Cadres contenant deux dessins au crayon rouge
H 0,52. — L 0,39. — (Legs Babinet, 1882 )
LEGLERG (Pierre)^ peintre français ; on a peu de renseignements sur cet artiste dont les œuvres ont figuré aux Salons de 1836, 1838, 1839, 18 i2 et 18^9.
306. — 1313 Petit dessin à la plume et à le sépia représentant la résurrection de Jésus-Christ.
H. 0,22. — L. 0,18. — (Legs Babinet, 1882.)
LEMOINE (François), né à Paris, en 1688, mort en 1131 , peintre d histoire, de genre et de portrait.
Il fut élève de L. Galloche, chez lequel il étudia douze ans. Il obtint le grand prix, en 1711, mais la guerre l'empêcha de visiter Rome. Il fut reçu membre de l'Académie, • en 1718; quelques années plus tard en 1723, il fît, avec un de ses amis, un voyage en Italie; à son retour, il fut nommé professeur à l'Académie. Il exécuta le plafond de l'église de Saint-Sulpice et celui du Salon d'Hercule, à Varsailles; ce travail dura près de sept ans. Des contrariétés, et le chagrin qu'il éprouva de la perte d'une femme qu'il affectionnait beaucoup altérèrent sa santé ; son esprit même s'égara, et un matin, dans un accès de folie, il seporça de neuf coups d'épée. Il avait été nommé premier peintre du roi avec une pension de A,000 livres.
307. — 1243. Dessin à la mine de plomb et à la plume; grande composition représentant, sur une place publique, au milieu d'une grande foule, un personnage.
(peut-être le Christ, ou l'un de ses apôtres) guérissant un aveugle; dans le fond, à gauche, silhouette de monuments.
H. 0,38. — L. 0,48. — (Legs Babiaet, 1882.)
MILLET (Jean, dit Francisque), peintre de paysage, né à Paris^ en 1666, mort dans la même ville, le 11 avril 1723.
Fils de Jean François, dit Francisque, dont il fut l'élève; il fut reçu académicien, le 2i juin no9, sur ua paysage représentant : la nymphe Syrinx poursuivie par le cli:u Pan. Ses œuvres n'ont figuré à aucune exposition Le Musée de Grenoble a de lui un paysage avec figures peintes par Antoine Watteau.
308. — 1260. Paysage à la plume et à l'encre de Chine: rochers avec arbres sur le bord d'une rivière, chute d'eau, pont et construction ; à l'horizon, rivière et montagne, personnages au premier plan; campagne romaine.
H. 0,35. — L. 0,;.0. — (Legs Babinet, 1882.)
OUDRY (Jn:AN-BAPTisTE\ ne à Paris, en 1686, mort en lloo ; peintre d'histoire, d'anitnaux, de portraits, de paysage et de fleurs.
Fut élève de N. Largillière ; il exécuta le portrait de Pierre-le-Grand, lorsqiie ce prince vint à Paris. Le Czar pressa Oudry de le suivre à la cour de Russie, mais le peintre, préférant rester à Paris, se cacha lors du départ du Czar afin de ne point être forcé d'obéir à ses prières. Il abandonna tous les autres genres pour ne faire que des animaux; il fut reçu à l'Académie, en 1717, et nommé directeur de la manufacture des Gobelius et de celle de Beauvais, dont il était le fondateur.
Il fît aussi de la gravure.
309. — 1319. Croquis au crayon noir, avec retouches au crayon blanc : scène de chasse, groupe de chiens attaquant un loup et le mordant de tous les côtés.
H. 0,A7. — L. 0,58. — (Legs Babinet, 1882.)
PAROGEL (Joseph, dit des batailles), peintre, graveur et littérateur, né à Brignolles ( Var), le 3 octobre 16 mort à Paris, le i^^' mars 1704.
Il fut agréé à l'Académie le 29 février 1676 ; reçu académicien Je 1/* novembre 1676 sur: Une aortie de la garnison de Maëstridd repoussée par les Français commandés par Louis XIV en personne (tableau au Musée de Versailles). Il fut nommé Conseiller le 28 septembre 17C3
Etant allé à Rome, il y fit la connaissance de Courtois, dit le Bourguignon, grand peintre de batailles et se mit sous sa direction tout en étudiant Salvator Rosa;il parcourut l'Italie; vint à Venise; mais une nuit, ayant failli être assassiné sur le pont du Rialto parades brigands, il quitta l'Italie et revint se fixer à Paris en 1675. Louvois, ayant entendu parler de son talent, le chargea de peindre les Conquêtes de Louis A7t^dans l'un des réfectoires de l'Hôtel des Invalides et lui commanda, en outre, de nombreux travaux pour les châteaux de Marly et de Versailles. Parocel n'a pris part qu'à une seule exposition, celle de 1699, à laquelle il envoya seize tableaux. Les Musées du Louvre, de Versailles, d© Besançon, de Dijon, de Lyon, de Marseille, de Nantes, de Caen, de Montpellier, de Niort, de Tours et les Galeries de Florence, de Copenhague, de l'Ermitage à Saint- Pétersbourg possèdent des œuvres de Joseph Parocel. Plusieurs de ces peintures ont été gravées par différents artistes et lui-même a reproduit à l'eau-forte quatre-vingt-dix pièces.
310. — 4197 Croquis à Ja plume et lavé à l'encre de Chine: bataille adroite ; au premier plan, groupe composé de cavaliers et de fantassins ; dans le fond, mêlée de combattants ; en avant, cadavres étendus sur le sol.
311. — 1258. Croquis à la plume et lavé à la sépia représentant une bataille; à droite, un groupe de cavaliers, époque Louis XIV, charge l'ennemi ; de part et d'autre, des cadavres de chevaux et d'hommes jonchent le sol. Composition mouvementée
H. 0,35. — L. 0,48. — (Legs Babinet, 1883.)
PILLEMENT (Jean), peintre et graveur à Veau- forte, né à Lyon^ en 1727, mort misérable dans la même ville^ le 28 avril 1808.
11 fut peintre du roi de Pologne et de Marie-Antoinette. 11 travailla comme dessinateur à la manufacture des Gobelins, puis voyagea en Angleterre, en Allemagne^ eu Portugal; il a pris part à l'Exposition du Colisée, en 1776; à l'Exposition de la Correspondance, en 1782 et l'Sô. Les Musées du Louvre, de Besançon, de bordeaux, de Lyon, possèdent des dessins et des gouaches de cet artiste. Ou en trouveégalementdans lesGaleries d'Edimbourg, de Madrid et de Florence. On estime à près de deux cents pièces l'œuvre de cet artiste, en grande partie reproduite par la gravure. 11 eut un fiN (Victor), dessinateur et graveur, qui naquit à Vienne en 1767, et mourut en 1811. 11 fut élève de son père et remporta le prix de gravure en 1801.
312. — 1205. Paysage : vue du chemin de Parme à Plaisance, croquis au crayon noir; à gauche, au premier plan, massif de grands arbres avec bœufs et groupes de cavaliers; au second plan, colline avec arbres et constructions; dans le fond, coUine avec maisons.
H. 0,29. — L. 0,38. — (Legs Babinet, 1883.)
313. — 1208. Paysage ; croquis au crayon noir ; à droite et à gauche, au premierplan, rochers avec arbres audessus; au milieu, petite pièce d'eau avec deu.\ ligures, lointain avec colline et constructions.
H. 0,29 — L. 0,37. — (Legs Babinet, 1882.)
314. — 1272. Cadre contenant deux petites marines au crayon noir : la première, mer calme avec navire voguant à pleine voile; àgauche, groupe de rochers avec arbustes et ruines d'une tour; au premier plan, terrain avec barques et pêcheurs; — la deuxième, mer agitée,, ciel orageux, navires et barques chassés par le vent ; au premier plan, à gauche, terrain et rochers avec pêcheurs.
H. 0,49. — L. 0.31. — (Legs Babinet, 1882.)
FILS (Isidore-Alexandhe Augustin), peintre d'histoire, né à Paris, le 7 novembre iSlo, mort en septembre i815.
Elève de Picot; il remporta le premier prix de Rome, en 1838, sur : Saint Pierre guérissant un boiteux aux portes du temple; obtint une médaille de deuxième classe, en i8/*6 et 1855; une médaille de première classe en 1857; fut nommé chevalier de la Légion d'honneur, le 16 août 1857; obtint une grande médaille d'honneur en 1861; une médaille de première classe à l'exposition universelle de 1861; fut promu officier, le juillet 1867; nommé membre de l'Institut en 1863, et }3rofesseur à l'Ecole des Beaux-Arts le 10 décembre 1863. Il a fait partie du jury pour les Salons de 186A, 1865, 1866, 1867 et 186S. Les Musées du Luxembourg et de Versailles possèdent de ses œuvres.
Il occupa à l'institut le fauteuil qu'avait précédemment occupé Picot, son maître.
315. — 4278. Croquis à la mine de plomb, fait d'après nature, représentant le prmce Louis-Napoléon debout et en costume militaire.
316. — 1267. Tableau contenant deux croquis aux crayons noir et blanc, représentant un soldat debout mettant son fuv«il en joue, et un autre soldat, un genou à terre, épaulant également son arme pour faire feu ; croquis d'après nature.
H. 0.A2. — L. 0.5A. - (Legs Babinet, 1882.)
317. — 1266. Croquis au crayon noir, avec retouches de blanc, représentant le général de Martinprey assis.
H. 0,41. — L. 0,18. — (Legs Babinet, 1882.)
POERSON ou PERSON (Charles), peintre, né à Metz, eni609, mort à Paris, le 5 mars 1667.
Il fut reçu académicien le A août 1651, et fut nommé premier peintre ordinaire du roi.
11 eut un fils. Charles-François Poërson, qui fut son élève et celui de Coypel; il naquit à Paris en 1653 et mourut à Rome, le 2 septembre 1725; il fut reçu académicien le 30 juin 1682; professeur le 13 août 1695; directeur de l'Académie de France à Rome en I70A; il n'a pris part qu'à une seule exposition, au salon de 1699. 11 a fait des peintures au palais de Versailles, dans l'esca-
lier de la reine; au palais de Fontainebleau, dans la chapelle Saint-Ambroise. et il a travaillé à la décoration de l'Hôtel des Invalides.
318. — 1204. Croquis à la plume, vierge assise avec l'enfant Jésus. Jolie petite composition.
POUSSIN (Nicolas), né auœ Aiidelys, en i594, mort en Italie^ en 1665 ; peintre dliistoire, de paysage et de portrait.
Fils d'un gentilhomme sans fortune, il montra de bonne heure de grandes dispositions pour les arts. Quintin Varin. peintre d'Amiens, lui enseigna les éléments de la peinture Le Poussin, s'étant rendu à Paris sans ressources, fut protégé par uu gentilhomme de Poitiers qui le fit entrer dans l'atelier de Ferdinand; puis il fut chez Lallemand, chez lequel il resta peu de temps
Ce fut en 1624 qu'il arriva à Rome, après avoir vainement tenté ce voyage à deux époques différentes II étudia les antiques avec le sculpteur Duquesuoy. auquel l'infortune l'avait attaché. En 1629 il épousa la fille de Jacques Dughuet, son compatriote, qui habitait Rome, et chez lequel il avait reçu l'hospitalité pendant une maladie qu'il fit dans cette ville. Le cardinal Barberini le chargea de travaux; le chevalier Pozzo de Turin le protégea; il fut l'ami de Jacques Stella à Rome. 11 travailla pour Naples, l'Espagne et la France, puis vint à Paris où les plus grands honneurs l'attendaient; il y fut nommé premier peintre du roi et directeur général des embellissements des maisons royales. Mais la jalousie de Vouet, et les attaques d-îs amis de cet artiste lui firent quitter la France, en 16i'2, pour retourner à Rome, d'où il ne revint plus dans so j pays natal.
319. — 1196. Paysage à la plume et à la sépia ; à droite et à gauche, massifs d'arbres avec rochers ; dans le fond, vallée avec habitations ; à l'horizon, une montagne ; au premier plan, un homme et une femme s'embrassent et sont entourés par des amours ; à gauche, autres atnours jouant avec un chien. Ce dessin est la première idée de son tableau du Louvre, Mars et Vénus.
H. 0,32. - L. 0,37. — (Legs Babinet, 1882 )
320. — 13G3. Dessin de plafond à la sépia et è la plume représentant un guerrier romain sur un cheval qui se calDre et frappant de son javelot un personnage couronné de roseaux, étendu sur le sol près d'un lion, et appuyé sur une urne d'où s'échappe de l'eau; dans le fond, des guerriers à cheval et à pied combattent ; dans l'air, au-dessus du cavalier, la Victoire tient une palme et une couronne. Composition allégorique.
H. 0,39. — L. 0,32. — (Legs Babinet, 1882.)
PUJOL (Abel-Alexandre-Denis de), peintre dliistoire^. fils de Pujol de Mortry, baron de la Grave, né à Valenciennes [Nord], le 30 janvier il 85; mort à Paris, le 28 septembre i86i.
Elève de Momal et de L. David. Il obtint le deuxième grand prix, en 1810 sur : colère d'Achille; le premier grand prix, en 1811, sur : Lycurgue présente aux Lacédémoniens l'héritier du trône; une médaille de deuxième classe, en 1810; une médaille de première classe, en 1814; en 1817, il partage le prix d'honneur avec M. Auguste Couder; il fut nommé chevalier de la Légion d'honneur,. Ie20 juillet 1823; promu officier, le 1:2 août 1853; nommé membre de l'Institut, le 8 août 183.5; Abel de Pujol, indépendîjmment de ses toiles, a exécuté un grand nombre de peintures fort remarquables dans plusieurs monuments importants de Paris et des départements.
321. — 1279. Dessin à la m.ine de plomb et au crayon blanc; jeune homnrie debout, tenant un sce^Are ; étude de nu pour l'exécution d'un tableau.
H. 0,i.9— L. 0,35. — (Legs Babinet, 1882.)
322. — 1268, Dessin à la mine de plomb et au crayon blanc; jeune femme étendue appuyée sur un cheval couché; étude de nu pour l'exécution d'un tableau.
H. 0,/»l. — L. 0,55. — (Legs Babinet, 1882.)
323. — 1269. — Dessin à la mine de plomb et au crayon blanc, jeune fille couchée tenant un sceptre; étude de nu pour l'exécution d'un tableau.