Memphis. -Saqqarah. Calcaire
Hauteur 0 65
Asa est assis. Il a près de lui sa femme, parente du roi, nommée Hathor-en-Kéou. Son fils, Tat-as-as-pou-oer, se lient debout à ses pieds.
L’exiguité de la taille de l’épouse comparée à celle du mari n’est point un fait qui atteste l’infériorité sociale de la femme chez les Egyptiens. La femme au contraire prenait une large place dans la famille. Les droits qu’elle tenait de sa naissance n’étaient pas absorbés dans ceux du mari, et elle les transmettait intacts à ses enfants. A certaines époques, les tableaux de famille nomment souvent la mère à l’exclusion du père. Dans les inscriptions de P Ancien-Empire, l’amour entre époux est parfois exprimé d’une manière délicate et touchante.
Les grosses perruques dont nous avons eu si souvent occasion de parler faisaient dans l’ancienne Egypte l’office du turban actuel, qui n’est qu’un préservatif contre l’ardeur des rayons solaires. On en aura la preuve ici en
Salie de l’Ouest 588-595
voyant les clieveux de la dame Hathor-en-Kéou se montrer par dessous la perruque et couvrir le haut du front.
Notre joli groupe se reconnaît au premier coup-d’œil pour une œuvre de l’Ancien-Empire. L'imitation plus étudiée de la nature, un type de physionomie en quelque sorte plus égyptien qu’à aucune autre époque, la fraîcheur même des couleurs dont le monument est peint, font qu’on y sent plus la vie.