‹ Notice des monumens antiques et des objets de sculpture moderne conservésChapitre 31 sur 84 · Vénus dite la rénus de Médicis · texte numérisé non relu

Vénus dite la rénus de Médicis

Cette statue représente laDéessedes.amours^àllnstant où elle sort de Pécume des mers , où elle a pris naissance. Elle n'a d'autre, voile que la pudeur. Si sa chevelure n'est pas flottante sur ses épaules divines ^ c'est que les heures viennent de l'arranger ( Homère, hymn. IV). Un dauphin groupé avec une coquille est à ses pieds : ce sont les symboles de la mer , de laquelle Vénus . est sortie. Les deux amours qui le surmontent ne sont pas les càifans de la Déesse : l'un d'eux est Fros, cet Amour primitif, ce Génie qui débrouilla l'antique chaos ; l'autre est le Désir , jHÏmerosy qui parut dans le monde en même temps que le premier des êtres sensibles. Tous les deux virent naitre Vénus , et ils ne l'abandonnèrent jamais ( Hé-siode, Théog. v. 201). Selon l'inscription grecque tracée sur la plinthe , cette admirable statue serait l'ouvrage de Cléomènes athénien, fils d'ApoUodore, et père, suivant dés ' conjectures très-probables, de cet autre Cléomènes auquel nous devons la statue de Mercure ou l'Orateur romain, si mal nommé Germanicus ; mais l'inscription est moderne. On croit cepeildant , lancienne pûnthe ayant été changée lors de la restauration de la figure, qu'elle présente une copie fidèle des caractères gravés sur la première.

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