‹ Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du Musée d'antiquitiés égyptiennes de S. A. le Khedive á Boulaq /Chapitre 220 sur 386 · Abydos.-Harabat-el-Madfouneh. Schiste · texte numérisé non relu

Abydos.-Harabat-el-Madfouneh. Schiste

Hauteur 0 06

Des exemplaires de ce gros scarabée existent en grand nombre dans les Musées. Après le protocole royal d’Aménophis III, on y trouve la mention du nom de la femme de ce roi , la reine Taïa. Son père (le père de la reine) , dit le texte, est Iouaa , sa mère Touaa. Vient ensuite la détermination des frontières de l’Egypte qui s’étendaient au sud jusqu’à une contrée nommée Kar-i , et au nord jusqu’à la Mésopotamie.

Salle du Centre 541-543

On voit par ce scarabée que la reine Taïa n’était pas de sang royal. Ajoutons que probablement elle n’était pas non plus de sang égyptien. En effet , la Vallée des Reines à Thèbes nous la montre les chairs peintes en rose. Ces circonstances nous feraient penser qu’Aménopliis IV, qui proscrivit partout le nom d’Aménophis III et au contraire entoura d'honneurs inusités celui de sa mère, se souvint peut-être trop, en portant atteinte à l’antique religion égyptienne, du sang étranger qui coulait dans ses veines. Ce premier réveil de l’esprit sémitique, après l’expulsion des Hycsos, aurait peut-être eu pour cause l’arrivée au trône d’une femme choisie par Aménophis III parmi les tribus nombreuses d’origine asiatique qui, à cette époque, peuplaient les provinces orientales du Delta.

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