ABYDOS
Lus fouilles d'Abydos ont porté sur trois points principaux :
1° Les Temples. Il s’agit des deux grands temples consacrés a Osiris, l'un par Séti Ier, l’autre par Ramsès II. Malgré les travaux considérables dont ils ont été l’objet, ces deux temples ne sont représentés par aucun monument dans les collections du Musée. Ce n’est pas à dire qu’ils n’aient rien donné à la scienee, et que tous les soins pris pour en rendre au jour les parties enfouies aient été inféconds. Bien au contraire. Une table de rois plus complète qu’aucune de celles qui existent, plusieurs listes de nomes, une masse énorme d’inscriptions religieuses le plus souvent rédigées sur un mode nouveau, constituent de solides acquisitions qui ne sont pas sans ajouter quelque valeur au fond commun de la science. Mais on sait déjà que les inscriptions de ce genre sont de celles que nous ne pouvons transporter au Caire ; elles n’ont par conséquent pas leur place marquée dans cette Notice.
2° L'enceinte du Nord. A un kilomètre environ au Nord des deux temples, est une enceinte considérable qui passe pour avoir contenu l’antique ville de Tliinis, berceau de la monarchie égyptienne. Les fouilles que nous y avons faites n’ont jusqu’ici fourni aucune preuve à l’appui de celte identification. Oue là ait existé un très-ancien sanctuaire d’Osiris, vénéré jusque sous les Ramsès, c’est cependant ce qui est certain. Mais rien n’indique que ce sanctuaire où Osiris est constamment qualifié de seigneur d'Abydos, ail été celui
Appendice.- Abvdos 1-2
de Thinis. En tout eus, des monuments qui remontent jusqu’à la VIm‘ dynastie y ont été trouvés en grand nombre, cl peut-être, sous l’énorme butte à laquelle les Arabes donnent le nom de Kom-es-Sultan, en découvrironsnous de plus anciens encore.
3* La nécropole. Les deux tiers de la nécropole sont occupés par des tombes de la XIIme et de la XIIIme dynastie; la VI1"5 et les derniers saïtes jusqu’aux Ptolémées des quatre ou cinq premiers régnes occupent l'autre tiers. Quant aux tombes des dynasties intermédiaires, elles sont si rares qu’il est impossible d’admettre qu’une nécropole spéciale à ces époques n’existe pas autre part. Le \isiteur sait déjà du reste qu’environ trois cents stèles ont été fournies par l’atelier qui a été chargé du déblaiement des lombes d’Abydos.
Les monuments d’Abydos qui ne figurent pas encore dans les collections du Musée sont peu nombreux. En voici la nomenclature.