‹ Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du musée d'antiquités égyptiennes de S. A. le vice-roi, à BoulaqChapitre 306 sur 373 · Memphis.-Saqqarah. Calcaire · texte numérisé non relu

Memphis.-Saqqarah. Calcaire

Hauteur U ’ii Largeur I 10

Linteau ayant servi d’enseigne à l’entrée du tombeau de NeC em-heh èi de sa femme Nejer-t. VI™® dynastie.

Six lignes horizontales de texte. La première est une invocation à Anubis scion les formules du temps. Un proscynèmeà Osiris occupe la deuxième et la troisième. Il s’agit ici des fêtes à célébrer, à certains jours, dans le tombeau de Xet’em-het. Les trois dernières lignes sont occupées par une allocution iiu.c vivants, aux anciens de la terre, à tons ceux qui passent près de ce tombeau.

74 à 77. — Memphis.-Saqqarah. Calcaire.

Üiaiuètic inovea Ü 50

A côté des tombeaux deTounar-i (voyez Appendice, Saqqarah). de Phtah-mès (voy. Vestibule de la Salle des Bijoux], et d’autres fonctionnaires memphites de la XIX™® dynastie, existent les ruines de l’édicule funéraire d’un autre personnage du rang le plus élevé, nommé Hor-ein-hcb. Une salle de cet édicule était soutenue par huit petites colonnes unies sur lesquelles étaient comme attachés, à hauteur d’homme, des petits tableaux reclangulahes. Ce sont quatre de ces tableaux, sauvés de la destruction des colonnes, que nous offrons ici au visiteur.

Le tombeau de lior-em-heb fait naître un pi*oblème historique que nous ne savons pas encore résoudre. Hor-em-heb a occupé évidemment les charges les plus importantes. Aux titres vagues de noble chef, de grand des grands , de supérieur des supérieurs, il joint ceux^ f/e grand chef des soldats, de chef des chefs des soldats du roi, d'envoijé à la tête de ses soldats vers le Nord et vers le Sud. Le rôle militaire d’Hor-em-heb ressort avec évidence de ce seul énoncé de ces charges; mais ce (jui rend subitement ce personnage plus intéressant encore, c’est que quelquefois il apparaît sur les parois de son tombeau avec i’iircpus sur le front, comme .s’il avait régné. Régna-t-il en effet? Une révolution militaire porta-t-elle pour quelques

Magasin n* 5 99-90

jours le général heureux sur un trône éphémère. Nul ne saurait le dire encore.

Aucune indication monumentale ne permet de préciser la place qu’occupe Hor-em-heb dans l’histoire de la XIX“* dynastie. Le style des figures et des hiéroglyphes n’est certes pas celui de Séti I®’’ et de Ramsès H. Il est vraisemblable que les quatre piliers dont nous nous occupons sont du même temps et peut-être de la même main que la belle stèle du Grand VestibulCy n® 64.

78 — Abydos.-Harabat-el-Madfouneh. Calcaire.

Hauteur I 95

Magnifique stèle funéraire gravée sur la face principale et sur les tranches. Sous le disque ailé, Osiris est debout en face de la légende (bannière et nom) d’Ousertasen I. Endossons est une grande ligne horizontale où se trouve répété, au complet cette fois, le protocole royal de ce pharaon. Viennent ensuite vingt-deux lignes d’un texte serré qui ne nous donnent que les innombrables titres et qualifications d’un certain Mentou-holep dont les charges principales sont rappelées sur les tranches de la stèle. Par son style ce monument rappelle la stèle dite des Entef au Louvre.

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