et lorsque cet Empereur infortunéTeut été mis par le sénat au rang des immortels , Philippe ne rougissait pas d'appeler Dieu celui qu'il avait tué. Ce, fut au commencement du mois de mars de l'an 244 q^^ Philippe devint seul maître de l'empire par la mort de Gordien. Dans la même année, il nomma César son fils (Marcus Julius Sci^eius Philippus) ^ âgé de sept ans. Après s'être assuré de Rome et des provinces, il marcha contre les Carpiens; il les vainquit et les obligea de demander la
{)aix. On sait qu'il célébra les jeux consulaires en 248, 'an 1 000 de la fondation de Rome. Sous son règne , Jotapien fut proclamé empereur en Syrie , Marinus en Mœsie, et Pacatien peut-être dans les Gaules; mais tous trois périrent bientôt. Décius prit aussi la pourpre , et , plus heureux que ceux que nous venons de nommer, il vainquit Philippe, qui fut tué soit dans les champs voisins de Vérone , soit dans cette ville même , l'an 249*
1 38. On a placé la tète du jeune PhiUppe (Marcus Jutius
rSeuerus Philippus), fils du précédent, sur un buste
. cuirassé découvert aussi dans les champs de Martres.
: Cet enfant fut déclaré César à l'âge de sept ans» En
. 24^ 5 il fut choisi par son père pour collègue au con-
; sulat , et avant la fin de Tannée il fut revêtu du titre
Hi/lugaste, \2Epitome de Victor rapporte que le jeune
Philippe était d'un caractère si sérieux, et même si
. triste, qu'il n'avait pas ri depuis l'âge de cinq ans, et
qu'aux jeux séculaires ayant vu l'empereur qui riait
d'une façon qui lui parut immodérée , il jeta sur lui un
regard d'indignation. Les prétoriens ayant appris la
. défaite de son père , arrachèrent la vie au jeune Philippe*
139. Cette tête antique, placée sur un buste moulé en plâtre pour compléter le monument, a quelque ressemblance avec les portraits connus de Cdius Volusia-' nus y fils de Cdius Vibius Trebonianus GalluSj qui succéda à Decius en 25 1. Associé par son père à l'empire et déclaré jduguste^ Volusien marcha avec lui, en 253 , contre Emilien qui avait levé l'étendard de la révolte. Les deux armées se rencontrèrent près d'Intèramna, aujourd'hui Terni, en Ombrie, et les soldats de Gallus et de Volusien massacrèrent alors ces empereurs, qui n'avaient régné qu'environ deux années.
140. On ne peut douter que ce beau buste ne représente l'empereur Gallien (Publius Licinius Gallienus), La partie supérieure de la tête a été ajoutée très-anciennement, parce qu'il paraît qu'il y manquait un peu de marbre ; mais on n'a point retrouvé ce morceau. L'ex trémité du nez seule avait été enlevée. Le piédouche est antique.
« Jamais prince n'est monté sur le trône , dit Crévier, avec une plus belle réputation que Valérien , père . de Gallien.» Il fut proclamé, en aS'i, après la mort d'Emilien , qui avait succédé à Trébonien Galle , et à Volusien. Le sénat nomma Gallien César, et son père . lui décerna le titre dî! Auguste, Il fit plus en lui don* • nant. l'honorable mais difficile emploi d'aller commander dans les Gaules, et de les préserver des invasions
sr^.
(74) âes Gennains. Guidé par Posthume , bâbîie guerrier ,. oui ensuite prit la pourpre dans les mêmes contrées y Gallien obtint des succès s des médailles lui donnent même à ce sujet le titre de Germanieus Maximus. Valérien s^avança contre les Perses, resta long*tempsen Orient, et enfin, ayant été défait par Sapor, et fait prisonnier dans une entrevue av^c ce prince yers l'an a6o , Gallien ne fit rien pour retirer son père de la plus affreuse captivité ou pour le venger. « La seuler marque d'attention quHl lui donna, fut de le mettre au rf ng des dieux sur tme fausse nouvelle de sa mort. » n quitta les Gaules et enti*a en Italie , d^où , par les soins du sénat, les Scythes et les Goths venaient d'être clia«i> ses. Brave dans les combats , on le vit marcher avec résolution contre les tyrans qui usurpaient la pourpre impériale j mais il fallait que la nécessité Tarrachàt aux défices, aux divertissemens , à la nonchalance, et dès que Faiguillon dW intérêt personnel ne le piquait plus , il retombait par son propre poids dans son indécente mollesse et dans ses honteux plaisirs. Sous sa domination , l'empire fut désolé par les guerres étrangères et les guerres civiles, par la famine et par la peste* Tous les fléaux fondaient à la fois sur Rome et sur les provinces , et cependant Gallien se plongeait dans les plus infâmes débauches, et montrait une ia*-. sensibiUté stupide. Lorsqu'on vint lui annoncer que TEgypte s'était révoltée: E^bien, dit-il, est-ce que nous ne pouvons pas subsister sans le lin d'Egypte ? L'Asie était ravagée par les tremblemens de terre et par les courses des Scythes ; Gallien remarqua seulement qu'il faudrait à l'avenir se passer da cette sorte de nitre qu'on en retirait, et qui servait pour les blanchissages , pour les bains et pour la composition du verre. La Gaule venait d'être arrachée à sa domination*; il se mit à rire, et dit : La répubUque est-elle .donc ruinée, parce que nous n'aurons plus d'étofies d'Arras? Sa cruauté égalait sa nonchalance. Il régna quinze ans^ si l'on joompte de l'époque où il reçut le titre d^Auguste, ou seulement huit , depuis la captivité de ion
(7*) père, n fut taé soub les nrars de MUan, au moiade mars de Fan &68 , et mis au nombre dc^ Dieux par ceux mêmes qui Favaient immolé j ou qui avaient succédé à son pouvoir- Ainsi , la flatterie et la politique , qui avaient en quelque sorte fatigué Gallien pendant ea vie, s^attachèrent à son tombeau : mais sa Déificattou jnéme, qui n'était qu'une vaine cérémonie à laquelle on était accoutumé , ne marqua pas autant la bassesse des Romains que cette inscription, gravée pendant sa vie sur l'arc de triomphe qu'ils lui consacrèrent, et où ils osèrent dire que sa valeur invincible n^avait pu être surpassée que par sa piété : Cujus ins^içta virtus sold pwtaU superata esU
441. On n*a pas encore déterminé le nom du personnage représenté par ce beau buste. Le travail est lai^e et facile, et s^ conservation, à l'exception d'une partie de la ligne du profil, est presqu'entière,
442. Beau buste de femme. Ce portrait, qui représente une dame romaine, est digne d'arrêter les regairds. Les cheveux sont enroulés autour de la tête en tresses plattes et très-élégantes. I^extrémité du nez a été restaurée.