Memphis. -Saqqarah. Basalte vert
Longueur 1 94
Autre cercueil de même forme et de même provenance. Pas de légende.
12 13. — Memphis. -Saqqarah. Granit gris.
Hauteur totale du n° 12 1 35 du ne 13 1 30
Deux sarcophages rectangulaires couverts de légendes à l'intérieur et à l'extérieur. Ils proviennent du même puits.
Le n° 12 a servi à la sépulture d'un personnage qui s’appelait Talio ou T’ aher, nom bien connu sous sa forme grecque Teos ou Taclios. Ce personnage avait le titre de noble chef; il était en même temps prêtre et général en chef des troupes du roi, Le n° 13 abrita la momie d’un autre Taclios qui se dit également le noble chef ; celui-ci a le grade de général et était revêtu de la dignité de prêtre d’Osiris. Tous deux sont fils d’une dame Bete'ita. (vov. Grand Vestibule, 80).
Cour 43-14
il semblerait donc que nous sommes ici en présence de deux frères portant le même nom, l'un qui fut général dans l'armée égyptienne, l’autre qui commanda en chef cette armée.
Mais le fait de deux frères du même nom constitue une exception si notable que je n'en connais pas un autre exemple. Il faut donc y voir une nouvelle preuve de l'usage si fréquent dans l'ancienne Egypte de donner aux petitslils le nom des grands-pères. L’un des deux Taclios aura eu une tille qu’il aura appelée Beteïta comme sa mère, et à son tour cette seconde Beteïta aura donné à son tils le nom de son père Taclios. Nous aurions ainsi quatre générations où les deux noms Beteïta et Taclios alternent régulièrement deux à deux.
Le puits qui a servi de tombeau à nos deux Taclios est immédiatement voisin de celui où a été découverte la momie d’Ankh-Hapi (\oy. plus haut, 8, 9), et tout fait présumer que ces monuments remontent à la même époque. Nos deux généraux avaient donc exercé des commandements dans l’armée égyptienne1 sous l’un des premiers Ptolémées.
On remarquera que le couvercle du n° 13 n’est pas de la même pierre et n’a pas les mêmes dimensions que la cuve. En outre, les noms et les titres du défunt y sont en surcharge sur de plus anciennes légendes effacées. Ces remarques nous prouvent que quand le général T'a ho mourut, on s’empara, pour terminer son monument funéraire, du couvercle d’un sarcophage dont on se contenta d’effacer les titres et le nom propre.
Les momies du grand’père et du petit-fils avaient été ornées avec beaucoup de soin. C'est en effet de nos sarcopha ges que proviennent les remarquables amulettes de pâle de verre conservées dans les collections du Musée (voy. Salle du Centre, vitrine H).