‹ Notice des tableaux composant le Musée de CaenChapitre 20 sur 127 · Le Mariage de la Vierge · texte numérisé non relu

Le Mariage de la Vierge

Marie venait d'atteindre sa quatorzième année, époque où les jeunes filles élevées dans le temple devaient être rendues à leurs parents pour être mariées, lorsqu'elle s'excusa de le faire, en disant qu'elle avait voué à Dieu sa virginité et qu'elle ne violerait pas sa promesse. Aucune vierge n'avait encore pris une semblable résolution, et le grandprêtre, embarrassé, crut devoir recourir au Seigneur, qui, par un ordre exprès, commanda à tous les hommes sans épouses de la famille de David d'apporter au sanctuaire chacun une baguette d'amandier. Le lendemain, la branche sèche et morte d'un vieillard de Bethléem , Joseph , fils de Jacob , fils de Mathan, se trouva verdoyante et fleurie comme celle qui avait assuré jadis le sacerdoce aux Aaronites. — Ce prodige désignait assez celui à qui Marie devait être confiée.

Sur le devant du tableau , le grand-prêtre soutient la main de la Vierge recevant l'anneau des fiançailles de saint Joseph, qui tient

JECOLK ITALIENNE.

à la main la branche fleurie. La Vierge est accompagnée de femmes. Parmi les hommes placés derrière saint Joseph , on remarque plusieurs prétendants qui portent des baguettes, et trois d'entre ceux-ci qui brisent les leurs. Le fond offre un temple de forme octogone.

Ce tableau, peint sur bois, est une des productions capitales du Pérugin. Avant la Révolution française, il appartenait à la cathédrale de Pérouse ; il figura au Louvre, dans Texposition du 18 brumaire an VII, parmi les principaux lal)leaux recueillis en Italie. — Lith. par G. BoueU

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