‹ Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du musée d'antiquités égyptiennes de S. A. le vice-roi, à BoulaqChapitre 263 sur 373 · Memphis. -Saqqarah. Calcaire · texte numérisé non relu

Memphis. -Saqqarah. Calcaire

Hauteur {

Stèle funéraire. L’artiste chargé de ce monument avait évidemment l’œil fait aux grandes ligures des Seti et des Rhamsès gravées àvpro fusion sur un si grand nombre de temples de la Haute et de Basse-Egypte. Les profils y rappellent en effet ceux des édifices d’ Abydos, de Karnak et de Medinet-Abou. Certaines négligences feraient penser que notre stèle ne remonte cependant pas plus haut que la fin de la dynastie. T.e défunt s’appelait Ka. . . . Au premier registre il adore Osiris, Isis et Nephtis; au second registre c’est lui qui reçoit l’offrande du feu que lui fait un pcîrsonnage vêtu d’une peau de panthère et nommé Ka. . . . comme lui.

Ici encore un singe velu joue sous le fauteuil de la dame Hotep, épouse ou sœur du défunt. Ce joli petit animal ne vit qu’au Soudan, et ne paraît en Egypte que quand des relations sont établies entre les deux pays. Les tombeaux de l’Ancien- Empire, de la XVIII™®, delà "XIX™® et de la XX'"® dynasties, nous le montrent souvent enchaîné aux pieds de son maître.

Vestibule de la Salle des Bijoux .t9Ü à le* 122 à 162. — Provenances diverses. Calcaire.

Collection de quarante stèles de la XVIII“® dynastie et des suivantes jusqu’aux Ptolémées.

Le n® 1 24, provenant d’ Abydos, nous montre la barque sacrée nommée Amen-Jla-mesis portée sur les épaules de huit prêtres. Deux autres prêtres tiennent en main la plume d’autruche. Derrière eux s’avance un cortège de femmes dansant et jouant du tympanum.

Deux beaux l)as-reliefs 122 et 123) provenant du tombeau d’un haut fonctionnaire de .Memphis nommé Phtah-mh. Phtah-inès vivait sous Ramsès II. Contre l’habitude de ce règne, la sculpture en relief des hiéroglyphes et des figures est excellentes.

Les n®® 123 et 126 sont de la même main. L’une de ces stèles mentionne un personnage nommé Oun-nefer, mort 51 ans, 10 mois et 17 jours ; l’autre est nommé Pi- >efer, mort à 57 ans, 10 mois et 4 jours. Époque ptolémaujuc.

Les armoires A et B contiennent la fin de la série des monuments (‘.xposés dans le Vestibule de la Salle des Bijoux.

Armoire A,

Dans cette armoire sont emmagasinés des monuments de toute j3rovenance et de toute nature non encore classés.

Au tond est une statue de bois peint représentant une femme debout, les bras pendants. Ancien-Empire.

Une belle statuette funéraire de calcaire blanc provient d’ Abydos et du tombeau d’un fonctionnaire nommé Amenliotep qui y prend le titre de Gouverneur de Tenu. Celte ville a été identifiée par M. Brugsch avec la Tins ou la Thinis de Manéthon, et l’éminent égyptologue en a judicieusement placé les restes dans la partie septentrionale d’ Abydos. C’est là en effet que notre statuette a été trouvée.

Dans les idées égyptiennes le sable était impur, à cause de sa couleur fauve qui est celle de Typhon. Pour la purifier, on le parsemait de petites images de divinités, toutes les fois qu’il devait servir de sol à un édifice sacré. Le Sérapéum de Memphis, bâti en plein désert, devait moins que tout autre échapper à cette loi. Les statuettes de divinités, en bois , en pierre, en bronze, en porcelaine, y ont été en effet répandues par milliers.

Vestibule de la Salle des Bijoux Armoire B.

Le plUvS souvent elles portent, inscrit sur leur base, le nom de celui qui, pour se rendre Apis favorable, déposait ainsi dans le sable ce témoignage de sa piété. — Nous avons disposé sur le devant de l’armoire un groupe d’une trentaine de ces statuettes encore agglutinées par le sable dans lequel elles ont été anciennement enterrées. J’ai tenu à conserver ce groupe dans l’état où il a été découvert pour montrer le chemin qu’un bronze parcourt depuis le moment où il sort des mains du fouilleur jusqu’à celui où il apparaît dans les armoires du Musée debout sur son socle d’albâtre (voy. Salle du Centre, passim).

Armoire B.

Cette armoire est réservée aux figures ithyphalliques de toute nature. On sait déjà qu’en représentant Ainmon et d’autres personnages sous cette forme plus ou moins accusée , les Egyptiens n’ont voulu que symboliser la force créatrice de la nature, c’est-à-dire cette force cachée (lui pousse toutes choses à se développer et à s’étendre ( voy. Salle du Centre, 38). Les ligures vraiment obscènes ne se trouvent que dans les ruines des villes, jamais dans les tombeaux. Je n’en ai pas rencontré une seule qu’on puisse sans discussion attribuer à l’époque pharaonique.

Salle des Bijoux.

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