Mort d'Elisabeth, reine d'Angleterre, en
H. 3, 34. — L. 4, 14. — Fig. plus gr. que nat. Elisabeth donna une bague à son favori, le comte d'Esse!,
à son retour de l'heureuse expédition de Cadix, en lui or» donnant de la jrarder comme un jîaj<e de sa tendresse, et en rassurant que, dans quelque dis^fîne iju'll ptll lomb<'r, s il la repré>enlait alors à ses :>eu\, elle serait favorable a sa jusiiiiration. Lorsqu'il se \ii ju^(* et eondamné, il foiilia cet anneau à la roniiesse de Noitinjihani, en la priant de le retuetlreà la reine. Le comte de .Noiiiniihain, punen»',' déclaré du dur d'Kssex, exigea de sa femme qu'elle n'exécutât p«?î."t la commission dont elle s'était char}^*^e. Éli-iabelh. qiii attendait toujours que sou ra>ori lui rappellerait ses promesses par ce dernier mo>eu, pour l'émouvoir en sa faxeur, fui décidée enfin, par le ressentiment et la politique , à si$;ner l'ordre de l'exécution. l,a comtesse de Notiiniham tomba malade, et sentant approcher sa fin, les remords d*une si grande infidélité la iroubliTent : elle supplin la reine de venir la \oir. et lui ré\éla ce fatal secret en implorant sa clémence. Elisabeth, saisie de surprise et de fureur, traita la mourante comtesse avec remporiemenl le plus extrême, s'écriant que Dieu pouvait lui pardonner, mais qu'elle ne lui pardonnerai! jamais. Elle sortit a>ec la rage dans le cœur, et s'abandonna dès ce moment à la plus profondemélancolie ; elle rejeta toute espèce de consolation, et refusa même «le prendre des aliments; elle se jeta par terre, y resta immobile, nourrissant ses regrets des réflexions les plus cruelles, et déclara que la vie n'était plus pour elle qu'uo fardeau insupportable. Des cris étouffés, des gémissements, des soupirs , furent le seul langage qu'elle se permit. Elle passa ainsi dix jours et dix nuits étendue sur son tapis et appuyée sur des coussins que ses femmes lui apportèrent; ses médecins ne purent lui persuader de se mettre au lit, et encore moins d'essajer les secours de leur arL Sa fin parut prochaine. Le conseil s'assembla et députa le chancelier, l'amiral et le secrétaire d'Etal à celle reine, pour savoir sef intentions sur le choix de son successeur. Elle répondit, d'une \oix défaillante, qu'ayant porté le sceptre des rois, elle voulait qu'un roi lui succédât. Cécil la pressa de s'expliquer plus positivement : « Un roi me succédera, répliquat-elle, et ce ne peut être que mon plus proche parent, le roi d'Ecosse. » L'archevêque de Canierbury l'exhorta ensuite à tourner ses pensées vers Dieu : «C'est ce que je fais, et mon âme cherche à s'unir à lui pour jamais,» Peu de temps après, sa voix s'éteignit, ses sens s'affaiblirent, elle tomba d^ns ud assoupissement léthargique qui dura quelques heures, et elle expira doucement, sans aucun signe violent d'agonie, dans la soixanie-dixième année de son à^e et la quarante-cin* quième de son règne.
On remarque le lord garde-du-sceau , le lord amiral, rarche\èque de Canterbury et le secrétaire d'Etat Cécil, qui est à genoux devant la reine.
(Salon de 1827.)
40. Edouard V, roi mineur d'Angleterre , et Richard , duc d'York, son frère puîné.
H. 1, 78. - L. 2, 14. - Fig. gr. nal.
Ces deux princes, enfermés dans la tour de Londres, furent étoufTés par les ordres de Richard 111, leur oncle, usurpateur de leurs droits.
(Salon de 1831.)
0ELOR1IE (piBBBE-cLAUDE-FBANçois)» Tté à Pùrts, chevaltef de la Légion-d* Honneur en 1841.
41 • Sapho récite à Phaon Tode qu'elle vient de composer. H. 1, U, - L. 1, 46. - Fig. demi-nat.
« Heureux qui, prés de toi, pour toi seule soupire,
a Qui jouit du plaisir de t'cntendre parler,
« Qui te voit quelquefois doucement lui sourire!
« Les dieux dans son bonheur peuvent-ils régaler? »
(SaloD de 1833.)
DESKOS (Mn« LOUISb).