Les Braconniers
T. H. 0,90. — L. 1,20. — (Don de l'État en 1868.)
A la pointe du jour, au milieu d'une lande sauvage couverte d'ajoncs et de bruyères, deux braconniers bretons.
reconnaissables à leurs vestes courtes et à leurs brayes traditionnelles, s'enfuyent à toutes janabes, leur fusil à la main et leur gibier sur Tépauîe, un superbe lièvre, que leur complice, un beau basset à jambes torses, aura fait lever devant eux. Tandis que le porteur du butin gagne du terrain le nez au vent, son camarade jette en arrière un regard cramtif et soupçonneux pour s'assurer s'ils ne sont pas suivis de trop près par le garde ou le gendarme éveillé peut-être par leur coup de feu. On ne saurait mieux saisir la nature sur le fait ni la mieux rendre. Toile largement peinte (Signé : Luminais.)
MAGNE (DÉSIRÉ Alfred), peintre poitevin, né à Lusignan (Vienne) le Tl février i85o.
Il commença ses premières études artistiques à l'Ecole municipale des Beaux-Arts de Poitiers; il eut ensuite à Paris, comme professeur, MM. Cabanel et James Bertrand; il exposa au Salon de 1879: Rebccca à la fontaine, faïence, d'après M. A. Thirion-, Mignon, faïence, d'après M. J. Lefebvre ; en 1880 : Un Coin de desserte\ peinture; Rougets^ faïence; en 1881 : Un Envoi intelligent^ peinture; en 188â : Les Brioches, faï<înce; en 1888: Petit gagne-pain, peintu e ; Ma fermeture de chasse, peinture; ce dernier tableau a eu l'honneur d'être admis à l'Exposition triennale de 1883
M. Magne a obtenu une médaille en 1882 à l'Exposition artistique de Niort (Deux-Sèvres), et une autre médaille en 1883, à l'Exposition artistique de Rochefort i^Charente- Inférieure).