C. — 587. Le vieux Poitiers
T. H. 0,88. — L. 0,58. — (Don de l'auteur, 1883.)
Groupe de vieilles maisons étagées avec jardins audessous, vue prise du boulevard Bajon, à Poitiers. Ce paysage a figuré au Salon de 18S3.
BÉZABD (Jean-Louis), peintre, ne à Toulouse (Haule- Garonne], le ^25 novembre 1199.
Elève de Guérin et de Picot; il entra à l'Ecole des Beaux-Arts, le 3 sej)tembre 1819; il remporta le deuxième prix au concours j our Rcmc en Ih'io : Ar,tigone donnant la sépulture à Polynice, et le premier ]>rix en 18.29 : Jacob T'cfasant de livrer Benjamin.
Il obtint une médaille de classe en 1836; un rai>pel en 1857 et 1859, et la croix de chevalier de la Légion d'honneur, le 6 août 1860 ; il est hors concours. De 182A à 1861, ses œuvres ont figuré à 17 Salons. Il a exécuté en outre un grand nombre de peintures murales dans les églises d'Agen, Notre-Dame-de-Lorette, Notre-Damede-Vincennes', Saint-Louis d'Antin , Sainte-Clotilde , Saint -Eustache, Saint- Augustin, à Paris; enfin l'on voit du même artiste, dans les galeries de Versailles, les portraits de Childebert I", de Clotaire I", de Philippe-le-Be' , du grand Condé , les Etats généraux de Tours^ \h mai 1506.
7. — 297. La race des méchants règne sur la terre après en avoir chassé la justice divine.
T. H. 2™. — L. 2,70. — (Don de l'État en 187J!t.)
Le peintre a voulu retracer aux yeux les désordres et les crimes, résultat infaillible de la révolte d'une société humaine contre les principes de l'équité et de la justice. Cette scène allégorique stygmatise l'orgueil, l'avarice, le mépris de la religion, la corruption des mœurs, l'oppression, le meurtre et l'incendie, caractérisés par des groupes variés de hauts personnages, de tout âge ; le lieu de la scène est Rome, dont on aperçoit le château Saint- Ange dans le fond , et l'ensemble des costumes des personnages appartient au xvp siècle. Ce tableau a figuré au Salon de 1837.
Fig. 1/3 de grandeur naturelle (toile signée Bézard).
EOILLY (Louis-Léopold), peintre et lithographe, né à la JBassée [Nord] le 5 juillet 1161, décédé à Paris le 5 janvier 1845.
Fils et élève d'Arnould Boilly, sculpteur sur bois. A 11 ans il peignit pour une chapelle de la confrérie de
Saint-Roch un tableau représentant ce saint guérissant des pestiférés. Après celui-ci, il en fit un autre représentant un enterrement où assistait ia confrérie, le clergé en tête. A ):-{ans il vint à Douai, chez un prieur des Ailgustins et fit dans le couvent quelques jjortraits et des tableaux de genre. En 1T77, il fut à Arras oii il fit un nombre considérable de portraits ; enfin à l'â^e de 25ansilvint à Paris où il exécuta encore plusieurs tsbleaux qui eurent du succès. Il obtint une récompense décernée par le jury des Arts pour les meilleurs ouvrages exposés de l'an II à' l'an VL puis un prix de 2,000 francs le 20 avril 1799, une médaille de 1" classe en f IbO/i, et fut fait chevalier de la Légion d'honneur le ?>0 avril 1833. Indép'^ndamment des nombreux tableaux de genre et dessins ex'éoutés par Boilly, on estime à i>rè3 de cinq mille le nombre des i)ortraits qu'il a faits. Il a peint pendant 72 ans et est mort pour ainsi dire le pinceau à la main.