DANS LE MUSÉE DE TOULOUSE
MOIVIJMENS ÉGYPTIENS.
Avant la glorieuse expédition qui soumit l'Egypte aux Français , on connaissait bien peu cette contrée célèbre, mais on recherchait avec empressement tout ce qui pouvait en retracer le souvenir. On trouvait dans tous les cabinets des figurines égyptiennes, on les considérait avec cette sorte de curiosité qu'inspire un grand peuple sur lequel on possède peu de documens historiques , et on avait pour ces faibles produits des arts du dessin une vénération fondée sur la haute antiquité qui leur était attribuée. Ces objets sont devenus plus communs, sans être moins précieux, depuis les trois dernières années du 1 8.™* siècle. «C'est, dit M. Champollion-Figeac, l'époque de la résurrection de l'Egypte ancienne , et ce fut le génie de la France qui opéra ce miracle. Les contrées que la victoire occupait étaient aussitôt explorées par le compas du géomètre, le crayon de l'architecte, les instrumens du physicien , le marteau du géologue et la science de l'antiquaire.» Celle-ci ft sur-tout de grands progrès en cette occ^ion, et a.
même , dans la liiite , conroimé «es trayaux par une cOn({uète .inespérée. Le système graphique de la mystérieuse Egypte a été retrouvé »; on a pénétré tous ses secrets par la découverte de l'alphabet des hiéroglyphes , et ((ainsi se sont dissipées les ténèbres qui enveloppaient Torigine de ses. temples, de ses palais, de ses tombeaux , les noms de ses dieux , de ses rois , les époques les plus anciennes de son histoire, la date de ses monumens , et l'ensemble de ses pratiques dviles et religieuses.)) Turin et Paris ont depuis peu de temps des Musées égyptiens, où les images des Pharaons occupent une place près des plus humbles stèles et des simples papyrus qui nous ont conservé les croyances psycologiques des nabi tans des bords du Nil , ainsi que leurs rites funéraires. Mais Toulouse n'a pas augmenté , en ce genre ^ ses richesses monumentales, et son Musée ne possède qu'un très-petit nombre de statuettes égyptiennes. Nous allons décrire ces divers monumens.
1 . Osiris , roi de YAmenthi , ou Ekifer égyptien , tenant le fléau et le crochet dans ses mains , ayant sa mitre flanquéededeux appendices recourbée vers le haut. Cette statue est en bronze.
2* Statue plus petite que I»précédente, et ayant les mêmes syfid^les. Elle est aussi en bronze.
3r. Autre statue à' Osiris. Elle est pareille au^ précéd^ates et est aussi en bronze. '
A. Statue en bronize d'une déesse. Ses maius sont pendantes. Un vêtement léger presse ses formes et les dessine. Sa tète est couverte de la dépouille d'une pintade et du Pschent , mais cette coifFure est en partie briséfe. On peut cotojecturer que cette petite statue représente la déesse Néiik, qiri«st VAtkênè ou Minerve égyptienne.