‹ Notice des statues, bustes, bas-reliefs et autres ouvrages de sculpture de la Renaissance et des temps modernesChapitre 69 sur 79 · Tête de Paustine, femme d’Anlonin Pie · texte numérisé non relu

Tête de Paustine, femme d’Anlonin Pie

Grand médaillon en marbre, entouré d’une bordure saillante et adhérant à une stèle rectangulaire, au bas de laquelle on lit, dans un élégant cartouche ; FAVSTINA.

Grand diamètre 0,26; petit diamètre 0,23. — Fig. 3/4 de nat.

Provient de Galvet, qui en suspecte avec raison l’antiquité. (Mss. autog t. Ill, f. 188, iF 9).

Ce bas-relief paraît en etlet appartenir à la Renaissance — Calai. Ms. n“ 360.

OEUVRES

201. Buste (le Pierre Mignard, fils de Nicolas, peintre et architecte, né à Avignon, en 1640, mort en 1725.

Haut, 0,46. — Terre cuile revôLue d’une couleur bronzée. - Fig. de nal,.

Acquis en 1844. — Le Musée-Calvel possède un poi'lrail peint de Pierie Mignard. (Voyez Notice des Tableaux^ p 81.) —• Calai. Ms. n° 372.

202. Aigle aux ailes semi-éployées, posé sur un globe qui surmonle un piédestal en forme de trépied, chargé (rornements appliqués ; le tout en bronze.

C’élait le pupitre de l’ancienne chartreuse de Bornpas. Fn 1852, il fut malheureusement badigeonné: i’aigle, le globe et les ornements furent revêtus d’une fausse dorure, et le piédestal d’une couleur verdâtre, qui donne à cet objet d’art la lâcheuse apparence d’un meuble en bois peint.

Haut, totale 4.68 ; envergure de l’aigle 0,67. — Fig. tle gr. nat.

Donné par la Préfecture en 1813. — Catal. Ms. 11° 342 B.

205. Aulrcî aigi(;-pupilre en bronze^ d’un beau Iravaii, mais mutilé, provenant de l’ancien couvent des ciiarlreu.x de Viiletieuve-lès-Avignon.

Placé sous le premier empire sur la porte de l’bôîel de la Préfecture, l’aigle fut abattu en 1815, traîné dans la rue et perdit ainsi l’aile droite et une partie de la queue.

Longueur 0,77. — Fig. de gr. nat.

Donné par la Mairie en 18 i4. — Catal. Ms. n° 342 A.

DES SCULPTEURS UVCONNUS.

204. Wishnu ou Viclinou, deuxième dieu de la Trimourli hindoue.

Le divin conservaLeiir de la création est debout, coitré d'une mitre élevée et très ornée, de la partie postérieure de laquelle sort une sorte de roue fleuronnée, peut-être le tcliakra ou disque enflammé. Ses oreilles, son cou, sa poitrine, ses bras, ses jambes et ses doigts sont richement décorés de divers ornements, pendants, colliers, armiîles et bagues. Nu jusqu’à la ceinture, il porte pour tout vêtement une sorte de caleçon simulant une cuirasse. Il a, comme marque de sa puissance, quatre bras et quatre mains, dont deux paraissent bénir avec deux doigts levés. Un des pouces, qui était mobile, manque à une main.

Statue en bronze, d’un très beau travail.

Haut. 0,57, et avec sa base en bronze adhérente, 0,73. — Fig. 1/3 de nat.

Provient du Malabar, ainsi que la statue suivante. — Ancien Catalogue Ms., p. G1, n^" 37 ; nouveau Catai. 11° 50 A . — Voici en quels termes s’exprime le fondateur du Musée d’Avignon, en parlant de ces deux statues, dans le VF volume doses Manuscrits autographes, fol. 407 verso:

« Son cabinet (celui de Calvet) de médailles et de monuments en tout genre vient de s’enrichir de deux grandes idoles du Malabar, Wiscliinu et Jsiiren, chacune du poids de cent six livres et de plus de deux pieds de hauteur, objets précieux et chers. L’arrangement de leur espèce de draperie n’est pas sans élégance, l.a manière dont le bronze est fondu, jeté et réparé, ferait honneur, à cet égard seul, à nos plus habiles artistes de France. La première de ces figures à (juatre bras, l’autre, deux; elles portent des attriliutsou symboles inconnus, »

OEUVRES

205. Lakdimi, femme de Vichnou el une des trois divinités de la Trimonrli femelle de la mythologie indienne.

Debout el coifïée d’une mitre à Iripie étage, plus élevée que celle de son époux, mais accompagnée de la mémo roue, elle porte aussi à peu près les mêmes décorations sur tout son corps. Sa poitrine nue offre de plantureuses mamelles, symbole de la fécondité de cettp. mère du monde. Elle n’a, comme Vichnou, d’autre vêtement qu’un riche caleçon aux plis ondulés qui lui descend jusqu’à mi-jambes. Son bras gauche e.'.t abaissé et le droit à demi relevé. Tous les doigts de chaque main, sauf celui du milieu, sont ornés de bagues.

Statue en bronze, du même travail que la précédente.

Haut. 0,63, et avec sa base en bronze adhérente, 0,79 — Fig. 1 /3 de nat.

Même provenance. — Ancien Catal. Ms p. 61, n“ 38; nouv. Catal. iF 50 B,

Calvet, dans le passage de sa Vie ci-dessus cité, appelbî la divinité indienne que nous venons de décrire Isuren, nom qui a été adopté par les auteurs des deux catalogues manuscrits du Musée. S , malgré une telle autorité, nous avons cru devoir y substituer celui de Lahchmi, c’est que le culte de cette déesse est intimement lié à celui de Vichnou, son époux, que les décorations et les emblèmes des deux ligures sont ici les mêmes ou analogues, et que d’ailleurs Isuren, autrement dit Içouara ou Siva est un dieu mâle, tandis que le sexe féminin de notre divinité est trop caractérisé pour permettre le moindre doute à cet égard .

DES SCULPTEURS I^^CO^^\US

XVIII^e SIÈCLE

206. Pierre Porto-Caruero el Güsman, archevêque (le Tyr et patriarche des Indes, inoil à Avignon, le 21 janvier 1708 et enseveli dans !a chapelle de Saint-François de Paille, de l’ancienne église des Minimes.

Le prélat est revêtu des babils épiscopaux et porte la croix pectorale.

Buste en pierre, dont la tête manque et qui surmontait le tombeau, ainsi que l’inscription tumulaire de ce prince de l’église.

Voici l’inscription telle qu’elle est gravée sur une stèle en pierre, avec encadrement rectangulaire, aux angles coupés par des lignes courbes rentrantes, et telle que nous avons pu la restituer d’après deux copies relevées au dernier siècle par le cbanoine de Véras. (Ms. du Musée-Calvet.)

Nous mettons entre crochets les mots et lettres qui manquent ou sont illisibles sur l’original :

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