Abydos.-Harabat-el-Madfouneh. Calcaire
Hauteur 0 20
Petite dalle carrée. Au centre croix ansée découpée à jour. De chaque côté acte d’adoration à Osiris par un personnage nommé Sebekholep , fils de sa mère Taa. XIIIme dynastie.
La série des monuments religieux se continue
Salle du Centre Vitrines H-l
dans le meuble octogone, à vitrines plates, disposé au milieu de la salle.
Vitrine H.
La vitrine H renferme une précieuse collection de divinités et d’emblèmes religieux en pâte de verre. Ces figurines ont été fabriquées pour être posées à plat. Presque toutes ont été trouvées avec les sarcophages des deuxT’aho (Voy. Cour 12 et 13). Parmi elles, on remarquera particulièrement celles qui sont faites en pâtes de deux ou trois couleurs.
Vitrine I.
Autre vitrine contenant des divinités et des emblèmes religieux.
Aux endroits les plus apparents sont exposées diverses figurines représentant le déesse Ma accroupie (voy .Salle du Centre , 175), la tête ornée de la plume symbolique. Chaque tigurine est en pâte de verre, et formée de plusieurs morceaux juxtaposés. Le collier est une sorte de mosaïque de longs fils de verre agglutinés par la cuisson.
Des têtes de vautour (Salle du Centre, 179 et 180), en pâte de verre vert, sont du même temps et du même travail. L’œil rouge de l’une d’entre elles est curieusement étudié.
Tous ces morceaux sont le produit d’une industrie particulière dont notre vitrine I offre les plus rares échantillons. Ils proviennent des ruines de l’édifice que la commission française a supposé, peut-être à tort, être celles du labyrinthe (Fayoum). Les momies que nous y avons trouvées en grand nombre sont enveloppées extérieurement d'un cartonnage recouvert lui-même d’une couche épaisse de ciment fin. C’est sur ce ciment encore liquide, où ils formaient des dessins aussi riches que variés, qu’étaient appliquées les figures dont nous venons de faire la descrip- I ion .
Vitrine J.
— loO —
Salle du Centre \ itrines J-K
Une troisième vitrine de divinités et d’emblèmes divers.
On y trouve deux plaques de bronze portant l’image du dieu Chnouphis en relief (Salle du Centre, 148), deux plaquettes d’ivoire ornées de la figure de Bes gravée à la pointe ( Salle du Centre , 188), des génies des morts ( Salle du Centre, 141) etc., etc.
Le morceau le plus saillant est la grande plaque de bronze qui occupe le centre de la vitrine. Elle représente une déesse debout, vue de profil ; ses bras sont étendus ; sa main droite est fermée et tenait quelque emblème qui a disparu, peut-être la plume de justice; sur sa tête devait être posé le disque solaire. Les inscriptions des temples nomment cette déesse Khou-t(la directrice). C’est une forme d’Iéis.
Ce beau monument n’est pas seulement incomplet] par les emblèmes qu’il a perdus. On remarquera qu’en certaines parties le bronze est évidé, et a dû recevoir des ornements travaillés en pierres dures de couleurs variées, appliquées à la manière des mosaïques. L’effet de la plaque ainsi restaurée se devine.
Il est d’ailleurs probable que la plaque elle-même devait faire partie d’un ensemble plus grand, et qu'à son tour elle était encastrée, soit dans un mur couvert d’ornements de pièces rapportées comme on en trouve encore quelques restes dans les temples, soit dans la paroi de l’un de ces beaux meubles en usage dans les cérémonies religieuses.
Vitrine K.
Cette vitrine contient une collection d’animaux sacrés. Le symbolisme de la plupart d’entre eux a déjà été expliqué à propos des monuments conservés dans la Cage .4 (voir plus haut).
Au sommet de la planche est une curieuse collection de
singes.
Dans le bas s'ont, rangés divers animaux précieux soit par leur variété, soit par le fini de leur exécution. On citera une vache de jaspe rouge, emblème d’Hathor, un chien en agate, un hippopotame en lapis-lazuli, etc., etc.
- loi
Salle du Centre V Urines L-M
Vitrine L.
Collection d’emblèmes. On ne trouve ces monuments que sur les momies.
D’après le chapitre 159 du Rituel, une colonnette de feldspath vert devait être placée au cou de chaque défunt, comme un symbole de rajeunissement de son âme. Pour les pauvres , ces amulettes étaient simplement en porcelaine.
Les sceaux de lapis-lazuli et de feld-spath vert sont d'autres amulettes qui accompagnent les momies comme une promesse d’éternité. Le sceau est en effet le symbole des périodes du temps.
Les disques de pâte rouge placés sur le caractère montagne symbolisent le soleil levant, c’est-à-dire l’arrivée de l’âme au séjour des bienheureux.
Les bœufs couchés et liés par les quatre jambes rappellent les sacrifices parlesquels, à certainsanniversaires,on devait honorer les mânes des défunts. On sait déjà que ces sacrifices s’accomplissaient dans la partieextérieure des tombes. (Vov. Avant-propos, page 27).
Vitrine M.
Suite de la collection des emblèmes. On remarque dans celle-ci les angles, symbole de mystère et d’adoration, les triangles, symbole d’équilibre, les chevets destinés à marquer la quiétude éternelle qui attend l’homme juste dans la sphère des âmes.
L'oul’a, ou œil mystique, est un emblème qui est répandu à profusion dans toutes les tombes, particulièrement depuis la XXVI"ie dynastie. On l’appelle tantôt l’œil d’Horus, tantôt l’œil du soleil et de la lune. Dans le grand combat d’Horus et de Typhon , celui-ci arrache l’œil de son ennemi, l’avale puis le rend au soleil. C'est l’éclipse passagère de l’âme succombant sous le péché ; mais l’âme ne sort que plus brillante des ténèbres qui l’ont un instant enveloppée; ses épreuves sont maintenant accomplies ; elle va jouir de la plénitude des biens célestes. L’out’a semble ainsi signifier le terme resplendissant de la période de justification que l'on doit traverser avant d’être admis dans le sein du dieu suprême.
Vitrine N.
- lo2 -
Salie du Centre Vitrines N-0
Continuation de la série des emblèmes religieux. Ici se trouvent les tat, les croix ansées (improprement appelées rlefs du Nil), les boucles de ceinture. D’après le Rituel, ces objets devaient, comme les colonnettes de feld-spath, être suspendus au cou des momies.
La croix ansée est l'emblème de la vie éternelle. Le symbolisme de la boucle de ceinture n'a pas encore été bien expliqué. Il est de même du tat qu'on regarde, peut-être à tort, comme un emblème de stabilité.
Au bas de la planche sont rangés des cœurs de toutes dimensions et de toutes matières, or, améthyste, cornaline, hématite, feld-spath vert, etc. Dans les idées égyptiennes, le cœur était le siège de la vie. Quand après la grande scène du jugement, l’âme déclarée pure vient chercher le corps pour s’unir de nouveau à lui, c’est au cœur qu’elle donne le premier soufle d’existence. Aussi quelques-uns de nos cœurs portent-ils, gravée sur un de leurs côtés, l’image du scarabée, symbole de la génération céleste et par suite de la résurrection. La présence de l’oiseau Bennou sur plusieurs autres a pour origine le même symbolisme. L’oiseau Bennou est le phénix de la tradition classique. Selon la remarque de M. Chabas, il se crée lui-même pour l’éternité, ce que les Grecs ont exprimé en disant qu'il renaît de ses cendres. Comme le scarabée, il devient un excellent symbole de la nouvelle vie promise aux défunts.
Vitrine O.
Choix de coiffures divines.
Au sommet de la planche, rangées sur deux lignes parallèles, sont les coiffures de la Haute et de la Basse-Egypte en porcelaine. De leur réunion est formé 1 epschent, grand diadème que les rois portaient, selon l’inscription de Rosette, « quand ils entraient dans le temple de Memphis « pour accomplir les cérémonies du couronnement. »
On reconnaîtra parmi les autres la coiffure formée du diadème Àtef et du disque lunaire, plus spécialement réservée à Thotb ; la coiffure formée de deux longues plumes droites sur lesquelles est posé le disque flanqué des deux cornes de vache, emblème de la déesse Thoueris ; la gerbe
Salle du Centre 385
épanouie que les monuments placent sur la tête d’Anoukis, déesse d’Eléphantine, etc. La tresse roulée appartient, comme on le sait déjà, à Harpocrate. La barbe caractérise Osiris. (Voy. ci-dessus la notice de ces divinités, Cage A, 105 et suiv.).
Enfin nous terminons la série des monuments religieux exposés dans la Salle du Centre par la description des quatre statues suivantes que leurs dimensions nous ont permis de placer sur des socles à part.