Femme grecque se disposant à entrer dans le bain
Statue en marbre, de grandeur naturelle. — Signé : Espcrcieux. Ean 1835.
Haut. 1,34, y compris une base adhérente de 0,09.
Celte statue a été exposée au Salon de 1806 ; elle a été gravée pl. XXV, dans le Pausanias fran-
DÛS STATUES, BBSTES, ETC
çais^ qui en a rendu compte avec beaucoup d’éloges, remarquant qu’elle « a emporté la palme de l’exposition ; qu’elle est du petit nombre de celles dont la sculpture moderne doit s’honorer. » Pag. m et 480.’
Donné par l’Étaf, en 1837.
GLORIA, artiste-orfèvre à Paris, élève d’Alexis-Sauveur Clerc, né àCarpentras, vers 1790, mort à Paris, vers 1855.
59. Modèle du bracelet d’argent offert par le Conseil municipal d’Avignon à M™® de Mirbel, née Lizinska Rue, en 1845.
Sur la face principale est figuré le dieu des vendanges accompagné d’une bacchante et de deux amours ; le tout dans un médaillon ovale, accosté du génie de la peinture et du génie de la sculpture. Au-dessous pend un écusson aux armes de la ville d’Avignon. Dans deux cartouches de la face postérieure, on lit : La ville d’Avignon — a Madame de Mirbel.
Diamètre du bracelet 0,08 ; hauteur de la face principale 0,10. — Plâtre.
Donné par la Mairie, vers 1815. — Catal. Ms., n- 378.
GUILLERMIN (Jean-Baptiste), sculpteur, principa* lement en ivoire, membre de l’Académie royale de peinture et de sculpture, né à Lyon, mort proba-
N.ÜTICE
blement à Paris, au mois de novembre 1699 (1).
60. Christ (l’ivoire, connu sous le nom de Christ des Pénitents de la Miséricorde. — Signé : lOA.GVlLLERMlN INV.ET SCVLP. AVEN. 1659.
Haut. 0,68.
La langue du Christ manque, ainsi que la mâchoire inférieure du crâne, qui est placé au-dessous du Christ.
Le Christ de la Miséricorde appartient, en équité, aux Pénitents Noirs, dont la Confrérie l’a corn-
(1) D’intéressants détails biographiques sur J.-B. Guillermin ont été recueillis par Florent Le Comte dans son Cabinet des singularités d’archüeclure^ peinture et gravure, 1700, in-12, t. III, p. 240. Nous en devons la connaissance à l'amicale communication d’un artiste regretté, M. Joseph Aubanel, qui a donné cet ouvrage au Musée-Galvet. On y voit que Guillermin avait acquis une grande réputation par ses travaux de sculpture en ivoire et en coco, dont les couvents de Paris étaient pleins ; qu’il avait exécuté, entre autres, un Christ de cinq pieds de haut pour l’abbaye royale du Yal-de-Grâce, et qu'il avait été pendant plusieurs années un des anciens de l’Académie, titre réservé aux douze membres les plus distingués et remplacé plus tard par celui de professeur {Dicl. de eAcad. des Beaux-Arts J 1. 1, p. 73). Florent Le Comte ajoute que Guillermin U fut surpris d’une paralysie, contre laquelle il se défendit, mais dont les restes lui avancèrent une vieillesse caduque, qui le lit succomber sous le triste sort des mortels en novembre 1699, âgé pour lors de 56 ans. » Il y a là sans doute une erreur de chidre, puisque notre sculpteur lyonnais', si c’est bien le meme, comme tout porte à le croire, n’aurait eu que 16 ans lorsqu’il aurait exécuté son chef-d’œuvre pour les Pénitents Noirs d’Avignon. Nous croyons donc, avec M. Joseph Aubanel, qu’il faut, au lieu de 56 ans, lire 66 ans, âge qui convient mieux d’ailleurs aux termes dont se sert l’auteur en parlant de sa vieillesse caduque.
DES STAl'ÜES, büSTES, E'IC,
mandé et l’a payé de ses deniers. Mais en droit strict il est devenu la propriété du département de Vaucluse, qui seul a qualité pour le posséder comme une dépendance de l’ancien Asile départemental des Aliénés. C’est à ce titre que M. le Préfet en a ordonné le dépôt au Musée-Galvet, en 1862, non sans en réserver toutefois l’usage aux Pénitents Noirs, qui ont coutume de le porter à leurs processions. On sait aujourd’hui que la fameuse légende, suivant laquelle Guillermin aurait racheté la vie de son neveu, en faisant don de son Christ d’ivoire aux Pénitents de la Miséricorde, qui avaient le privilège d’obtenir tous les ans la grâce d’un condamné, est de pure invention et qu’elle a été mise à néant par la découverte du procès-verbal même de commande, découverte due aux recherches de M. P. Achard, ancien archiviste du département, qui en a donné l’analyse dans son Annuaire de 1865, p. 283. Voici les renseignements certains qui résultent de ce document authentique, publié par ]\1. Léon Lagrange, dans la Décentralisation litt. et art. en 1864, et par M. A. Desandré, dans son Essai historique sur le Christ d'iüoire^ 1865, in-8^p. 14 et suiv. Un excellent sculpteur étranger, nommé Jean Guillermin, se rendant en Italie, passe par Avignon, s’y arrête et s’y fait connaître par de merveilleux travaux en ivoire. Sur la commande des Pénitents Noirs, délil)érée le 16 avril 1659, il exécute en quatre mois un Crucifix « si beau et si bien faict, que non-seulement tout le peuple, mais les plus excellens et experts hommes l’ont tenu et le tiennent pour une merveille et des plus rares pièces qui soit en le païs. » I/artistc reçoit le prix convenu de 40 écus blancs, plus deux pistoles, une à titre de gratification et une autre pour les doubles bras qu'il a faits en remplacement de ceux dont les fortes chaleurs des mois de juillet et d’août avaient rayé l’ivoire. l,a dent d’ivoire employée par le sculpteur avait été ache-
NOTICE
tée à Montpellier, à raison de 38 sols la livre et pesait 73 livres. L’année suivante, à la demande de la Confrérie de la Miséricorde, le même mal* tre sculptait en buis un Christ mort (ibid., p. 30), qui pourrait bien être celui dont se servent encore les Pénitents Noirs pour leurs cérémonies ordinaires.
KLAGMANN (Jean-Baptiste-Jules), scalpteur-décora'eur, élève de Ramey fils, né à Paris, en 1810, nommé en 1848 membre du Conseil supérieur de perfectionnement des manufactures des Gobelins, de Beauvais et de Sèvres.