‹ Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du musée d'antiquités égyptiennes de S. A. le vice-roi, à BoulaqChapitre 67 sur 373 · Memphis. -Saqqarah. (sÉR.\PÉu.Mj Bronze · texte numérisé non relu

Memphis. -Saqqarah. (sÉR.\PÉu.Mj Bronze

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Un très-joli jrroupe représentant Osiris assisté de ses deux sœurs, Isis et Nephthys.

Originairement Osiris est le soleil nocturne ; il est la nuit primordiale ; il précède la lumière ; il est par conséquent antérieur à Ra, le soleil diurne.

De ce rôle principal découlent une multitude d’allégories qui se groupent autour d’Osiris, et font de ce personnage un des types divins les plus curieux à étudier.

La vie de l’homme a été assimilée par les Egyptiens à la course du soleil au-de.ssus de nos têtes ; le soleil qui se couche et dispaitilt à l’hori/.on occidental est l’image de sa mort. A

f )eine le moment suprême est-il arrivé, qu Osiris s’empare de ’âme qu’il est chargé de conduire ;\ la lumière tilernelle. Osiris, dit-on , était autrefois descendu sur la terre. Être bon par excellence , il avait adouci les mœurs des hommes par la persuasion et la bienfaisance. Mais il avait succombé sous les embûches de Typhon, son frère, le génie du mal, et pendant que ses deux sœure lsis et Nephthys recueillaient son corps qui avait été jeté dans le fleuve, le dieu ressuscitait d’entre les morts et

apparaissait à son fils Horus qu’il instituait son ven{?eur. C’est ce sacrifice qu’il avait autrefois accompli en faveur des hommes qu’Osiris renouvelle ici en faveur de l’ûme dégaj^ée de ses liens terrestres. Non-seulement il devient son guide, mais il s’identifie à elle, il l’absorbe en son propre sein. C’est lui alors qui, devenu le défunt lui-mème, se soumet à toutes les épreuves que celui-ci doit subir avant d’étre proclamé juste. C’est lui (jui, à chaque âme qu’il doit sauver, fléchit les gardiens des^^lenieures infernales et combat les monstres compagnons de la nuit et de la mort. C’est lui enfin (pii vaincfueur des ténèbres avec l’assistance d’ Horus s’assied au tribunal de la suprême Justice et ouvre à l’ânie déclarée pure les portes du s(qour éternel. L’image de la mort aura été empruntée au soleil qui disparaît à l’horiz.on du soir ; le soleil resjfiendissant du matin sera le symbole de cette seconde naissance â une vie qui cette fois ne cbnnaîtin pas la mort.

Osirisest donc le principe du bien. « Osiris, dit Plutarque, « aime à faire du bien, et son nom, entre plusieurs acceptions, « exprime, dit-on, une qualité active et bienfaisante. Le « second nom qu’on donne i\ ce dieu est celui d'Oinphis

« qui signifie bienfaisant » « Isis, dit encore

« Plutarque, a un amour inné pour le bon principe; elle le « désire; elle s’offre à lui pour qu’il la féconde. » Osiris, roi des enfers , n’est donc pas le vengeur des fautes. Au contraire, chargé de sauver les âmes de la mort définitive, il est l’intermédiaire entre l’homme et Dieu , il est le type et le sauveur de l’homme.

La division de l’Egypte en m’nnes ou provinces a pour base sa division antérieure en districts religieux. Chaque lu^me reconnaissait en effet un dieu qui n’était nas le dieu protecteur des nômes voisines, tandis (jue chaque ville accueillait à son tour une divinité à laquelle elle rendait plus parliculièrement ses hommages. C’est ainsi (pi’Osiris est, dès la plus haute antiquité, le dieu local d’Abydos. Osiris dut pourtant à son caractère jiropre de ne pas rester cantonmi dans le district qui , à une époque inconnue, lui avait été assigné. « Tous les Egyptiens, « dit Hérodote, n’adonmt pas les nuMiies dieux ; ils ne rendent « tous le mêmie culte qu’à Osiris et à Isis. » Ce passage est à remarquer pour sa nelteté. Thèbes , Memphis, Eléphantine , reconnaîtront séparément Ammon, Phtah, (’hnouphis, pour les représentants de l’être invisible, et de nomes en nômes les dieux égyptiens se succéderont dans une perpétuelle révolution. Mais Osiris protecteur des âmes sera de la Méditerranée aux cataractes le dieu de tous les Egyptiens.

Salle du Centre 9-ft.

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