Memphis. -Saqqarah. Albâtre
Hauteur moyenne 0 32
Quatre canopes gravés dans le style de la XXVIme dynastie au nom d’un divin père, nommé Hor-ari-aa (sur les vases funéraires, voy. Salle du Centre, 141 et 396).
Deux armoires et cinq vitrines contiennent la suite des Monuments funéraires.
Armoire E.
On y trouve seize canopes formant quatre séries complètes. La première série provient de la tombe d 'A marna, dame de Thèbes, qui vécut probablement sous l’un des derniers Ramsès. La formule qui décore les vases de celte série n’est pas celle qu’on lit habituellement sur les monuments de ce genre. La seconde et la quatrième proviennent de Saqqarah et remontent à la XXVI“*e dynastie. Toutes trois sont en albâtre. La troisième est en calcaire et a été trouvée à Thèbes. Au style des légendes, on peut la croire également du temps des Saïtes. Le défunt était prophète d’Amon et s’appelait Hor-pi-nes-er-men.
Armoire F.
Quatre nouvelles séries de canopes, toutes les quatre en albâtre, sont enfermées dans cette armoire. La première et la seconde viennent de Saqqarah et du même quartier de la nécropole qui a fourni au Musée les canopes dont nous venons de faire la description. Les huit vases qui forment ces deux séries appartiennent par conséquent à la XXVIu,e dynastie. La troisième a été trouvée avec une
Salle de i Est Vitrines F-I
momie de femme sous le dallage de Tune des chambres de Medinet-Abou. La quatrième enfin, composée seulement de trois vases (le quatrième a été trouvé brisé), a été destinée à la tombe d’un fonctionnaire de Memphis nommé Net’em. Le défunt, par exception, y est représenté en adoration devant diverses divinités.
Vitrine G.
Nous avons déjà expliqué le rôle des gros scarabées appelés funéraires (Voy. Salle du Centre, 398). La plupart de ceux que conserve la Vitrine G portent pour légende le chapitre 30 du Rituel. Cette même vitrine contient encore quelques pectoraux en forme de naos qui servent d’ornements aux momies.
Vitrine H.
Les pectoraux en forme de naos qui y sont conservés frappent d’abord l'attention. On remarque ensuite un beau choix de scarabées funéraires. Il en est parmi eux qui sont pourvus de grandes ailes ouvertes. Ceux-ci n’ont jamais d’inscriptions, et sont toujours trouvés cousus aux bandelettes des momies. Le scarabée qui l’enveloppe est l’emblème du soleil levant ; c’est l’âme pénétrant dans la lumière éternelle.
La Vitrine H contient aussi plusieurs amulettes en jade ou en pâte de verre noir, composées de deux doigts humains rapprochés , l’un dépassant l’autre. A en croire les monuments, certaines pratiques mystérieuses de consécration devaient être opérées par ie moyen d'un instrument ayant la forme d’un doigt; mais les textes égyptiens ne nous ont rien appris de celui dont la Vitrine H renferme des échantillons. Les deux doigts ne se trouvent d'ailleurs que sur les momies d’époque grecque, où ils accompagnent invariablement le scarabée funéraire.
Vitrine I.
Autre choix de scarabées funéraires. Les ély très de plusieurs d’entre eux sont enrichis de figures de divinités gravées à la pointe.
Vitrine J.
Salie de l’Est Vitrines J-754
Scarabées funéraires sans inscriptions, mais choisis, soit pour le fini de leur exécution, soit pour la rareté de la matière dans laquelle ils sont taillés. Le plus gros de ces scarabées est en lapis-lazüli. Au-dessous de celui-ci, on en voit un autre en feldspath vert. Près de là, un troisième a reçu sur le plat l’image d’un cœur’en bas-relief. Le scarabée funéraire est en effet destiné à être placé à l’endroit du coeur, dont il tiendra la place jusqu’au jour de la résurrection.
Vitrine K.
Collection de petits monuments funéraires de toute nature et de toute provenance. Il en est peu que nous n’ayons déjà décrits autre part. Les seuls que nous ayons à signaler comme nouveaux sont les petites tables d’offrandes votives en serpentine et en albâtre. Les tables d’albâtre viennent de Saqqarah et remontent jusqu'à Y Ancien-Empire. Au registre supérieur sont écrits les noms des diverses substances dont on devait les couvrir; au registre inférieur sont ménagés quelques petits godets où ces mêmes substances étaient censées déposées.
La troisième division du catalogue nous amène aux Monuments civils. Les objets de cette série que conserve la Salle de l'Est sont les suivants :