‹ Notice des tableaux, dessins, gravures, statues, objets d'art anciens & modernes, curiosités, etc. composant les collections de la Ville de PoitiersChapitre 80 sur 212 · II. 0,32. — L. 0,25. — (Legs Bsbinet · texte numérisé non relu

II. 0,32. — L. 0,25. — (Legs Bsbinet

Tête de sainte ou de martyre avec cheveux blonds, les yeux levés vers le ciel, tenant une palme à la main gauche. Délicieuse figure déjeune fille, de grandeur naturelle. (Attribué au Guide.)

LANFRANG (Jean), peintre d'histoire et de portrait, né à Parme en 1381, mort en 16^fl .

Il fut élève d'Annibal Carrache qu'il suivit à Rome, j travailla pourlesducsFarinèse, puis pour la maison Borghèse de Saint- Calixte. Il exécuta également plusieurs ouvrages à Naples.

D'un caractère malheureux et jaloux, il fut un des plus grands persécuteurs du Dominiquin. Il forma son style d'après les maîtres, et étudia le Corrège avec ardeur.

Ses figures sont hardies et noblement posées, d'un coloris harmonieux.

i05. — 292. Le prophète Elle et la veuve de Sarepta.

T. h, 2,50. — L. 2,50. — (Don de M. de Marçaj.)

Elle étant en exil sur les bords du torrent desséché de Carith, au voisinage du Jourdain, le Seigneur lui dit : Lève-toi et va à Sarepta ; j'ai ordonné à une femme veuve de te nourrir. Ehe se leva, et lorsqu'il fut venu à la porte de la ville, il aperçut une femme veuve qui ramassait du bois, et il lui dit : Donnez-moi un peu d'eau dans un vase afin que je boive et apportez moi un peu de pain en votre main. Elle lui répondit : Je n'ai pas de pain, j ai seulement dans un vase autant de farine que ma main

peut en contenir et un peu d'huile dans un autre petit vase. Voilà que je ramasse des morceaux de bois pour •que mon fils et moi nous mangions, et nous mourrons ensuite.

Elie lui dit : Ne craignez point; préparez-moi un petit pain cuit sous la cendre et autant pour vous et votre fils. La farine de ce vase ne diminuera pas et l'huile ne décroîtra pas, jusqu'au moment où le Seigneur répandra la rosée et la pluie sur la terre. (Les Piois, livre III, chapitre XVII.)

Telle est la scène biblique dans toute son antique simplicité qu'a traitée l'artiste. Le prophète, debout, parle à la veuve, agenouillée et ramassant du bois qui l'écoute, l'étonnement peint sur son visage : son jeune enfant, nu et debout auprès d'elle, tient une cognée à la main et semble désintéressé de ce qui se p^sse. C'est la plus belle figure de ce groupe ; l'attitude du prophète est digne et naturelle. C'est là une bonne et sérieuse toile.

Fig. plus grande que nature. (Signé : Lanfranc.)

LIPPI (FRtiïïE ^PhIliWe), né en 1412 et mort en 1469, à Florence.

II fut recueilli par charité chez les Carmes de Florence. Corne de Médicis, gonfalonnier de Florence, le protéga. Il eut néanmoins une vie fort accidentée. Ses figures sont belles et fines, d'un frais coloris, les draperies un peuraides. mais accusant le nu.

Son fils(U60-1505), élève de Boticelli. eut une réputation plus grande encore que celle de son père et fut protégé par Laurent le Magnifique, petit-fils de Côme de Médicis. A un dessin gracieux, à un beau coloris, à Ç}^ i"^ une imitation exacte de la nature, il joignit encore le jfVTvjl'jyv) mérite d'avoir été le premier qui ait ramené dans ses compositions l'exactitude des costumes et des accès- rvV£L„(jU soires. ^

U4^6. — 272. La Vierge tenant l'Enfant Jésus. '^i^^^-- ^^Tt" 1 B. H. 0,63. — L. 0,h7. — (Don de l'Etat en 1876.) ^ '

Ce tableau, peint sur bois, est un type curieux de l'an- — " cienne école Florentine du xv« siècle. Les figures sont

empreintes de naïveté et d'un peu de roideur. Un angese tient à côté de la Vierge.

Fig. 2/3 de nature.

Li^^Q^MEMMî né à Florence en 13i7, mort assassiné

Il travailla '^nns les principales villes d'Italie. Bellecomposition, beau coloris ; il imita le Giottino. y^,,^

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