Thèbes.-Assassif. Papyrus
Hauteur 0 ‘2Ü
Longueur 0 60
Le Livre de la manifestation au jour est un des livres de la littérature sacrée des Egyptiens. Champollion fa appelé le
Salle du Centre 981 .
Rituel funéraire, nom qui lui est resté ; M. Lepsius a proposé celui de Lirre des morts.
Le Rituel prend l’ilme à sa séparation du corps et l’accompagne jusqu’au moment où, purifiée de toutes les souillures (ju’elle a contractées sur la terre, elle entre dans la zône lumineuse des âmes désormais inimoi’telles.
Pendant ce temps , elle parcourt successivement les stations célestes , elle comoat des animaux méchants quelle apaise en récitant des prières , elle chante des hymnes devant certains dieux, elle se justifie de ses péchés devant certains autres, elle prend la forme tantôt des divinités bienfaisantes , tantôt des génies qui président au mal , elle les invoque , elle place chacun de ses membres, en attendant sa résurrection éternelle, sous leur protection , elle revêt les emblèmes destinés à écarter lès mauvaises influences , elle cultive les champs sacrés où ses bonnes actions déposées comme une semence vont symboliquement faire germer pour elle la vie divine , elle écoute les mystérieuses incantations d’Isis qui ont le pouvoir de ramener lès premiers souffles de cette vie. Osiris l’assiste dans toutes ces périgrinations ; bien ])lus, il s’identifie avec elle , il s’offre en expiation pour ses péchés, il devient son guide et son sauveur fvov. Salle du Centre, 1'.
Le Rituel est divisé en plusieurs livres , subdivisés euxmêmes en un grand nombre de chapitres. Nous n’en possédons pas un exemplaire complet. L’exemplaire-type est , jusqu’à présent , le grand papyrus du Musée de Turin publié par M. Lepsius. Il comprend 165 chapitres.
On trouve des parties plus ou moins longues du Rituel sur des stèles, sur des sarcophages, et en général sur presque tous les monuments funéraires. Il va sans dire que le papyrus est la matière sur laquelle le Rituel a été le plus souvent écrit. C’est aussi sur les papyrus que se rencontrent les extraits les plus étendus de ce livre sacré.
Les papyrus funéraires viennent toujours de l’intérieur des caisses de momie. Tantôt ils sont disposés sur la momie ellemême et par-dessous les bandelettes ; tantôt on les enfermait avec elle dans le cercueil en les plaçant sous sa tête, à ses pieds, ou en étendant le rouleau développé sur son corps.
Le n® 281 est un de ces papyrus qui comprennent des parties plus ou moins complètes du Rituel. Il était destiné à accompagner la momie d’un fonctionnaire de Thèbes nommé Mapoui. Les légendes du tableau placé à droite (le défunt comparaissant devant Ra) sont en écriture hiéroglyphique de bon style; les chapitres proprement dits sont en écriture hiératique. Malheureusement tout l’intérêt du monument est
enlevé par la double circonstance de sa mutilation (nous n’en avons (me le cominencement) et de rinliabileté 'du scribe chargé de la transcription des textes. Après la vignette, on distingue encore cependant les chapitres 23, 24, 23,26, 27, 28. Ce papyrus est opistograjdic.