‹ Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du Musée d'antiquitiés égyptiennes de S. A. le Khedive á BoulaqChapitre 37 sur 337 · Abydos.-Harabat-el-Madfouneh. Calcaire · texte numérisé non relu

Abydos.-Harabat-el-Madfouneh. Calcaire

Hauteur 0 86 Largeur 0 55

Belle stèle funéraire, couverte de figures et d'inscriptions. Ce monument a été gravé pour perpétuer la mémoire à^ Entef, personnage qui vivait au commencement de la XIP dynastie. Les lois religieuses de l'Egypte obligeaient les familles à venir, à certains jours de l'année, présenter des offrandes aux parents morts. Notre stèle n'est que la représentation de l'une de ces fêtes funèbres. Entef siège à côté de sa femme ; ses fils, ses filles se présentent devant lui. Les uns prononcent les prières consacrées ; les autres apportent des victuailles , des parfums. Au dernier registre, la scène est curieuse à étudier par la variété des tableaux. Outre les parties d'animaux déjà sacrifiés , des serviteurs amènent des animaux vivants. La plupart des membres de la famille d'Entef ont des noms qui sont comme autant de dates : ils s'appellent Entef comme leur père, Ameni,Mentou-}iotep. Tous ces noms appartiennent à des rois de la XP dynastie ; la stèle remonte en effet aux deux premiers règnes de la XIP.

Cette mention est d'ailleurs clairement exprimée dans le cintre du monument, où on lit : l'an 30 du roi Amenlia l^"^, vivant a toujours {V, roi de la XII'' dynastie,), et Van 10 du roi Ousertasen /"" vivant à toujours (2" roi). On savait déjà, par une inscription conservée au Musée du Louvre, qu'à une certaine époque le premier de ces rois avait associé le second au trône ; mais la date précise de cet événement

Grand Vestibule ââ-â6,

était encore enveloppée de mystère; notre stèle se charge de lever le voile. Par elle, nous apprenons que l'an 30 d'Amenemha est égal à l'an 10 de son fils Ousertasen. C'est donc vers l'an 21 du règne de son père que celui-ci commença à pre^idre une part officielle aux affaires de l'Egypte, et' par conséquent le commencement de l'ère royale qui porte sur les monuments le nom d'Ousertasen 1" se compte de l'an 21 d'Amenemha. Quant aux inscriptions (celle du Louvre, par exemple, ainsi qu'une autre du même Musée) qui sont datées de l'an 8 et de Tan 9 du seul règne d'Ousertasen, elles s'expliquent par la vieillesse d'Amenemha et par le plus grand rôle que jouait à cette époque celui qui était déjà de fait son successeur.

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