‹ Notice des tableaux, dessins, gravures, statues, objets d'art anciens & modernes, curiosités, etc. composant les collections de la Ville de PoitiersChapitre 76 sur 212 · II. 2,70. — L. 0,80. — (Prêt du Louvre en · texte numérisé non relu

II. 2,70. — L. 0,80. — (Prêt du Louvre en

Un groupe d amours endormis dans les attitudes les plus gracieuses et d'une couleur ti'ès harmonieuse, sont désarmés pendant leur sommeil par une jeune nymphe.

Gomm^- dans l'autre panneau, la p u'tie sup-^rieure est ornée d'une él-^gante corbeille peinte également par MoNXOYER Baptiste (1).

Cette toile provient également du château d'Eu.

ALLORI(Ange, dit le BRONZINO), n i à Florence vers 1501, mort vers 1510, peintre dliistoire et de portrait.

Il fut élève du Pontorino. Guidobaldo. duc d'Urbain, lui fit exécuter des travaux à Pise. Il cultiva la poésie avec un certain succès ; il chercha à imiter Michel- Ange. On reproche à sa manière trop de dureté, malgré la correction de son dessin. Son neveu, ALlori Alexandre, dit le Bronzino, né à Florence en I6i^, et qui mourut en 1609, fut son élève. Comme son oncle, il fut un grand

(1) Voir à la peinture, École française, la notice concernant Monnoyer.

imitateur de Michel-Ange, savant dans l'anatomie, et qui estimait plus le dessin que la couleur ; il fit également avec talent l'histoire et le portrait. Sou coloris, en général, manque de vérité et de délicatesse.

Alexandre Allori eut un fils, Christophe dit le Bronzino, qui vécut de 1577-1619, à Florence. Il fut élève de Cigali, qu'il égala s'il ne le surpassa pas et mourut d'une blessure au pied. 11 fit, comme son père et son oncle,, l'histoire, le portrait et le paysage. Il fut excellent co-

donnant un ordre, ou indiquant quelque chose de 1 1 main gauche. La main droite relève le pan de son manteau et laisse voir une riche garde d'épée. Devant lui est un& belle tête de chien qui le regarde. (Attribué au Bronzino.)

CINO), né à Cento, près de Bologne en 15)0, mort en

Un accident qui. dans son enfance, le priva d'un œil,, lui valut le surnom de Gucrcino. Ses premières études se firent avec des peintres sanp valeur; il les quitta pour étudier les Carrache et le Caravage. Le duc de Mentoue le nomma chevalier, et la reine Christine, de Suède, ^■int le visiter. Ne voulant point quitter l'Italie, il refusa les offres qui lui furent faites p^'r les rois de France et d'Angleterre. Bienfaisant, il aida de sa fortune les artistes pauvres; il fut universellement aimé pour ses talentset ses vertus.

98. — 365. Esther et Assuérus, d'après le Guerchin. T. H. 0,72. — L. 1,04. — (Ancien fonds du Musée.)

Artaxercès Longuemain, roi de Perse, désigné dans la Bible sous le nom d'Assuérus, ayant répudié la reine Vasthi, qui avait refusé de paraître devant lui et sa cour, pendant une grande fête qu'il donna dans Suze sa capitale, fit rechercher dans toutes ses provinces, les plus.

belles filles pour choisir dans le nombre celle qui, désonnais, partagerait le trône avec lui.

Esther, jeune oi pheline juive, cl une admirable beauté, de la tribu de Benjamin, niècede Mardochée, qui l'avait élevée, et dont la famille avait été emmenée en captivité avec le roi Jechonias par Nabuchodonosor, fut présentée à Assuérus qui lui donna la préférence sur toutes ses compagnes.

C'est le moment où Esther paraît devant Assuérus, descendant de son trône pour la recevoir, que le peintre a choisi comme sujet de son tableau.

Copie attribuée, dans l'ancien catalogue, à Couteau, peintre poitevin.

BERRETTINI (Piétro dit Pierre de CORTONE), né en i596 ou 1009, à Cortone, mort en 1009. (École italienne.)

Peintre d'histoire et de portrait; i) commença ses études à Rome , y peignit une chapelle de l'église Sainte- Bibienne pour le Pape Urbain VIII, et exécuta de grands travaux au célèbre palais Barberini : cet ouvrage est cité comme le chef-d'œuvre du maître. Il voyagea ea Lombardie, dans l'État de Venise, revint à Florence, et enfin retourna à Rome où il exécuta quelques tableaux de chevalets, quand la goutte, dont il était atteint, l'empêcha de monter sur ses échafaudages; il acquit surtout delà célébrité dans ses fresques.

Dessin gracieux, couleurs harmonieuses, figures bien groupées.

99.— 178. L'Aurore semant des fleurs. (École italienne.) T. H. 0™80. — L. 0'"62. — (Ancien fonds du Musée, de I82S.)

La déesse, portée par un nuage et entourée de zéphir.s qui se jouent dans les airs, sème des roses sur son passage ; ingénieuse allusion, aux riches couleurs, dont les premiers rayons du jour teignent le ciel et les nuages. (Attribué à l'ierre de Cortone.)

CâNAL(Antoîne ditCANALETT0),7ie à Venise eni697^ mort en il 68. {Vues de villes.)

Élève de son père, peintre médiocre, il suivit d'abord le même genre; puis étudia à Rome. Il peignit un grand nombre de vues de cette ville, de Venise, de Naples, etc. Le premier il appliqua l'usage de la chambre obscure à la peinture. Ses tableaux sont savamment peints, avec une grande finesse, une belle couleur.

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