Elisabeth et Leicester
T. H. 0.70. — L. 0.90. — (Don de l'Etat, 1857.)
Cette scène est tirée du roman de Kenilworth, de Walter-Scott. Robert Dudley, comte de Leicester, était
le favori delà reine d Angleterre Elisabeth. Dans l'espoir d'épouser sa souveraine, la chronique prétend qu'il eut la cruauté d-) donner commission à ses séides de le débarrasser d'Amy Robsart avec qui il était secrètement marié. Avant l'accompUssement de ce crime, et pendant une fête donnée à Elisabeth dans le château de Kenilworth, la reine découvrit ce mariage qu'on lui avait caché et accabla son favori d'amers reproches.
C'est cet épisode que le peintre a choisi pour la composition de son tableau en donnant aux courtisans qui assistent à cette scène de jalousie et de colère les expressions variées qu'ils ressentent selon leurs rapports avec le favori. (Walter-Scott, le château de Kenilworth.) (Signé : Potier.)
PRUDHON (Pierre), né à Cluny [Saône-et-LoireJ le 4 avril 1158, mort à Paris le 16 février 182S.
Il était le treizième enfant d'un maçon, qui mourut peu detemps après la naissance de son fils. Ce furent des moines qui se chargèrent de son éducation. La vue des tableaux cfui décoraient le monastère firent naître en lui, de l)onne heure, le génie des arts. Il entra dans l'atelier du peintre Desvoges, professeur dirigeant l'Ecole de peinture de Dijon, puis il vint à Paris en 1780, remporta le prix de Rome en 1782 et, en 1816, entra à l'Institut.
Prudhon a été surnommé le Corrège de la France. L'une de ses toiles les plus remarquables est le Crime poursuivi par la Justice et la Vengeance, destiné à la Cour criminelle (au Palais de Justice de Paris) qu'il exposa en 1808 en même temps que l'Enlèvement de Psyché par les Zéphirs. Ces deux toiles éminentes lui valurent la croix: de la Légion d'honneur.