Ophélie
T. H. 0,60. — L. — (Legs de Circé, 1881.)
L'artiste s'est évidemment inspiré de ce passage du drame d'Hamelet, acte IV, scène vu, par Shakespeare.
« Au bord du ruisseau voisin s'élève» un saule, dont le » blanchâtre feuillage se mire dans le cristal de l'onde. » Elle s'était rendue en cet endroit apportant de bizar- D res guirlandes de renoncules, d'orties, de marguerites » et de ces longues fleurs pourpres auxquelles nos ber- » gers impudents donnent un nom grossier, mais que y> nos chastes filles appellent doigt de mort. Au moment » où elle cherchait à suspendre sa sauvage couronne aux » rameaux inclinés , la branche sur laquelle elle posait » le pied s'est rompue, et tous ses trophées de verdure » sont tombés avec elle dans l'onde éplorée. Ses vête- » ments, se déployant autour d elle, l'ont quelque temps » soutenue sur les flots comme une sirène, et alors elle » s'est mise à chanter des fragrnents de vieux airs, » comme si elle n'eût pas eu le sentiment du danger » qu'elle courait, ou comme si elle fût née dans cet élé- » ment; mais celle situation ne pouvait longtemps 3) durer, et bientôt ses vêtements, chargés de l'eau qu'ils » avaient bue, ont interrompu le chant mélodieux et » entraîné l'infortunée au lond des flots, où elle est » morte. » Ce tableau a figuré au Salon de 1842 ou 1843.
Fig. Ii3 de grandeur naturelle. (Signé : Burthe.)
CAR[*ENTIER, peintre poitevin, élève de VÉcale vo^jale académique de peinture, sculpture, architecture de Poitiers, en il56. (Pas de renseignements.)