‹ Notice des statues, bustes, bas-reliefs et autres ouvrages de sculpture de la Renaissance et des temps modernesChapitre 14 sur 79 · Faune debout, caressant sa queue · texte numérisé non relu

Faune debout, caressant sa queue

Statue en marbre, de grandeur naturelle. — Signé : L. BRIAN. 1840.

Haut. 1,80, y compris une base de 0,10.

Exposé au Salon de 1840, ce faune, qui valut à l’auteur une médaille d’or de grand module, a été reproduit au trait dans le Magasin pütores^ que de la même année, p. 109, et accompagné d’une appréciation très-flatteuse, où l’on dit avec raison qu’il seîYiit comparé sans désavantage à des œuvres estimées du musée de sculpture antique du Louvre. Du reste, il faut remarquer que l’auteur s’est heureusement inspiré d’une statuette en bronze qui fait partie de la collection archéologique du Muséc-Calvet.

Donné par l’Etat, en 1841.

3i. Mercure.

Le dieu, sous la ligure d’un jeune homme plein de beauté, est assis sur un tertre, tenant le bras gauche appuyé sur la cuisse et ayant le corps incliné en avant, de meme que la tête. On ne voit qu’un tronçon du bras droit. La tète, la partie inférieure du torse et les jambes sont seules terminées ; le reste est à l’état d’ébauche.

Original en plâtre. — Fig. de gr. nat.

Au moment de la mort de l’artiste, cette œuvre remarquable, visiblement inspirée par un sentiment exquis de l’art antique, était inachevée et dans l’état le plus déplorable, ainsi qu’il résulte d’une

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lettre de son élève Aouesten adressée à M. Paul Poucet, maire d'Avignon, au mois de janvier 1867 et dont voici un extrait : « Je n’ai pu vous en (de la statue) faire l’envoi plus tôt, cette figure ayant dû être fondue en bronze pour l’école des Beaux-Arts de Paris, et parce qu’avant de pouvoir le faire, il était nécessaire de la réparer. Pendant sa maladie, M. Brian n’avait pu s’occuper de son modèle ; la gelée l’avait brisé : il m’a fallu rattacher et raccorder les morceaux qui s’étaient séparés. Tout cela a demandé beaucoup de temps. »

La maquette en terre glaise réparée par Aouesten ayant, dit-on, péri, la statue en plâtre conservée au Musée-Calvet est devenue l’unique original de l’œuvre du sculpteur avignonais ; c’est celle-là même qui a été exposée en 1864 et a valu à l’auteur, à titre de récompense posthume, la grande médaille d’honneur décernée par le jury de l’exposition à la meilleure œuvre de sculpture du Salon.

Haut. 0,95, y compris un socle de 0,10.

Donné en 1867 par Mile Brian, fille de Joseph et nièce de Louis Brian.

BRIaN (Joseph), fils de Charles dit Brian, élève de Rasay et de Bosio, lauréat au concours do 1815 pour le prix de dessin fondé par Galvet, né à Avignon, le 25 janvier 1801, mort à Paris, vers 1866.

52. La mort de Caton d’Utique, représenté au moment où il arrache l’appareil de sa blessure.

Groupe en plâtre d’un haut relief. — Fig. 1/2 nat. Haut. 1,25, y compris un socle de 0,10 ; larg. 1,54.

NOÏiCE

Ce monument, probablement original, qui obtint le second grand prix au concours de sculpture, a été donné par l’auteur en 1832.

53. Buste, en marbre de Carrare, de Claude-Joseph Vernet, peintre de marines. — Signé : Brian fecil 1825.

Haut. 0,52, piédouche compris. — Fig. de gr. nat.

Donné par la mairie d’Avignon en 1827, ce buste avait été inauguré, l’année précédente, par l’Académie de Vaucluse, en présence de Carie et Horace Vernet.

34. Statuette de Jean âlthen, persan, qui a introduit la culture de la garance dans le Comtat- Venaissin.

Cette maquette en plâtre dilïëre entièrement de la statue en bronze, du même auteur, érigée sur le rocher (1). — Fig. 1/4 de nat.

Haut. 0,50, y compris le socle.

Acquis en 1842.

BRUNET (Gabriel-Clément), lauréat au concours de 1853 pour le prix do dessin fondé par Calvet, né le 24 septembre 1835, à Avignon, où il est mort le 9 avril 1869.

(1) Aucune de ces deux statues ne rappelle le portrait original peint d'après nature par le marquis de Gaumont et qui fait partie de la Galerie Vauclusienne, au Musée-Galvet.

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