Drah-abou’l-neggah. Calcaire
Hauteur 1 2.’>
Au bas de Drah-abou’l-negg.ah , presqu’à la lisière des terres cultivées , s’élevait autrefois une pyramide construite en briques crues. Une porte donnait accès dans ce monument. Une fois franchie, on suivait un couloir hor rizontal et on arrivait dans une petite chambre revêtue sur toutes ses faces d’une belle maçonnerie en calcaire. Un sarcophage était déposé au centre de cette chambre. Au fond se dressait une grande stèle. Le tout était le monument funéraire d'Entef-aa, un des rois de la XI“* dynastie.
Le sarcophage a disparu sans retour, mais une bonne partie de la stèle est venue jusqu’à nous. Le roi y est représenté debout, l’urœus au front. Il est
Appendice.-'ÏHÈhKa *- 8 .
accompagné de ses chiens Beh-kaa , Mahet , Kamou . Ouhatenehem-khenef, Takaro, Pehtès, Abakaro. Devant lui est gravé un texte de sept lignes verticales dont il ne reste que le bas.
On y rappelle les bienfaits du roi , les offrandes par lesquelles il a enrichi les temples, et la date de l’an 50 du régne y est donnée comme celle de l’érection de la stèle.
Ce monument est précieux à plus d’un titre. Il a surtout l’avantage de porter sa date, et de servir ainsi do repère fixe pour le classement chronologique de quelques monuments dispersés dans les divers Musées qui lui ressemblent par le style et sur l’âge desquels on n’était pas jusqu’à présent tombé d’accord.