TANIS
Les parties explorées des raines de Sàn sont les suivantes :
1* Le Grand Temple. Le sanctuaire du Grand Temple existait dès la VI“* dynastie; les rois do la XII“' et de la l’embellirent «à l’enn. A cette époque, Phtah paraît en avoir été le dieu principal.
n est douteux que le Grand Temple ait eu beaucoup à souffrir de l’invasion des Pasteurs ; la seconde dynastie de ces conquérants travailla même à en augmenter l’éclat, et y fit placer de remarquables œuvres d’art conçues dans un style égypto-asiatique où l’influence égyptienne domine.
Aucun vestige de la XV1II“' dynastie ne s’y trouve. Tanis, qu’on croyait avoir été ravagée et démolie par les Pasteurs, a eu au contraire à souffrir de leur départ, et il est vraisemblable qu’Amosis démantela la ville qui avait été leur capitale.
Au commencement de la XIX"* dynastie , le dieu Hÿcsos , Set ou Sutekb , apparaît dans la Basse-Egypte entouré d’hommes extraordinaires , et ce fait devait avoir son influence sur les destinées do la rille qui avait possédé le temple principal de ce dieu étranger. En effet , Ramsès II releva le Grand Temple qui jusqu’à lui avait été abandonné , et y plaça des colosses et des obélisques nombreux.
L'avénement de la XXI"* dynastie légitime fit de Tanis la capitale de l'Egypte. A ce moment, le sanctuaire fut remanié jusque dans ses fondations, et l’énorme enceinte qui enclôt le temple construite.
La protection des rois de la XXII"* et de la XXIV"* dynasties fut également acquise au Grand Temple; mais sous la XXVI"*, le transport du siège oflSciel
Appmdice.^TAWs .
du gouvernement à l'autre extrémité du Delta (Sais) rendit de nouveau cel édidce à la solitude.
Le Grand Temple ne fut pourtant pas abandonné sous les Ptolémées et les Empereurs , et quelques statues de particuliers prouvent que le dieu des anciens jours y était encore en honneur. Depuis Ramsès II , ce dieu était le Soleil sous les principales de se.s formes (Ra, Armachis, Horus, Toum, etc.).
Comme tous les autres éditices sacrés de l’Egypte, le temple de Sdn eut à souffrir des dévastations ordonnées par Théodose. C’est à ce moment que ses colosses furent mutilés et abattus , scs obélisques renversés , et que d’un monument immense on fit ce gigantesque amas de ruines qui étonne aujourd’hui le voyageur.
2® Le Temple de l’Est. Comme le précédent , a été bâti tout entier en granit. Ses colonnes sont monolithes et du galbe le plus élégant. Elles ont près do sept mètres de hauteur, le dé non compris.
Ce temple a été élevé par Ramsès II. Phtah et Âmmon sont les deux divinités le plus souvent mentionnées.
A une époque postérieure , un Osorkon (XXII“* dynastie) a fait effacer le cartouche-nom de Ramsès auquel il a substitué son propre nom , conservant le prénom et la bannière. Cet Osorkon, encore inconnu, avait donc pris à Ramsès II son prénom, comme Osorkon II avait emprunté le sien à Ramsès III.
Dans le cours des légendes, Ramsès II, a plusieurs fois le titre d’aimé du Set de Ramsès-Meïamoun. Quand Osorkon consomma son usurpation, il fit refaire la figure du dieu, plaça au-dessus de son dos un disque solaire, et aux oreilles carrées de l’animal symbolique substitua un autre disque. On a ainsi : Osorkon, aimé du Set-Ra d’ Osorkon, dieu qui réunit à la fois les attributs opposés de la lumière et des ténèbres.
3® Le Temple du Sud. C’est ce temple dont les auteurs du grand ouvrage de la Commission d’Egy'ptc ont dit : « Les vestiges de la grande construc- <c tion dont il nous reste à parler sont situés vers le milieu de la plaine. Ils « consistent en vingt-quatre colonnes de granit, enterrées presque jusqu’à « fleur do terre, et symétriquement e.spacées sur deux lignes parallèles. U « est à présumer que le rôle de ces énormes colonnes se bornait à former « une avenue monumentale et que les espaces qu’elles laissent entre elles
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« étaient occupés par des statues ou par d’autres objets de décoration € analogues, » Les fouilles que nous y avons faites n’ont pas réalisé ces espérances. Les colonnes enterrées « presqu’à fleur de terre » sont des blocs de granit posés sans aucune fondation sur le sol dont ils suivent les irrégularités, et le tout pourrait bien ne pas être d’origine ég>q)tienne. Quant au temple auquel cette sorte d’avenue conduit, nous n’avons môme pu en distinguer le plan. Le seul fragment que nous y^avons trouvé est une jambe de statue de basalte portant sur la plinthe à laquelle elle s’appuie une formule dédicatoire au nom d’un Ptolémèe.
Voici maintenant la description de ceux des monuments découverts pendant les fouilles de San qui sont destinés au Musée.