‹ Notice des tableaux, dessins, gravures, statues, objets d'art anciens & modernes, curiosités, etc. composant les collections de la Ville de PoitiersChapitre 68 sur 212 · G85. Portrait de M. S · texte numérisé non relu

G85. Portrait de M. S

T. H. 0,80. — L. 0,63. — (Don de M. II. Hivonnait.)

Personnage assis, coiffé d'un chapeau gris à larges bords, longue barbe noire, la main gauche appuyée sur une basse. Œuvre de jeunesse, faite en 1840, alors que l'artiste poitevin débutait dans la peinture.

(Grandeur naturelle.)

•81. — 166. Mort de Velléda. Esquisse représentant l'épisode de la mort de la prêtresse gauloise.

T. H. 0,31. — L. 0,hO. — (Don de Fauteur.)

<( Dans ce moment un char paraît à l'extrémité de la » plaine, penchée sur les coursiers, une femme échevelée )) excite leur ardeur, et semble vouloir leur donner des » ailes. Velléda n'avait point trouvé son père. Elle avait » apprisqu ilassemblaitlesGaulois,pourvengerrhonneur )) de sa fille. La druidesse voit qu'elle est trahie, et cony> naît toute l'étendue de sa faute. Elle vole sur les traces » du vieillard, arrive dans la plaine où se donnait le » combat fatal, pousse ses chevaux à travers les rangs, » et me découvre gémissant sur son père étendu mort .)) à mes pieds. Transportée de douleur, Velléda arrête » ses coursiers, et s'écrie du jiaut de son char : Gaulois, y> suspendez vos coups. C'est moi qui ai causé vos maux, )) c'est moi qui oi tué mon père. Cessez d'exposer vos » jours pour une fille criminelle. Le Romain est innocent, » la vierge de Sayne n'a point été outragée : elle s'est » livrée elle-même, elle a violé volontairement ses vœux. y> Puisse ma mort rendre la paix à ma patrie ! »

« Alors, arrachant de son front la couronne de verveine, » et prenant à sa ceinture sa faucille d'or, comme si elle :» allait faire un sacrifice à ses dieux : « Je ne souillerai » plus, dit-elle, les ornements d'une vestale. » Aussitôt y> elle porte à sa gorge l'instrument sacré, le sang jaillit. y) Comme une moissonneuse qui a fini son ouvrage, et » qui s'endort fatiguée au bout du sillon, Velléda s'at- » faissa sur le char, la faucille d'or échappe à sa main » défaillante et sa tête se penche doucement sur son » épaule. )) (Les Martyrs, livre X, par Chateaubriand.) {Signé : L. Perrault.)

PERVINQUIÈRE (baron Henry) né à Poitiers IVienneJ^ mort dans la même ville, en 1883, rite des Buissons , 13.

Peintre amateur de talent ; a exposé au Salon de 1*^80 ^ une chienne d'arrêt da Poitou (peinture) ; c/iei/auo; de rclai attendant la chasse (fusain).

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