‹ Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du Musée d'antiquitiés égyptiennes de S. A. le Khedive á Boulaq /Chapitre 40 sur 386 · Abydos-Harabat-el-Madfouneh. Calcaire · texte numérisé non relu

Abydos-Harabat-el-Madfouneh. Calcaire

Hauteur 0 86

Largeur O 55

Belle stèle funéraire, couverte de figures et d’inscriptions. Ce monument a été gravé pour perpétuer la mémoire d 'Entef, personnage qui vivait au commencement de la XII"16 dynastie. Les lois religieuses de l'Egypte obligeaient les familles à venir à certains jours de l’année présenter des offrandes aux parents morts. Notre stèle n’est que la représentation de l’une de ces fêtes funèbres. Entef siège à côté de sa femme ; ses fils, ses filles se présentent devant lui. Les uns prononcent les prières consacrées ; les autres apportent des victuailles, des parfums. Au dernier registre, la scène est curieuse à étudier par la variété des tableaux. Outre les parties d’animaux déjà sacrifiés, des serviteurs amènent des animaux vivants. La plupart des membres de la famille d’Entef ont des noms qui sont comme autant de dates : ils s’appellent Entef comme leur père, Ameni, Menlou-holep. Tous ces noms appartiennent à des rois de la Xlrac dynastie. La stèle remonte en effet aux deux premiers règnes de la XIIme.

Cette mention est d'ailleurs clairement exprimée dans le cintre du monument où on lit : Van 30 du roi Amenemha l'1, virant à toujours (1er roi de la X1I"‘U dynastie), et Van 40 du roi Ouserlasen I 'r, vivant à toujours (2,ue roi). On savait déjà par une inscription conservée au Musée du Louvre qu’à une certaine époque le premier de ces rois avait associé le second au trône ; mais la date précise de cet événement était encore enveloppée de mystère. Notre stèle se charge de lever le \oile. Par elle, nous apprenons que

l'an 30 d’Àmenemha est égal à l'an 10 de son fils Ousertasen. C’est donc vers l’an 21 du règne de son père que celui-ci commença à prendre une part officielle aux affaires de l’Egypte, et par conséquent le commencement de Père royale qui porte sur les monuments le nom d'Ousertasen P1' se compte de Pan 21 d'Àmenemha. Quant aux inscriptions (celle du Louvre, par exemple, ainsi qu’une autre du même Musée) qui sont datées de Pan 8 et de Pan 9 du seul règne d'üusertasen, elles s’expliquent par la vieillesse d’Amenemha et par le plus grand rôle que jouait à cette époque celui qui était déjà de l'ait son successeur.

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