PARMI LES OBJETS ANTIQUES
242. Tète en marbre blanc, environnée d'une coiffure orientale : il paraît qu'elle a fait partie d'une Statue persique. On sait par Vitruve {^ArchitecUy lib, /.), que les Grecs ont quelquefois , dans l'ordre dorique , remplacé les colonnes par des figures de ce genre. Cette tête, assez bien conservée, est d'un travail remarquable.
243. Autre tète, en marbre blanc, qui a pu appartenir, à une y%i/re persique , mais elle est d'une plus petite proportion que la précédente , et Ton peut remarquer , peutêtre contre notre opinion, que ces têtes n'ont rien porté, leur sommet n'offrant pas de plan horizontal.
243 his. Fragment d'une statue trouvée dans la Garonne , à Toulouse.
mONUMENS FRANÇAIS-
244. Bas-relief représentant deux femmes. Elles ont les; iamlies croisées et paraissent être assises. Kune tient un bélier , et Ton voit au-dessus de sa tête les mots siGr^uH ARiETis. Sou pied drcÂt est nu et appuyé sur une tête de lion^ le gauche est chaussé et appuyé sur le couvercle d'un tombeau. L'autre femme tient un lioli ; les ipots signum leonis sont gravés au-dessus d'elle. Son pied gauche est nu et repose sur une tête de lion ;. . le droit est chaussé et placé sur un tombeau.
X)n a cru retrouver dans ce monument un emblèmedu cours du soleil. Le tombeau désigne la caisse dans' .laquelle O^tm^ fut enfermé par Zy/>AÏo/» , à l'époque Qvt le soleil parait avoir perdu sa force et sa chaleur. La tête de lion ceinte d'un diadème , sur laquelle repose le pied BU d'une des femmes, est l'image du soleil lorsqu'il commence à remonter vers les signes supérieurs , lorsqu'il quitte en quelque manière le tombeau. I^e bélier placé sur les genoux de la première femme représente le soleil dans le signe du beher, époque à laquelle il r- ouvre en quelque sorte le cercle de l'année , et s'unit à la Nature , onklsis,. pour la féconder. Isis est ici désignée par la femme qui portele beUer. Le lionsupporté par une autre femme indique l'époque des chaleurs solsticiales ^ lorsque le soleil , uni à VJsis qui préside aux moissons, répand des torrens du feu dans l'espace. La tête de Uon , dépouillée d'ornemens y. sur laquelle le pied nu de cette seconde femme repose , annonce le temps où le soleil , atteignant le terme le plus court de sa carrière diurne, paraît prêt à s'enseveUr dans les ténèbres , ou dans le tombeau. Les pieds chaussés placés sur le cercueil indiquent peut-être que lorsque l'hiver fait sentir s» rigueur, lorsque le soleil est en quelque sorte plongé dans l'ombre du cercueil, on est forcé de se couvrir avec soiOi
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Ce bas-relief était placé sur Tancien portail de Té-^ glise de Saint-Saturnin de Toulouse , et était au centre d'un calendrijcr tracé $mvant lesjstème de Jules-^César ;^ et c'est pour cela qu'on lit sur ce marbre : hoc fuit
FACTUM TEMPORE JUUI CJSSARIS >. •
245. Ba»* relief jadis placé aussi sur le portail de Féglîse de Saint-Saturnin. H représente un épervîer ajant une tête humaine environnée d'un nimbe et portant une crinière de lion : il fotde aux pieds un monstre fantasti^e désigné par le nom de crocodile, cQCodrituSj grave près de sa tête. ^
Ce montunent , entièrement composé dans le style égyptien , annonce le triomphe du Boa Principe , ou du Soleil, désigné par un épervier, sur le ftincipe des ténèbres, ou le Mauvais génie, ou Typhon , peint dans les temples de PEgypte sous la forme dW cro^ eodile.
246, Fragm^^at d'uA bas-reUef représentant jéntonius,^ prétendu roi de Toulouse à l'époque où saint Saturnia vint prêcher danacette ville* Pour réfuter cette opinion , puisée dans les légendaires, il suffit de fsôre remarquer que lorsque Saturnia arrosa de son sang les marches du Qapitole de Toolouse, celte ville était sc^is k: d€maânation des Romains et n'avait point de Roi.
24T. Fragment d'un bas-relief qui représente le martyre de aaint Saturnin.
248« Niebe dana laquelle on voit David aceordtnt sa hafpew
249f. Statue en marbre, qui représente un Roi. Sa main droite porte un vase ou ampoule^ ce qui ferait penser que cette statue est celle de Clwîs. La figure est ados-* sée à une petite colonne.
250. Statue d'un soînt Ëvangéliste» Cette figure est recon-> VMBÊsàAte par k nimbe qui oriie la tè(» , et par le rou-^
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1 Monum^ns religieux des Volces, pa^. a42 çt suiyftute^.
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leatt déployé teHn par la ûiâin ctrcnte. Ëlie était atusi adossée à une petite colonne.