Thèbes.-Karnak. Grès statuaire
Hauteur 0 57
Les particuliers, comme les rois, avaient un droit dont les limites ne sont pas encore bien définies : celui de consacrer leurs propres statues dans les temples. En ce cas, bien qu’ils fussent vivants, leur nom propre est presque toujours suivi des mots le justifié, qui habituellement ne s’appliquent qu’aux morts. Le plus souvent encore, on trouve, gravée sur l'une des parties de la statue, la formule fait pour les louanges du roi que nous avons discutée autre part (voy. Grand Vestibule, 164.)
Le fragment que nous décrivons ici provient d’une statue qui a eu cette destination. La tête heureusement est d’une parfaite conservation. Elle appartient à la XlIIme dynastie, et déjà l’on peut voir, par la comparaison de cette tête avec celle des statues voisines la différence qui distingue les deux arts et la supériorité du plus ancien sur le plus nouveau.
Un reste de la légende, gravée sur le dossier, montre que le personnage dont nous avons l’image sous les yeux était un noble chef. Un commencement de prière à Ammon- Ha se lit sur le devant; le nom du dieu a été martelé, puis gravé de nouveau après la chute des usurpateurs de la Xviipno dynastie.