Le Vieillard et ses enfants
Un vieillard, près d'aller où la mort Tappeloit :
« Mes chers enfants, dit-il (à ses fils il parloit),
« Voyez si vous romprez ces dards liés ensemble ;
« Je vous expliquerai le nœud qui les assemble. »
L'aîné, les ayant pris et fait tous ses efforts,
Les rendit en disant : « Je les donne aux plus forts. »
Un second lui succède et se met en posture,
Mais en vain. Un cadet tente aussi l'aventure.
Tous perdirent leur temps ; le faisceau résista ;
De ces dards joints ensemble un seul ne s'éclata.
(; Foibles gens, dit le père, il faut que je vous montre
« Ce que ma force peut en semblable rencontre.
On crut qu'il se moquoit ; on sourit, mais à tort*
Il sépare les dards et les rompt sans effort :
a Vous voyez, reprit-il, Peffet de la concorde,
a Soyez joints, mes enfants ; que Tamour vous accorde. »
(La Fontaine, Fables IV, f. xviii.)
Don du Gouvernement. — Signé: Abel de Pujol, 1850.
Haut, 1 m, 95 c, — Larg. 2 wi. 50 e,
PETIT (Jean -Louis), artiste vivant, né à Paris en 1793 ; élève de Mondehare et de Regnault,