Abydos.-Harabat-el-Madfouneh. Calcaire
Ilniiteur O 20
Petite dalle carrée. Au centre croix ansée découpée à jour. De chaque côté acte d’adoration à Osiris par un personnage nommé Sehekhotep , fils de sa mère Taa. XIII™® dynastie.
La série des monuments religieux se continue dans le meuble octogone, à vitrines plates, disposé au milieu de la salle.
Vitrine H.
La vitrine H renferme une précieuse collection de divinités et d’emblèmes religieux en pâte de verre. Ces figurines ont été fabriquées pour être posées à plat. Presipie toutes ont été trouvées avec les sarcophages des deux frères T’aho (Voy. Cour, 7 et 8). Parmi elles , on remarquera particulièrement celles qui sont faites en pûtes de deux et trois couleurs.
Vitrine I.
Autre vitrine contenant des divinités et des emblèmes religieux.
Aux endroits les plus apparents sont exposés diverses figurines représentant la déesse Ma accroupie (voy. Salle du Centre, 7ii, la tête ornée de la plume symbolique. Chaque figurine est en pâte de verre, et formée de plusieurs morceaux juxtaposés. Le collier est une sorte de mosaïque de longs fils de verre agglutinés par la cuisson.
Des têtes de vautour [Salle du Centre, 75 et 76), en pâte de verre vert, sont du même temps et du même travail. L’œil rouge de l’une d’entre elles est curieusement étudié.
Salle du Centre ViirineM J-K.
Tous ces morceaux sont le produit d’une industrie particulière dont notre vitrine I offre les plus rares échantillons. Ils proviennent des ruines de l’édifice que la commission française a supposé, peut-être à tort, être celles du labyrinthe (Fayoum]. Les momies que nous y avons trouvées en grand nombre sont enveloppées extérieurement d’un cartonnage recouvert luimême d’une couche épaisse de ciment fin. C’est sur ce ciment encore liquide , où ils formaient des dessins aussi riches que variés , qu’étaient appliquées les figures dont nous venons de faire la description.
Vitrine J.
Une troisième vitrine de divinités et d’emblèmes divers.
On y trouve deux plaques de bronze portant l’image du dieu Chnoiiphis en reliei {‘Salle du UenO’e, 44] , deux plaquettes d’ivoire ornées de la figure de Bes gravée à la pointe (Salle du Centre y 84) , des génies des morts [Salle du Centre, 37), etc., etc.
Le morceau le plus saillant est la grande plaque de bronze qui occupe le centre de la vitrine. Elle représente une déesse debout , vue de profil ; ses bras sont étendus ; sa main droite est fermée et tenait (juelque emblème qui a disparu, peut-être la plume de justice ; sur sa tête devait être posé le disque solaire. Les inscriptions des temples nomment cette déesse Khou-t (la directrice). C’est une forme dTsis.
Ce beau monument n’est pas seulement incomplet par les emblèmes qu’il a perdus. On remarquera qu’en certaines parties le bronze est évidé, et a dû recevoir des oniements travaillés en pierres dures de couleurs variées , appliquées à la manière des mosaïques. L’effet de la plaque ainsi restaurée se devine.
Il est d’ailleurs probable que la plaque elle-même devait faire partie d’un ensemble plus grand , et qu’à son tour elle était encastrée soit dans un mur couvert d’ornements de pièces rapportées comme on en trouve encore quelques restes dans les temples, soit dans la paroi de l’un de ces beaux meubles en usage dans les cérémonies religieuses.
Vitrine K.
Cette vitrine contient une collection d’animaux sacrés. Le symbolisme de la plupart d’entre eux a déjà été expliqué à propos des monuments conseiTés dans la CaçCil (voir plus haut).
Salle du Centre 'W'itrine» li-M
Au sommet de la planche est une curieuse collection de singes.
Dans le bas sont rangés divers animaux précieux soit par leur variété, soit par le fini de leur correction, On citera une vache de jaspe rouge, emblème d’Iiathor, un chien en agate, un hippopotame en lapis-lazuli, etc., etc
Vitrine L.
- Collection d’emblèmes. On ne trouve ces monuments que sur les momies.
D’après le chapitre 159 du Rituel, une colonnette de feldspath vert devait être placée au cou de chaque défunt, comme un symbole du rajeunissement de son âme. Pour les pauvres, ces amulettes étaient simplement eu porcelaine.
Les sceaux de lapis-lazuli et de feld-spath vert sont d’autres amulettes qui accompagnent les momies comme une promesse d’éternité. Le sceau est en effet le symbole des périodes du temps.
Les disques de pâte rouge placés sur le caractère montagne symbolisent le soleil levant, c’est-à-dire l’arrivée de l’ârae au séjour des bienheureux.
Les bœufs couchés et liés par les quatre jambes rappellent les sacrifices par lesquels , à certains anniversaires, on devait honorer les mânes des défunts. On sait déjà que ces sacrifices s’accomplissaient dans la partie extérieure des tombes. (Voy. Atant-Propos, pag. 20;.
Vitrine M.
Suite de la collection des emblèmes. On remaniue dans celle-ci les angles, symbole de mystère et d’adoration, les triangles, symbole d’équilibre , les chevets destinés à marquer la quiétude éternelle qui attend l’homme juste dans la sphère des âmes.
HouC a, ou œil mystique, est un emblème qui est répandu à profusion dans toutes les tombes, particulièrement depuis la XXV[® djiiastie. On l’appelle tantôt l’œil d’Horus, tantôt l’œil du soleil et de la lune. Dans le grand combat d’Horus et de Typhon, celui-ci arrache l’œil de son ennemi , l’avale , puis le rend au soleil. C’est l’éclipse passagère de l’âme succombant sous le péché ; mais l’âme no sort que plus brillante des ténèbres qui l’ont un instant enveloppée; ses épreuves sont maintenant accomplies; elle va jouir de la plénitude des biens
Salle du Centre 'Vitrine» IV-O.
célestes. L'out'a semble ainsi sifînifier le terme resplendissant (le la période de justification que Ton doit traverser avant d’être admis dans le sein du dieu suprême.
Vitrine N.
Continuation de la série des emblèmes religieux. Ici se trouvent les h's croix ansées (improprement appebies clefs (lu .Ml], les boucles de ceinture. D’après le Rituel, c.es;objets devaient , comme les colonnettes de feld-spath, être suspendus an cou des momies.
La croix ans(‘e est l’emblème de la vie éternelle. Le symbolisme de la boucle de ceinture n’a pas encore été bien expliqué, fl est de même du tut ((u’on regarde, peut-être à tort , comme un emblème de stabilité.
Au bas do la planche sont rangés des c(purs de toutes dimensions et de toutes matières, or, améthyste, cornaline, hématite, feld-spath vert > etc. Dans les idées égyptiennes , le cœur était le siège de la vie. Quand après la grande scène du jugement, l’àine déclarée pure vient chercher le corps pour s’unir de nouveau à lui, c’est au cfcur quelle donne le premier souffle d’existence. Aussi (juekjues-unsdenos cœurs portent-ils, gravée sur un de leurs c(')tés, l’image du scambée, .symbole de la généiation c.éleste et par suite de la résurrection. La présence de l’oisi^au Jiennou sur plusieurs autres a pour origine le même .symbolisme. L’oiseau Ben non est le pliénix de la tradition classique. Selon la remarque de M. Cliabas , il se crée luimême pour l’éternité, ce ((ue les Orées ont exprimé en disant (|u’il renaît de ses cendres. Comme le scarabée, il devient un excellent symbole de la nouvelle vie promise aux défunts.
Vitrine O.
Choix de coiffures divines.
Au sommet delà planche, rangées sur deux lignes parallèles, sont les coiffures de la Haute et de la Basse-Egypte , en porcelaine. De leuj* réunion est formé le pschent , grand diadème (|ue les rois portaient, s(don rin.scription de Rosette, « (luand « ils entraient dans le temple de Memphis pour accomplir les « cérémonies du couronnement. »
On reconnaîtra parmi les autres la coiffure formée du diadème Atef et du disque lunaire , plus spécialement réservée à Thoth ; la coiffure formée de deux longues plumes droites sur lesquelles est posé le disque flanqué des deux cornes de vache.
Salie du Centre
emblème de la déesse Tlioueris ; la gerbe épanouie que les monuments placent sur la tète cTAnoukis, déesse d’Eléphantine, etc. La tresse roulée appartient, comme on le sait déjà, à Ilarpocrate. La barbe caractérise Osiris. ; Voy. ci-dessus la notice de ces divinités. Cage A, 1 et suiv.).
Enfin nous terminons la série des monuments religieux exposés dans la Salle du Centre par la description de la statue suivante que ses dimensions ont permis de placer sur un socle à part, au milieu de la vitrine octogone.