‹ Notice des principaux monuments exposés dans les galeries provisoires du Musée d'antiquitiés égyptiennes de S. A. le Khedive á BoulaqChapitre 85 sur 337 · Memphis.-Saqqarah (sérapéum). Bronze · texte numérisé non relu

Memphis.-Saqqarah (sérapéum). Bronze

Hauteur 0 22

L'inscription gravée sur le socle nous apprend que ce monument a été consacré par un Egyptien nommé Pétosîris. D'après la même inscription, le dieu représenté est Hovpe- Jihroti {Horiis enfant), type de YHarpocrate des Grecs.

Le dieu est nu ; il a tous les symboles de l'enfance ; la tresse sur l'oreille droite et le doigt à la bouche, signe qu'on a pris à tort pour celui du silence. Sa coiffure est compliquée : elle est formée de trois touffes naissantes de papyrus, surmontées de trois disques solaires,

Harpocrate est le soleil jeune, c'est-à-dire à l'horizon oriental. Le symbolisme de cette figure se laisse facilement pénétrer : les ténèbres sont vaincues ; le défunt a satisfait à toutes les prescriptions du Rituel ; il entre dans la vie éternelle. C'est un nouvel exemple qui s'ajoute à ceux que nous avons énumérés, et qui prouve que l'immortalité de l'àme est au fond de toutes les doctrines égyptiennes, immortalité en quelque sorte facultative, puisque l'homme, par sa conduite sur la terre, pouvait la gagner ou la perdre. On sait, en effet, que l'anéantissement définitif, au milieu des tourments d'un véritable enfer, était la peine réservée aux réprouvés.

Salle du Centre 428-154

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